Vouloir placer la question de l'immigration au centre de la campagne des Régionales, telle semble avoir été la motivation de Marine Le Pen venue tenir un meeting en pleine braderie du centre ville. Les badeaux et puciers n'ont manifestement pas tous apprécié.

Vouloir placer cette question au cœur des débats tant il est vrai qu'en matière d'emploi, de sécurité, de logement social et d'éducation notamment, le bilan de la politique de Steeve Briois et de ses principaux colistiers, trustant pourtant de multiples mandats, est on ne peut plus mince.

Est-ce pour cela que les propos des élus frontistes sont redevenus plus virulents. Qu'elles sont déjà loin les paroles feutrées de la dédiabolisation ? L'héritage paternel ne semble manifestement pas si lourd à porter.

Est-ce là la motivation première de Christopher Szczurek ?

Dans son récent propos publié le 12 septembre, il se contente de pointer ceux qui furent autrefois aux manettes. Il s'évite ainsi de parler de l'inaction de la majorité à laquelle il appartient.
Pas un mot non plus sur les conflits au sein du FN et sur les ennuis judiciaires du parti.
Oublié aussi le nouvel arrêté anti-mendicité promis par le maire.

Rappelons donc au passage à Christopher Szczurek qu'il est aux responsabilités à Hénin Beaumont depuis - 1 an et demi - déjà !
Qu'il poursuive sur ce chemin, le retour de bâton n'en sera que plus sérieux..

Dans ses déclarations du 12 septembre, un seul passage a finalement retenu notre attention, parce qu'il résume à lui seul un comportement politique totalement inadapté pour qui entend véritablement appréhender les préoccupations des populations et notamment celles des plus pauvres.

Christopher Szczurek conclut en effet en se présentant "petit-fils et arrière petit-fils d'immigrés polonais arrivés légalement et à la sueur de leur front".
Ce n'est pas la première fois qu'il aime à se distinguer ainsi.

Il n'y a bien évidemment pas lieu de douter que pour les migrants polonais arrivés dans la région à partir de 1909, ce ne fut surtout pas une partie de plaisir.
Leur venue en France aux lendemains de la première grande guerre (plus d’un demi-million en dix ans et, sur ce total, 192 000 dans le Nord-Pas-de-Calais) ne se fit pas dans sans provoquer des réactions d'hostilité et de rejet : "sales Polaks", voire "sales Boches", "jaunes", "curetons", on souhaita les voir licenciés et même, ne plus les voir du tout : "Va-t-en en Pologne".

Marine Le Pen a qualifié ce 13 septembre les migrants d'aujourd'hui d'arrogants et d'exigeants et parle d'invasions barbares.

Qu'il nous soit donc et pour le moins permis de faire observer à Christopher Szczurek qu'il ne nous ait pas apparu comme évident au prime abord que les migrants syriens soient arrivés en Europe sans l'inquiétude des lendemains et celle d'un avenir à reconstruire.

Se présenter petit-fils et arrière petit-fils d'immigrés polonais n'est pas en soit critiquable.
En faire usage dans l'espoir d'en tirer politiquement un profit serait en revanche bien plus "condamnable".

Parce que Christopher Szczurek n'est en rien le porte drapeau des français d'origine polonaise et que si d'aventure il se considérait comme tel, il éprouverait de grandes difficultés à susciter l'adhésion de cette "communauté" à l'idéologie frontiste.
Il est en effet plus d'un descendant pour qui cette idéologie n'est pas sans rappeler quelques souvenirs douloureux ayant trait à de leur propre histoire familiale.

Quant au fait qu'ils soient "venus légalement en France", il eut été aussi de bon ton non seulement qu'il en explique les raisons (un besoin de main d'oeuvre pour les mines française et une économie polonaise dans l'incapacité de nourrir son peuple) mais aussi qu'il précise que l'accueil annoncé par le gouvernement de 24 000 syriens en 2 ans constitue et s'inscrit lui aussi dans un cadre légal.

Si le FN héninois ambitionne d'épouser les idées exprimées par des représentants de "Les Républicains" parmi lesquelles un statut de réfugié temporaire ou bien encore d'une immigration chrétienne choisie, qu'il le dise.

Et si le FN héninois entend construire des logements sociaux à Hénin Beaumont pour offrir en toute méconnaissance du sujet des conditions de vie plus décente aux SDF, alors qu'il le fasse !
Parce que s'il le fait, il ne sera plus utile à Christopher Szczurek de se présenter comme petit-fils et arrière petit-fils d'immigrés polonais, et s'il l'avait été comme français d'origine italienne, belge, marocaine, ...

En politique il convient de s'attaquer aux racines des crises aussi profondes soient-elles ! Force est de constater que nous en sommes fort loin à Hénin Beaumont.

"Nous avons déjà du mal à intégrer les Français, à Hénin-Beaumont !"
(http://www.lejdd.fr/Politique/Le-FN-se-remobilise-contre-la-folie-migratoire-749907)

Les chiffres sont pourtant là, manifestement incontestables, évoqués autrefois et à plusieurs reprises sur Alter écho, et repris il y a peu sur le blog de Georges Bouquillon : Hénin Beaumont ne compte que 3,3 % d'immigrés contre 8,5 pour la moyenne nationale.

Ainsi, volontairement ou non, Steeve Briois évoquerait la difficulté pour 96,7% de la population locale à s'intégrer.

Il y a peu, Il se disait dans le magazine municipal ravi de donner une nouvelle image de la ville, plus positive.

Qu'il nous soit pour le moins permis d'avoir quelques doutes quant à l'impact sur l'image de ses habitants des propos tenus aux militants frontistes.

Parce que pour tout dire, ce "Nous avons déjà du mal à intégrer les Français, à Hénin-Beaumont !" n'est pas sans nous rappeler une autre sortie du même Steeve Briois, lorsqu'en 2002, celui-ci s'adressant à Bruno Bilde, invita Edouard Mills-Affif (Docteur en histoire et communication, documentariste et spécialiste de l'immigration) à les accompagner sur la cité Darcy par un "Écoute, hein, Monsieur veut voir des bœufs, il va en voir ! » (http://alpernalain.blogspot.fr/2014/01/les-boeufs-de-la-cite-darcy-un-nouvel.html).

Pour qui prétend défendre l'usage du français, les mots ont un sens ; mais ils peuvent aussi conduire à diverses interprétations.

La nôtre - parce que nous souhaitons oeuvrer à réconcilier les héninois avec la Politique mais aussi, et dans une certaine mesure les voir se réconcilier entre eux - nous conduit à nous interroger très sincèrement sur la nature réelle des relations que le maire entend développer avec la population.

Qu'en l'occurrence, nous pourrions donc nous demander s'il juge les héninois et beaumontois capables de s'intégrer ou non, d'une part, et surtout de s'intégrer à quoi, d'autre part ?

Parce qu'en matière de potentialités, Hénin Beaumont et ses habitants disposent de véritables ressources, fort mal il est vrai et lorsqu'elles le sont, exploitées.

Qu'il existe bien évidemment des difficultés dont on ne peut ignorer ni l'existence, ni l'importance.
Et ce n'est certainement pas en restant au niveau du constat ou des déclarations à l'emporte pièce - dans le seul but de galvaniser un auditoire plus enclin à se voir désigner de prétendus coupables qu'à entendre de réelles propositions d'action - que la donne pourra changer.

A l'heure ou l'Extrême Droite invite à choisir entre "nos" SDF et l'immigration, ce "Nous avons déjà du mal à intégrer les Français, à Hénin-Beaumont !" interpelle vraiment.

Parce que si d'aventure il le souhaitait, Steeve Briois aurait bien du mal à faire passer son arrêté anti-mendicité même retoqué comme le témoignage de sa préoccupation pour les SDF. Resterait alors la possibilité pour qui voudrait de considérer sa promesse non tenue de présenter un second texte
(http://www.lavoixdunord.fr/region/henin-beaumont-steeve-briois-va-representer-un-nouvel-ia34b54038n2284532)
comme une nouvelle position plus favorable à ces mêmes SDF.

Une fois n'est pas coutume, nous aurions pu nous réjouir d'une action engagée par la majorité : l'installation du pôle Entreprendre. Les représentants d'Hénin Beaumont Action se sont en effet à plusieurs reprises et depuis plusieurs années prononcé en faveur d'une politique d'aide et d'accompagnement à l'initiative et aux projets, notamment dans le domaine économique.
Mais à y regarder de plus près, les éléments fournis par Laurent Brice à la VDN démontrent que les moyens consacrés aux objectifs visés - parmi lesquels la création d'emplois - sont inadaptés aux difficultés auxquelles les entrepreneurs se retrouvent souvent confrontés et aux motivations qui peuvent les pousser à s'installer.
Ce n'est pas une communication aussi importante soit-elle qui peut en effet remplacer les études de marché, ni surtout le choix de faire cavalier seul dans un environnement où les partenariats se doivent d'aller bien au delà des frontières d'une commune de 27000 habitant qui pourront être de nature à changer réellement et durablement la donne.

En réponse à la question postée sur ce mur hier soir (à priori, celle-ci à depuis été retirée)

Madame,

Merci tout d'abord pour votre question qui ne me laisse aucunement indifférent.
Parce qu'elle est sincère, ma réponse sera franche et directe.

Je n'ai pas attendu la mort de ce petit garçon comme celle de trop nombreux enfants et d'adultes pour m'indigner de la façon dont la question de l'immigration est traitée, ou plus précisément non traitée.

Faire croire notamment qu'il suffirait de rétablir les frontières et de renforcer les effectifs des services de police pour ne plus avoir à y penser et en finir avec les difficultés rencontrées par les français relève de la foutaise !

On peut se fermer les yeux et s'en remettre à la providence ou à je ne sais quel dieu, le désespoir et la motivation de ces populations sont tels qu'il est peu probable que les personnes concernées renoncent à leur projet.

J'ajoute que la France et particulièrement notre région est une terre d'immigration. L'Histoire ne cesse de se nourrir de ces mouvements de population. Le nier, c'est faire fi en vérité de ses propres racines.

Vous m'invitez, il me semble, à me préoccuper davantage du sort des SDF français. Pensez vous très sincèrement que la pauvreté en France m'indiffère ?

En la matière, nous sommes nombreux à être le plus pauvre (ou le plus riche) de quelqu'un d'autre. Qu'il est dés lors aisé de le rendre responsable de nos ennuis : le migrant pour le SDF, l'ouvrier pour le français "moyen" et pour rester dans la caricature, ce dernier pour les salauds de patrons.

Qu'en terme de priorité, chacun peut y aller de sa préférence.

Pas certain notamment que les travailleurs pauvres ne pouvant accéder que difficilement et partiellement aux mesures d'aide sociale soient d'avis de ne pas être considérés comme prioritaires, tout comme le contribuable qui peut en avoir assez de payer trop d'impôt.

S'il ne s'agit nullement d'ignorer les difficultés de chacun - et je puis vous assurer que je connais celles auxquelles sont confrontés beaucoup d'héninois et de beaumontois (j'estime que lorsqu'il m'est possible d'aider, il serait inconvenant d'en faire la publicité dans l'espoir d'en tirer politiquement profit) - il est est en revanche utile d'inviter chaque individu à se demander s'il lui est possible d'agir.

Alors certes, chacun dispose du droit de s'en remettre aux prêcheurs, aux "yaka faucon" qui pour se voiler la face, s'en vont systématiquement stigmatiser l'autre. C'est facile et ça évite de se remettre en question ! Pourquoi ne pas admettre aussi que si l'immigration pose des questions, elle peut aussi apporter des richesses aux pays d'accueil : richesse culturelle, mais aussi richesse financière (pourquoi croyez vous que le gouvernement allemand s'est montré fort préoccupé du devenir des migrants?) . Les Yaka Faucon sont fort silencieux sur le fait que les immigrés rapportent plus qu'il ne coûte à l'économie française.

Que dire aussi si ce n'est que les femmes et hommes célèbres français issus de l'immigration sont légions.

Rien n'interdit de revendiquer également une approche humaniste du sujet. Parce que si la question du comment aider les migrants est effectivement très importante, la question du pourquoi ne devrait même plus de poser.
Et ceux qui s'interrogeraient encore pourront toujours regarder la photo de cet enfant syrien retrouvé mort noyé.

Le SDF et le migrant avant d'être français ou d'une autre nationalité sont avant tout des êtres humains ?

Sur le comment aider "nos" pauvres, il n'est pas de réponse facile mais des choix à opérer.

Que ces choix à défaut d'être suffisant et en plus des mesures d'aide sociale existantes, doivent répondre à l'obligation de moyens qui est celle que je m'imposerai si d'aventure l'avenir d'Hénin Beaumont me le permettait.

Pour ma part - et je prends l'engagement de revenir sur ces sujets dans les prochains mois et dans les années à venir - il est préférable pour un élu local de miser sur l'éducation, l'information, la formation et l'emploi, l'initiative.

Manifestement, d'autres semblent largement préférer les festivités, la médiatisation et la communication pour dire que tout ce qui est entrepris par eux, c'est formidable, que ça ne coûte quasiment rien et que oui, vraiment, les méchants c'est pas eux.
120 000 € (même sur 4 ans) pour acheter des cadeaux et gadgets, n'est ce pas là une somme qui permettrait d'envisager bien d'autres choses, en 1er lieu soutenir les acteurs sociaux et associatifs.

Et les yaka faucon vous diront probablement que pour le reste, c'est aussi la faute des autres : l'Etat, le système, la presse, ..., les immigrés. Ben voyons !

Foutaise ! Parce qu'en politique, avant de pouvoir encore faut-il vouloir.

Et pour tenter malgré tout de terminer sur une note d'humour se dire que manifestement oui, Hénin Beaumont ne peut vraiment pas accueillir toute la richesse du monde, ... mais elle doit prendre sa part.
Patrick PIRET

Exclusivité Hénin Beaumont Action : après l'annonce de sa fausse disparition, le Gorafi, le célèbre site d'information parodique a désormais une version héninoise. Nous vous en livrons en primeur le 1er article.

"De la même manière, Patrick Piret, le photographe d'Eugène Binaisse, s'insurgeait récemment contre les lots, médailles et coupes dont les associations ont besoin pour promouvoir leurs activités et leur insuffler tout le dynamisme nécessaire. Pire, il souhaitait même la suppression du feu d'artifice du 14 juillet." (tribune politique réservée à la majorité frontiste et publiée dans le dernier numéro du magazine municipal).

Et encore, Steeve Briois ne vous à pas tout dit ...

De source sûre, Hénin Beaumont Action est pour la suppression du gruyère dans les pâtes, contre le soleil en été, le "T" de Hénin Beaumon. HBA est pour une augmentation exponentielle de la délinquance locale et de la taxe d'habitation, pour la suppression des grasses matinées les dimanche d'hiver et surtout résolument pour les cons qui osent tout et qui aiment être mis en orbite.

Pour les membres d'HBA, vous pouvez signer la pétition de soutien à Steeve Briois les yeux fermés.

Ils tiennent aussi et par avance à remercier celui qu'ils prénomment "notre bon maire" de bien vouloir leur assurer dans les prochains numéros la même promotion auprès de la population. C'est bon pour la notoriété.
Et de s'engager d'ores et déjà à donner à Steeve Briois de la matière.

Steeve Briois aura finalement passé un très bel été. Entre guinguettes et la plage, le maire d'Hénin Beaumont n'aura pas manqué de tirer profit de l'affaire du siècle, celle de la piscine (bye-bye Loana et autre Jean-Édouard).

Et pour lui témoigner de l'exemplarité de son action, un dernier coup de pinceau au tableau qu'il aime tant brosser (toujours dans le sens du poil) pour promouvoir les milliers de litres de peinture utilisés à l'embellissement des routes héninoises. Qu'il est loin désormais le temps de nos voies pavées mal fréquentées et peu carrossables. C'était pourtant hier : juste avant mars 2014...

N'est ce pas la un motif sérieux pour tous s'en aller reconnaître les évidences et apporter par l'entremise d'une pétition notre soutien entier à ce 1er magistrat, celui dont les livres d'histoire ne manqueront pas de nous narrer les exploits accomplis, à vélo ou à cheval.

Et peu importe si en la matière S. Briois manque d'originalité (au FN, d'autres élus ont déjà expérimenté la méthode de la pétition pleureuse). Il aura su saisir le 1er prétexte si généreusement donné pour une nouvelle fois jouer sur le registre de la victimisation.

Alors certes, chacune des parties siégeant au conseil municipal pourrait y gagner ainsi le droit de ne point de livrer sur des sujets sérieux, ceux pour lesquels maillot de bain, épée, ou autres accessoires de mode ne servent à rien.

À Hénin Beaumont Action, on estime que la transparence en politique ne nécessite aucunement, pour qui la revendique, de se mettre à poil.

La transparence - et pour ne prendre qu'un seul exemple - sur ce qu'il en est désormais des cambriolages sur le secteur du bord des eaux réclame en effet d'autres outils.

Non avare en festivités, Steeve Briois aurait pu célébrer les six premiers mois de son célèbre gabion.

Et nous n'aurions vu aucun inconvénient à l'y voir dessus et devant l'objectif poser, en bleu de chauffe, truelle et/ou matraque à la main, ... pour peu toutefois que le bilan communiqué soit à l'image des faits qui notamment nous ont déjà été rapportés.

Madame, Monsieur

Aucune amertume, aucun esprit de revanche, mais après avoir consulté ou en avoir offert la possibilité aux différentes composantes de l'opposition siégeant au sein du conseil municipal, le temps est indéniablement venu de prendre nos responsabilités.
Notre décision ne devrait pas manquer de satisfaire ceux pour qui il convient d'attendre l'approche des prochaines élections locales pour envisager un rassemblement mais aussi et nous ne l'ignorons pas les partisans du FN, sensibles aux divisions.
Aux premiers, nous disons qu'ils se trompent réellement, que leur discours est celui tenu depuis tant d'années sur Hénin-Beaumont avec le résultat que nous connaissons. Que nous n'avons que faire de cette quête d'un leadership qui ne répond en rien aux défis du renouvellement des pratiques politiques ni même aux préoccupations de ceux, qui majoritaire chez les électeurs, se sont détournés de la politique. Qu'il eut été par exemple aisé de s'entendre d'ores et déjà sur les modalités d'une désignation.
Aux seconds nous leur promettons d'agir sans craindre ni tenir compte de la politique de désinformation de leurs représentants.
Nous continuerons à privilégier une présence de terrain, là où l'impression de prêcher dans le désert nous apparaît nettement moindre.
Ce n'est pas faute et depuis plusieurs mois d'avoir proposer d'aller bien au delà d'un discours appelant au vivre ensemble, c'est à dire d'en appeler à une ligne de conduite déterminée par une volonté sincère et pérenne d'agir ensemble.
Nous ne nous réjouissons nullement des divisions, et notamment parfois internes à certaines composantes d'une union qui semble ne s'afficher qu'à l'approche ou aux lendemains des conseils municipaux, mais nous ne pouvons pas non plus faire comme si elles n'existaient pas.
Face à pareil constat, nous n'aurions eu aucune difficulté à quitter la scène politique si seulement la possibilité d'une alternative en 2020 nous était apparu en l'état ne serait ce qu'un tantinet probable. Nous avons montré par le passé et notamment lors des dernières municipales que nous savions nous effacer lorsque les nécessités l'exigeaient. Aujourd'hui, ce sont les conditions et ce même sens des priorités qui nous imposent un choix contraire.
Nous ne rejetterons pas le qualificatif d'insoumis. Nous le sommes indéniablement. A l'apesanteur d'une gouvernance descendante qui éloigne le local des centres de décision, nous continuerons de privilégier le pragmatisme et le droit à l'initiative territoriale dont les héninois(e)s et beaumontois(e)s sont aujourd'hui encore et plus que jamais privés.
"Le marché de la promesse est liquidé". Ceux qui continueront de s'y rendre dans l'espoir de vous y vendre quelques espérances devront rendre compte. Quant à nous, nous continuerons d'avancer en suivant ces 2 caps : - Un discours de vérité aussi difficile et peu plaisant pourrait il être à entendre pour certains ; - une priorité donnée aux "faizeux", des gens dans l'action et aux prises avec le réel.
Parce qu'au delà des moqueries dont nous ne manquerons pas probablement d'être la cible et dont alors nous n'aurions que faire, nous serions bien plus coupables de ne pas essayer que de s'abriter derrière un si confortable "on vous l'avait bien dit". Parce que l'idée de ne rien entreprendre nous est tout bonnement impossible.
Pour parvenir en 2020 à la mise en place d'une alternative citoyenne, ouverte à tous, une alternative crédible dont la seule préoccupation est de se tourner résolument vers l'avenir, nous prenons nos responsabilités. Nous ne manquerons pas de nous engager plus fortement encore. Il en va en effet de la confiance qu'il importe de rétablir et du respect dû à chacun.
Nous savons que ce sont là et pour le moins les conditions indispensables pour nous compter sur vous et sortir enfin et résolument des faux semblants.
C'est sur chemin que nous espérons vous retrouver chaque jour plus nombreux.

Patrick PIRET