« Femmes que j’aime ». Et à part ça ?

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La tentation fut bien évidemment grande et présente : celle de polémiquer sur la venue de Jean Luc Lahaye à Hénin Beaumont en pointant du doigt l'historique non pas du chanteur mais les "relations" de l'homme avec la justice.

Parce qu'au delà de ces dernières, c'est un nouvel élément à verser au dossier du double discours made in FN.

Tout du moins Steeve Briois devrait il éprouver quelques sérieuses difficultés à convaincre désormais de la portée de son slogan "tolérance 0%", sauf à le voir considérer la corruption de mineure comme un fait sans importance.

Notre questionnement suite à l'annonce de la venue de Jean Luc Lahaye se veut différent et semble pouvoir se résumer ainsi : les héninois ne méritent ils pas d'autres artistes ?

Voilà plusieurs années que notre ville a repris goût pour les concerts de plein air et c'est en soit une très bonne chose.

Nous ne sommes pas bien évidemment pas hostile à la variété française et aux chansons populaires.
Mais nous aspirons en revanche à plus de diversité dans le choix des prestations proposées et financées, faut il le rappeler avec l'argent du contribuable.

Force est de constater que non seulement nous en sommes bien loin, mais qu'en plus notre ville dont on nous serine pourtant qu'elle ne cesse d'avancer, s'apparente de plus en plus comme un haut lieu culturel de people issus d'un temps que les moins de 20 ans, pour le moins, ne peuvent pas connaître...

Il est pourtant de très nombreux artistes FRANÇAIS ou étrangers que les héninois pourraient tout autant si ce n'est davantage avoir plaisir à écouter que ceux que le maire leur propose.

Le choix opéré par Steeve Briois semble manifestement tout autre : faire dans l'événementiel coûte que coûte, pour lui développer sa politique de communication et d'auto promotion. Les affiches nous apparaissent significatives de ce manque d'ambition culturelle et prennent parfois l'allure d'un cache misère de ce que l'on aimerait vous présenter comme le produit de l'année si ce n'est pas le RDV du siècle.

Ceci a bien évidemment un coût, un double coût même : un coût financier, important, indiscutablement, et celui d'une qualité, fort discutable, des prestations servies.

Mais peu importe... Le selfie devrait être beau, pris peut être entrain de se déhancher sur scène ou en fredonnant "femmes que j'aime" sur une moto ... et dans tous les cas exposé on en prend le pari dans une des pages du prochain magazine municipal...

2 réflexions au sujet de « « Femmes que j’aime ». Et à part ça ? »

  1. bill bocquet

    il a été condamné, il a payé sa dette à l'état ... Quel est le problème ? Il y a des ministres et des élus qui ont aussi été condamné par la justice, les empêche t'on de continuer leur travail ?

    1. heninbeaumontaction

      C'est au FN que vos questions pourraient être posées. Nous ne jugeons ni l'artiste ni même l'individu. Nous ne faisons que mettre en avant le double discours de ce parti qui dans une autre ville n'a pas manqué de fustiger la venue de ce chanteur.
      Pour ce qui est enfin des politiques condamnés pénalement (de droite, comme de gauche ou du FN ou d'ailleurs) nous n'aurions aucune hésitation à ne pas leur accorder le droit de se présenter à nouveau.

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