Situation financière de la ville : nous ne nous tairons pas monsieur Briois.

Monsieur Briois

Vous avez cru bon attirer mon attention sur l’analyse que vous faites de la situation financière de notre ville en opposition à la nôtre (pourtant établie sur la base de données produites par le ministère de l’économie et des finances) que vous qualifiez de fake news.

Permettez moi tout d’abord de m’étonner sur la forme de votre propos. Celui-ci intervient plus de 2 mois après le début officiel de la campagne des municipales, alors même que le regard que nous portons sur ladite situation n’est malheureusement pas récent.

Je ne vous apprendrais rien non plus en vous disant que pour l’un de vos très proche, “Il est permis de penser différemment, et même de « mal penser » ! La proposition de loi sur les « Fake News » est un texte liberticide, paranoïaque, infantilisant, au mieux inutile, au pire dangereux.”

Que pour autant, nous n’avons pas nous l’objectif de mal penser, mais revendiquons, assurément, le droit de penser différemment, de privilégier le recours à des données chiffrées ministérielles, que de prendre pour argent comptant les éléments de votre propagande.

Faut-il d’ailleurs vous rappeler que je n’avais pas manqué de vous demander dès le 6 avril 2018 de bien vouloir me transmettre "les documents attestant des frais d’avocat engagés depuis mars 2014 par la ville, dans le cadre de procédures initiées ou subies par votre majorité et ses représentants et concernant un différent/litige avec les membres de l’opposition, avec la VDN ainsi qu’avec des agents municipaux et les organisations syndicales représentatives de ces derniers."

Faut-il aussi vous rappeler que notre demande fut jugée légitime par la Commission d’Accès aux Documents Administratifs (CADA), autorité administrative indépendante.

Faut-il enfin vous rappeler que malgré tout vous n’avez toujours pas jugé utile d’y donner suite alors que nous sommes comme n’importe quel autre citoyen dans notre bon droit.

Et de profiter, par conséquent, de ce nouvel écrit, pour non seulement vous renouveler cette 1ère demande mais aussi pour vous informer de notre intérêt d’être rendu destinataire de tout document qui nous permettrait de juger de la fiabilité de vos affirmations.

Soyez assuré que, quoi qu’il advienne, nous continuerons d’alerter les héninois sur la situation financière de notre ville mais aussi de porter à leur connaissance les contributions de l’Etat et celle de votre prédécesseur, monsieur Eugène Binaisse, dans le remboursement des emprunts toxiques.
Que nous ne manquerons pas enfin, de vous interroger sur les pratiques financières et budgétaires de votre majorité.

Patrick PIRET