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Pourquoi la relaxe d'Eugène Binaisse est elle une très bonne chose ?

Parce qu'entre les cris d'orfraie des frontistes et la réalité il est un gouffre.
Qu'il ne suffit pas de sous entendus et de matraquage publicitaire pour faire d'un amalgame une vérité.
Parce qu'à défaut de convaincre celles et ceux qui prennent pour argent comptant toutes les affirmations gratuites de Steeve Briois et de sa garde rapprochée, d'effacer complètement le quand dira t-on du lendemain, cette décision permet pour le moins et à juste titre d'interpeller et d'inviter chacun à se méfier des pratiques d'une majorité qui s'emploie à diviser les héninois, comme s'il ne pouvait exister d'alternative à être pro FN.

Parce qu'il importe, y compris pour un maire qui a commis des erreurs (et d'en parler d'autant plus aisément que je n'ai jamais hésité à les pointer et à m'en faire l'écho) de faire un distinguo entre la méconnaissance (voire l'incompétence pour certains) d'un élu et l'honneur d'un homme. Eugène Binaisse ne s'est pas enrichi avec la politique et n'a pas tiré avantage de sa fonction.

Parce que nous espérons - sans trop y croire il est vrai - que ce nouveau revers judiciaire pour Steeve Briois l'incitera enfin à mettre un terme aux milliers d'euros dépensés sur le dos du contribuable pour engager des procédures juridiques dont on peut se demander sérieusement si leur objectif premier était réellement de servir la cause des héninois et de l'intérêt général.
Rappelons au passage que Steeve Briois n'a toujours pas daigné nous informer du montant des dépenses engagées en la matière depuis son élection. C'est qu'il doit y avoir une raison.

Parce qu'elle offre une réelle opportunité à Eugène Binaisse de quitter la scène politique locale sans avoir le poids d'une condamnation qui pour le moins moralement aurait été injuste.

Parce qu'il sera extrêmement compliqué à Steeve Briois s'il désire d'être crédible de s'en aller expliquer des affaires de gros sous pour lesquelles de nombreux représentants de son parti, et non des moindres, auront à répondre de leurs actes devant la justice.

Mais aussi, et ce n'est pas verser dans la récupération politicienne que de l'affirmer, parce que cette décision nous conforte dans l'idée que plus que jamais, ce qui doit prévaloir à Hénin Beaumont, ce ne sont ni les appartenances, et encore moi les dogmes, mais bien les compétences !

C'est pour nous une évidence. ça l'a toujours été et ça le restera.

C'est ce principe qui a d'ailleurs prévalu à la création de notre collectif de citoyens, Hénin Beaumont Action.

Patrick PIRET

Du 15 au 17 juin avaient lieu à Venoy (Bourgogne-Franche-Comté) les championnats de France de VTT.

Au départ de la catégorie espoirs, Léo a écrasé la course de son talent en propulsant son dauphin à 13 mn 33s. Une course rendue facile par une très bonne condition physique qu’il a pu affûter lors du triathlon d’Hénin-Beaumont organisé par Hénin endurance team.

Mais la saison n’est pas terminée pour Léo qui participera en juillet aux championnats du monde sur route avec l’équipe de France. Croisons les doigts pour qu’il remporte le graal.

Hénin Beaumont Action félicite Léo Collet pour son nouveau titre mais aussi ses parents Marina et Hervé qui mettent tout en œuvre pour que Léo puisse vivre sa passion en assurant l’intendance et les nombreux déplacements.

Nous n'avons à Hénin Beaumont Action jamais accepté l’idée selon laquelle en politique tout serait permis, et notamment par ceux qui s'en vont à grand coup de plan "com" récupérer ce qui par d’autres fut initié.

Cela vaut notamment pour le carnaval lancé, bien avant l'élection de Steeve BRIOIS en mairie, par Marc DRAPIER et ses amis du champ de l’abbaye. C'était en 2010, très précisément. 6 ans plus tard, l'association, mise sur la touche par la nouvelle municipalité, décida alors et tout bonnement de se saborder.

Nous ne sommes pas non plus adeptes de la politique de la terre brûlée y compris dans notre ville (mal) dirigée par cette majorité frontiste. Les habitants d’Henin Beaumont méritent plus que jamais que l’on se préoccupe d’eux et il serait donc ridicule et pitoyable de demander aux véritables acteurs de notre cohésion sociale et de notre vie économique de ne plus rien entreprendre.
Le combat politique doit être pour nous livré autrement, et ce ne sont pas d'ailleurs ici les champs et motifs qui manquent.

C’est donc sans la moindre hésitation que plusieurs d'entre nous se sont rendus hier à l'édition 2018 du carnaval.

Nous y avons pris du plaisir, celui de pouvoir partager avec d’autres un moment coloré et festif, d’échanger aussi, encore et toujours avec bon nombre d'héninois sur des sujets de circonstance mais aussi parfois sur des sujets sérieux.

Ce plaisir ne nous rend aucunement dupe d’autres enjeux et encore moins complice des motivations de ceux qui aussi progressivement que sûrement conduisent selon nous ce RDV dans le mur.

Pourquoi nous affirmons cela ?

Nous établissons pour le moins deux constats.

1) une programmation au calendrier hasardeuse qui manifestement semble servir avant toute autre chose des intérêts politiques.
Un carnaval en plein de mois de juin pour en appeler au retour des beaux jours... A ce rythme là il est à craindre que l'ouverture du marché de Noël 2019 ait lieu le 14 juillet. Gageons d'ailleurs que pour l’édition 2020 du carnaval, monsieur le maire ait à l’approche des élections municipales l'envie de s'en remettre à une météo plus frisquette.

2) Une moindre participation des associations héninoises. C'est un constat dont on ne peut se réjouir mais que l'on ne peut pas aussi ignorer. Ce second constant n'enlève bien évidemment strictement rien à la belle mobilisation et à l'ingéniosité de celles qui furent présentes.

Mais il est aussi des clubs sportifs, par exemple, qui étant ce week-end engagés sur d’autres fronts, ont du faire un choix.
Nous pensons qu’il est aussi d’autres raisons, et que dans une certaine mesure, Steeve BRIOIS paie de plus en plus le prix de sa mainmise sur ce qui par le secteur associatif fut/est créé, de sa politique de communication qui trompe de moins en moins d'habitants.

Et d'ajouter qu'il en va pour ce carnaval comme pour de nombreuses autres manifestations : une ville qui s'isole est une ville qui se meurt.

Vivement 2020 !