Suite à l’expression d'un réel mécontentement de plusieurs parents et à
la publication de notre article « l’ Ecole de Musique Municipale, la belle oubliée de Steeve Briois », le maire s’est enfin décidé à réagir.

S'il s'efforce de motiver la fermeture de l'EMM jusqu'au 28 mars, pas un mot en revanche sur son devenir concret. Steeve Briois demeure bien évasif en se disant « conscient qu’il nous faudra trouver un nouveau lieu d’accueil pour les musiciens de notre ville afin de répondre à toutes leurs attentes."

Un "nouveau lieu" comme un flou inapproprié aux attendus et attentes que soulève la situation vécue par les musiciens de tous âges et les personnels de ce lieu.

C'est pour nous une nouvel exemple qui démontre l'incapacité de cette majorité non seulement à écouter mais aussi, et si ce n'est à anticiper, à planifier de grands projets.

Selon nos informations, le déménagement de l'EMM à l'espace Lumière pourrait être la solution de repli étudiée par S. Briois.

D'ores et déjà, nous tenons a attirer son attention sur ce qui à nos yeux relèverait alors d'une mauvaise réponse au(x) problème(s) soulevés et ce pour au moins les 4 raisons suivantes.

1) par définition, le fonctionnement d'une école de musique repose sur l'utilisation simultanée de différentes salles d'enseignement, nécessitant pour chacune d'elle une isolation phonique. Dés lors, l'implantation de l'EMM en lieu et place de l'ancien cinéma engendrerait d'importants travaux nécessitant temps et argent. Des dépenses qui à elles seules justifieraient que soit étudiée l'option de création d'un nouvel équipement.

2) la question du stationnement en centre ville n'est pas nouvelle et ce ne sont pas les mesurettes adoptées par l'équipe de Steeve Briois qui ont pu remédier aux difficultés. Il n'est nul besoin d'avoir suivi de longues études d'urbanisme pour saisir parfaitement qu'un déménagement en lieu et place de l'Espace Lumière ne viendrait qu'aggraver ladite difficulté et ses dérivés (circulation, sécurisation de l'accès).

3) pour les amoureux de la cité Foch, il est aisé de comprendre que la disparition de l'EMM contribuerait à modifier l'image du quartier à laquelle ses habitants, notamment, sont à juste à titre attachés.
C'est bien de compensations qu'il conviendrait alors de parler pour s'assurer que ne soit porté atteinte à la vie et l'image de cette cité. Et ce n'est certainement pas le coût (réel...) consacré à l'entretien des voiries, qui servirait à remédier au vide susceptible d'être laissé ; et ce d'autant plus que si ce que nous pressentons quant à la durée de vie du revêtement s'avérait exact...

4) dernière raison et non des moindres, celle de la gestion municipale. Il importerait de réfléchir à la pertinence d'une gestion intercommunale. Cette transition devrait s'imposer aussi progressivement que surement auprès de celles et de ceux pour qui doivent primer l'efficience et la qualité du service public rendu aux citoyens.

Oui monsieur Briois, il est plus que temps de se montrer sérieux sur ce sujet (comme sur bien d'autres), et notamment parce que les usagers comme les personnels de l'Ecole de musique municipale, tous dotés (excusez du peu) d'une connaissance du lieu et de ses usages, méritent mieux et que vous répondiez sérieusement et enfin à leurs questions.

Patrick PIRET

PS : Chauffage, vous avez dit chauffage ... L'école élémentaire de Pantigny, a t-on appris, aurait été elle aussi confrontée à deux reprises en l'espace d'une semaine à des "difficultés" de chauffage...

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Le 16 février dernier, nous n’avions pas manqué de poser la question suivante : “quel avenir pour l’école de musique municipale ?” (http://heninbeaumontaction.fr/?p=1395).

Et pour ce faire de pointer notamment et très clairement la “nécessité de plus en plus flagrante de s’intéresser au bâti, bâti pour lequel l’œil nu et le taux d’humidité ressenti au sein des salles de cours en disent beaucoup des conditions dans lesquelles petits et grands s’adonnent à leurs activités mais aussi dans lesquelles les professeurs de musique enseignent.”
Et d’ajouter alors que “la question de la rénovation de cette institution locale voire de son déménagement se pose très clairement tout comme d’ailleurs celle de sa gestion à l’échelle communale.”

Sans doute faut il voir dans l’absence de réponse de S. Briois l’expression d’un désintérêt politique profond pour ce qui pourtant constitue et pour de nombreux parents (et leurs enfants) et musiciens un vrai sujet.

Et ce n’est pas ce 21 mars qui pourra nous contredire, puisqu’en l’absence de chauffage, toutes les activités de l’école de musique municipale ont fini par être suspendues.

Ce fut selon les préfabriqués où l’enseignement est prodigué une température comprise entre 9 et 11 degrés qui fut relevée ce matin.

Que Steeve Briois ne puisse être tenu responsable d’une rupture de chauffage est évident.

Que pour autant, il l’est pleinement quant à l’absence de réflexion engagée sur le devenir de cette institution. C’est incontestablement une pièce supplémentaire à verser au dossier, celui du peu de cas de cette majorité FN pour l’accès du plus grand nombre (et non pas d’une poignée de privilégiés) à la pratique musicale.

D’ores et déjà, non seulement nous tenons à apporter notre soutien à tous les personnels de l’école de musique (direction, administratif et professeurs), dont on imagine aisément l’impact de ces conditions de travail sur leurs activités et nous leur assurons d’être à l’écoute comme de celle de tous les musiciens (petits et grands) qui n’aspirent simplement qu’à une seule chose : pouvoir s’adonner à leur passion.

Nous restons à l’écoute de chacun, tout bonnement parce que nous ne connaissons que trop bien les pratiques de communication politicienne et celle d’ “étouffement” qui sont celles mises en œuvre par la majorité de S. Briois.

Tout bonnement enfin parce que Steeve Briois ne peut rien contre notre totale indépendance et notre liberté de parole, celles la même qui nous conduiront à revenir sur cette situation afin d’évoquer ce qu’il devrait en être de la gouvernance de l’EMM.

Patrick PIRET

"Il faut quand même souligner le culot d'Eugène BINAISSE qui plutôt de faire son mea culpa rejette la faute sur les autres et demande au contribuable de payer ses erreurs ."
Cette déclaration est celle de Bruno Bilde, faite lors du dernier conseil municipal, en réponse à la demande de l'ex maire de la commune ouvoir bénéficier de la protection fonctionnelle des élus.

Nous prenons pour ce qui nous concerne bonne note de la position adoptée par la majorité frontiste et l'invitons donc désormais à mettre tout bonnement ses actes en cohérence avec le principe édicté par ce très proche de Steeve Briois.

Nous lui demandons par conséquent :

1) d’inciter ses membres concernés (et ils sont plusieurs) à renoncer à la prise en charge par les mêmes contribuables de leurs frais d’avocat ;

2) de ne plus recourir à la protection fonctionnelle ou à défaut de s'engager à rembourser sur leurs propres deniers le coût des procédures juridiques engagées par leur soin, lorsque les décisions rendues par la justice leur sont défavorables.

C'est un engagement que nous n'aurions, nous, pas manqué d'appliquer et ce sans la moindre réserve.

Bien évidemment, c’est toujours un plaisir de se rendre à l’Escapade tout bonnement parce que ce lieu de pratiques et de diffusion culturelles a une âme.

Et quand en plus s’y produit une comédienne héninoises, l’affiche n’en est que plus  sympathique.

Que pour autant, ce serait faire preuve de bien peu de considération pour le talent de Christelle Moquet que d’en rester là.

Un talent pour l’écriture - les frères Grim à l’sauce maroilles, c’est un regal - mais aussi pour l’interprétation. C’est qu’il en faut dans l’caboche pour retenir l’texte made in patois et le jouer comme si chaque mot prononcé sortait du cerveau de son auteur, sans filtre, et comme si chaque intonation était une friandise capable de satisfaire la gourmandise de sa narratrice.

Chapeau bas !

Et ce n’est certainement pas Blanche Neige, bien heureuse d’avoir été sortie de son formol (ça laisse quand même des traces) ni même ses amis ou sa marâtre Martine qui vous diront le contraire, bien trop heureux d’arpenter le temps du spectacle les 4 coins de notre biau département.

Alors si d’aventure, votre route croise celle de Pau-paul, Ringo, John et Georges, et du regretté Saucisse, prenez le temps de vous arrêter.

Et n’oubliez pas, la tentation est un vilain défaut, surtout lorsque la convoitise prend la forme d’un pied de cochon en gelée, ou bien encore d’une gaufre à l’cassonade.

Enfin, chacun fera à s’mote ... eud’ chez nous !

Mon arrivée sur Hénin-Beaumont date des années 80. A l’époque, le bassin minier m’était inconnu ? Je connaissais bien entendu le Nord, mes parents étant originaire de Mons-en-Pévèle et la région parisienne puisque mon père y exerçait la profession de gendarme.

La première fois ou j’ai vu un terril, je me suis demandée quelle était cette étrange montagne noire ? Ma curiosité était déjà en éveil.

En effet, je n’ai cessé durant mon parcours scolaire et universitaire de valoriser cette région et plus particulièrement Hénin-Beaumont.

Mon DEA en histoire, culture et société était dédié à la reconversion d’Hénin-Beaumont après la disparition des mines.

J’ai toujours eu l’image d’une ville qui se renouvelle sans cesse et qui fait face malgré les divers contextes et courants politiques. Je me souviens notamment des corsos fleuris, des marchés de Noël en centre-ville, des floralies, d’une ville bon enfant, d’une rénovation sans précédent du centre-ville où il faisait bon flâner sans crainte et sans arrière pensée.

Après mes études, j’ai intégré la fonction publique territoriale au sein de la mairie d’Hénin-Beaumont où j’ai occupé plusieurs postes jusqu’à mon arrivée à la Direction de l’Aménagement du Territoire où j’ai pu prendre un congé de formation professionnelle pour suivre à l’Institut d’Aménagement Urbain de Lille 1 un master 2 en « Construction Aménagement Durable ».

C’est à partir de ce moment là que j’ai pris conscience des enjeux de l’aménagement du territoire. Sur Hénin-Beaumont, je me suis aperçue que beaucoup de choses restaient à faire dans cette thématique comme par exemple la rénovation du centre-ville, de l’école de musique, des problèmes d’habitat insalubre dans les rues adjacentes de la gare… et je pourrais encore en citer.

Si j’ai décidé de m’engager au côté d’Hénin-Beaumont Action et de Patrick Piret et son équipe, c’est pour donner une autre image de ma ville qui n’est pas que le fief du FN et de Marine Le Pen comme certains médias semblent le penser.

C’est un engagement citoyen et sans étiquettes politiques. Ce qui me correspond.

Mon but en tant qu’agent de la ville était de travailler pour elle, me mettre au service de ses citoyens. Mais, j’ai du quitter mes fonctions car il devenait impossible de travailler dans des conditions où la politique politicienne primait sur celle de la ville. Ce qui n’était pas dans l’intérêt de celle-ci.

Aujourd'hui, j'occupe un poste d'urbaniste au sein d'un organisme regroupant plus de 200 communes du Pas-de-Calais.

Ne faisant donc plus partie du personnel municipal, je peux enfin m’impliquer dans un mouvement et travailler avec une équipe compétente et remplie d’espoir pour le futur.

En effet, il est important d’écrire une nouvelle histoire pour Hénin-Beaumont en s’appuyant sur la population, les partenaires extérieurs (Etat, Région, CAHC, bailleurs sociaux…), ne pas laisser la ville se replier sur elle-même mais l’ouvrir aux autres,

alors rejoignez nous !

Ingrid HILLER