Vous trouverez ci-dessous les termes de notre courrier qui sera demain remis à l'attention du maire de la commune.

Monsieur le Maire,

De nombreux parents ont reçu ces derniers jours de vos services un avis de sommes à payer pour des frais de cantine concernant la période comprise, selon nos informations, entre novembre 2015 et juin 2016.

Nous nous faisons ici le relais de leur étonnement et de leur questionnement quant à cette démarche engagée plus d'un an et demi après ladite période.

De quoi s'agit il ?

De la difficulté si ce n'est l'infaisabilité pour les parents concernés de faire valoir leur bonne foi et d'attester que la totalité ou une partie des sommes réclamées le serait de façon indue.

Nous n'oublions pas non plus, les difficultés auxquelles les agents municipaux des affaires scolaires peuvent ou pourront être confrontés dans leur relation aux familles désireuses d'obtenir des explications.

D'ajouter enfin, qu'au delà de ces questions, vous ne pouvez ignorer que les sommes présentées comme dues sont de différentes grandeurs et que certaines sont susceptibles de placer des familles dans l'embarras
financier.

C'est pourquoi, nous vous demandons :

1) de bien vouloir soumettre au vote du conseil municipal lors de sa prochaine séance une délibération actant le principe :
- de l'effacement des montants réclamés dans le cadre de la situation évoquée, lorsque la bonne foi des parents ne peut être clairement et factuellement remise en cause ;
- et dans le cas contraire, d'un échelonnement du remboursement pour les familles qui en feraient la demande.

2) et dans l'attente de cette séance du conseil municipal, d'informer d'un courrier tous les parents concernés, de votre volonté (ou non) de procéder ainsi pour remédier à la situation exposés dans cette lettre.

Parce qu'au delà de tout ce qui peut nous opposer (et les motifs sont nombreux), il y a selon nous sur ce dossier matière à faire preuve non pas d'indulgence ou de clémence, mais plus simplement de bon sens.

Je vous prie de croire, monsieur le maire en mon profond dévouement pour un devenir d'Hénin Beaumont plus serein et constructif.

Patrick PIRET

Plusieurs parents ont tenu à nous informer de la réception ces derniers jours par courrier d'une facture. De très nombreux autres (plus de 200) seraient concernés

Les factures concernaient des dépenses de cantine pour la période de janvier à juin 2016 alors que leurs enfants étaient scolarisés dans une école maternelle et/ou primaire de la ville (parmi ces élèves, une partie fréquenterait aujourd'hui le collège).

Des dépenses présentées comme non réglées et donc comme à acquitter.

Ces parents s'étonnent non seulement de cette démarche mais aussi des montants importants qui parfois leur sont ainsi réclamés.

Parmi les principaux points évoqués, citons notamment :
- le délai de réclamation des sommes qui pourraient être dues - plus d'1 an et 1/2 après la période de cantine mentionnée - alors même qu'aucune information préalable ne leur aurait été communiquée.

- l'incapacité pour les parents de bonne foi d'attester d'un règlement dont il se serait pourtant acquitté en temps et en heure, à une époque où les repas pris faisaient l'objet d'une remise d'un ticket non daté et bien souvent anonymé.
S'il ne s'agit en aucune façon pour ce qui nous concerne d'encourager une quelconque pratique "frauduleuse", il nous importe en revanche de permettre aux personnes le désirant de pouvoir faire preuve de leur bonne foi.

Dés lors nous invitons Steeve Briois  à convenir d'une procédure permettant aux parents de faire prévaloir leur honnêteté en cas de doute et d'être exonérés alors du règlement demandé ; et s'il ne le peut d'effacer alors la demande de règlement.
- dans le cas contraire, et seulement dans le cas contraire, informer chacune des personnes, et notamment celle dont le montant à acquitter serait sources de sérieuses difficultés, de la possibilité d'échelonner leur remboursement sur plusieurs mois (6 mois par exemple).

Nous suivrons bien évidemment avec l'attention qu'il mérite ce dossier.

Patrick PIRET

Lors de la présentation par la majorité du Conseil Régional de ses orientations en vue du budget 2018, le conseiller régional FN Jean-Richard SULZER a tenu à faire remarquer que "la baisse d'investissement traduit votre manque d'ambition (celui de ladite majorité)."
Il précise que "Cela démontre aussi que vous faites de l'investissement une simple variable d'ajustement. En fait nous assistons à un changement de paradigme. Votre ambition n'est plus de réduire la dette ... mais de la contenir ... ." (Source Courrier Picard)

Pour qui l'aurait déjà oublié, rappelons que Jean-Richard SULZER n'est pas ici un inconnu, puisqu'il n'est autre que l'ex adjoint aux finances de la ville, démissionnaire de son poste en août dernier.

Que le conseil régional ait opéré des coupes dans ses dépenses depuis 2016, cela est incontestable et nous pourrions même dire assumé par le président élu en 2015.

Ce qui ici nous incite à réagir, c'est l'absence de différence entre ce que le FN prétend dénoncer et ce qu'il fait lorsque lui même est aux affaires.

C'est notamment le cas à Hénin Beaumont où nous ne manquons pas de pointer régulièrement l'absence d'une politique d'investissement digne de ce nom.

Ce n'est pourtant pas compliqué d'établir ce constat. Il suffit pour s'en convaincre d'aller à la rencontre des équipements et de ses utilisateurs.

Nous reviendrons sur cette problématique qui n'est pas sans incidence sur la quotidienneté de milliers d'heninois(e)s et de beaumontois(es).

Fort heureusement, il en ira différemment avec le transfuge du jour ...
Celui du député José Evrard qui a officialisé sa rupture avec le FN pour rejoindre le parti de Florian Philippot.

Mais voir le FN fustiger une « trahison impardonnable » alors que ce dernier n'a pas hésité une seule seconde à accueillir, ici, dans les rangs de la majorité municipale, un ex compagnon de route de Gérard Dalongeville, voilà qui est pour le moins fort risible.

En matière budgétaire comme en fidélité, le FN n'a vraiment aucune leçon à donner !

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7500 €, c'est la dépense estimée pour la majorité municipale régler les frais d'avocat (en 1ère instance et en appel) et la condamnation dont la ville fait l'objet dans l'affaire de la crèche (1).

7 500 € jetés par la fenêtre !

Et pourtant ...

Avec 7 500 €, il est possible :

- d'offrir l'entrée pour un match à Bollaert (en catégorie 1, la plus chère) à plus de 500 gamin(e)s ;

- d'assurer un repas quotidien pour 41 mamans et leur enfant pendant tout l'hiver (référence resto du cœur) ;

- d'aider fortement une association à acquérir un véhicule pour le déplacement de leurs adhérents ;

- d'enrichir la médiathèque municipale de 375 ouvrages (prix moyen de l'ouvrage : 20 €) ;

- d'équiper la ville de 7 nouveaux défibrillateurs automatiques ;

- de soutenir 15 projets d'habitants à hauteur de 500 € chacun.

- etc.

ou bien d'installer une crèche en mairie, en dépit des dispositions qui encadrent le principe de laïcité en France, puis pour la ville de régler les frais d'avocat et de s'acquitter de sa condamnation ... !

C'est indéniable, nous n'avons vraiment pas le même sens des priorités que Steeve Briois.

Précisons que nous ne parlons ici que d'une seule affaire - en l'occurrence celle de la crèche, alors même que nous aurions pu en comptant le nombre de procédures juridiques engagées par le maire et ses amis nous livrer à ce même inventaire des possibles, en nous basant sur des sommes bien plus imposantes.

Il est évident que nous ne pouvons que dénoncer l'inutilité de telles dépenses, à la charge des contribuables, dont on se demande en quoi elles peuvent bien servir l'intérêt des habitants d'Hénin Beaumont.

Dans cette affaire, nous le disons très clairement.
Il nous apparaît évident que Steeve Briois ne pouvait ignorer ce que recouvre en terme de liberté et d'obligations le principe de laïcité et que c'est donc en toute connaissance de cause qu'il a agi, comme bien souvent sur le registre de la provocation et de la stigmatisation.
C'est un comportement politique d'autant plus incompréhensible que notre ville n'est pas dépourvue de lieux pour entreposer aux yeux du plus grand nombre une crèche (en ceci son argument qui vise à dire que l'on prive les heninois(e)s des festivités de Noël ne tient pas la route), mais aussi parce que malgré les décisions rendues par le tribunal en 1ère instance, Steeve Briois a cru bon faire appel.
Un appel à 4500 €. Voilà qui fait cher de la couverture médiatique dont notre commune a pu de nouveau et ainsi bénéficier. Pas certain que son image de marque y ait gagné. !

Quant à rejeter la responsabilité de telles dépenses sur David Noël, voilà un propos qui n'est pas crédible.

Non seulement parce que l'appel fut introduit à l'initiative du maire mais aussi parce qu'on peut penser que cette même action, si elle avait été engagée par un autre plaignant (ce que nous aurions d'ailleurs préféré), aurait conduit aux mêmes décisions du tribunal, tant dans cette histoire, les manquements de la majorité municipale au principe de laïcité sont apparus très tôt évidents.

Il est temps que cessent ces mascarades volontairement entretenues par ceux pour qui l'illusion sert de politique.

Qu'on se le dise, il ne suffit pas de repeindre une façade d'un blanc immaculé pour espérer obtenir sa propre rédemption...

Le 16 octobre dernier nous relations le mécontentement d'un citoyen héninois concernant les festivités dans le quartier du parc public et du mini golf (http://heninbeaumontaction.fr/?p=1133).

Steeve Briois, comme souvent en de pareilles circonstance, n'a pas hésité à recourir au magazine municipal pour attribuer  à l' opposition les reproches pourtant formulés par ce citoyen, détourner les faits pointés avec justesse par celui ci, mais bien évidemment sans prendre soin de répondre à ses observations.

Ce dernier - désireux de conserver son anonymat et il s'en explique - a souhaité revenir sur cette situation et nous a fait parvenir un nouvel écrit.

Nous vous invitons à le découvrir. Les éléments et arguments ci dessous exprimés méritent en effet que chacun y prêtent attention.

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"Ce maire, celui d’Hénin-Beaumont, est inquiétant ou alors il relève d’une langueur d’esprit rare, ce qui est aussi possible. Car enfin il se doit de comprendre que si je reste anonyme c’est que je n’ai pas la « puissance » d’argent telle qu’il la possède (et qui est celle des habitants de la ville – et le mien par la même occasion) pour attaquer tout et n’importe qui pour la moindre remarque de ce qui lui semble une irrévérence à ses projets, à ses réalisations, à ses décisions.

Ainsi, lors de l’abattage des arbres du parc du jeu de paume, son adjoint BILDE filmait les gens, qui étaient bien d’Hénin, eux, personnes qui voulaient dire leur refus d’abattre de vieux arbres moins florissants. Certaines de ces personnes se sont entendues interpellées d’un « je me souviendrai de vous ! » de l’adjoint du maire. Ca ne s’invente pas dans une commune dite démocratique. Des preuves ? J’ai filmé la scène.

Cet anonymat ne veut pas dire que je n’existe pas ou que mes écrits sont le fait des gens courageux de l’opposition municipale, chacun les connaît. Donc j’existe, vraiment, en tant que vrai citoyen et aussi comme habitant de la ville d’Hénin-Beaumont. J’ai parlé du quartier où je vis et des problèmes que je vis dans ce quartier depuis que ce maire exerce en mairie, problèmes que je n’ai JAMAIS eu avant lui, même avec Dalongeville que je ne regrette pas, évidemment.

Il est donc désagréable que dans les quelques lignes du numéro de novembre de son journal, notre maire ne semble pas daigner répondre à mes constats et mes interrogations. Mais, hélas, ce n’est, encore et toujours, qu’à travers attaques contre ce qu’il appelle « les revanchards », comme il nomme l’opposition, cependant démocratiquement élue. Je tiens donc à souligner que j’existe, que nous existons, en tant qu’habitants de cette ville et peut-être même encore citoyens… Mais depuis son élection, c’est moins sûr, et non pas en « revanchard » !

Pour ce qui est du parc que je connais depuis bien plus longtemps que le maire - qui n’est pas un Héninois de souche avec des origines minières – voir wikipédia- qui le laisse penser- je ne l’ai JAMAIS vu « sale, abandonné à la gadoue, sans jeux pour enfants…. ». Par contre aujourd’hui mercredi 15 novembre à 11h30 la pelouse côté jeux enfants est impraticable car recouvert d’une flaque d’eau ! Et il n’y a absolument personne qui y déambule.

Quant à l’éclairage était –il indispensable, vue les heures d’ouverture du parc ? Quant à penser que le « rayonnement » de notre ville tiendrait au parc public, voilà qui laisse rêveur sur les capacités d’un maire à gérer une ville. J’espère qu’il a d’autres ambitions pour celles-ci. Lesquelles ? Car j’ai toujours sous la main le beau catalogue de promesses sur papier glacé de sa campagne électorale et, quoiqu’il en dise au long de SON journal mensuel, je ne coche pas beaucoup de promesses réalisées.

Quant à l’école de musique qui était invitée à soutenir l’éclat festif de l’inauguration –(mais où étaient donc ces 250 Héninois que souligne le maire- (Héninois vous dites ? Et comment ont-ils pu prendre « note du rendez-vous » pour ce 15 octobre…fallait-il justement que les « Héninois » soit au courant ! Comme ils ne l’étaient pas, qui étaient donc ces 250 invités ?)- fallait-il donc le savoir qu’il s’agissait de l’école de musique dont nous connaissons les qualités depuis fort longtemps et depuis de nombreux maires, sans qu’il fut nécessaire que celui-ci vienne passer de sa brosse à reluire larmoyante. Il reste que je trouve curieux qu’une cérémonie « officielle » d’inauguration soit ponctuée de marches… américaines et le talent de l’école de musique n’est nullement mis en cause ici, évidemment.

Il reste qu’à part ces propos de bas étage, le maire élude les autres constatations ! En effet rien sur la « maladie » des peupliers qui furent tous abattus Avenue Tassigny et rue Leclerc…sinon celle du marronnier, du parc, celui dorénavant au martin-pêcheur, qui était atteint lui du chancre suintant ! Nous voilà instruit ! Et les peupliers abattus de quoi étaient –ils atteints ?

Rien non plus sur les trottoirs qui sont toujours dans le même état avec les trous béants des anciennes souches (donc difficilement praticables) et surgeons des peupliers qui percent le macadam.
Rien sur les « fêtes champêtres » d’été et des dérangements occasionnés pour tout le quartier. Et quant au coût de l’opération ? Pas de réponse non plus. Il y a d’autres espaces sans habitations à proximité pour rassembler une trentaine de personnes.

Ainsi donc, comme d’habitude, nous naviguons dans le sirupeux qui se voudrait vertueux face à l’ignoble opposition revancharde. Et la fête continue !

J’aimerai avancer à visage découvert, mais les instances dirigeantes tant procédurières de cette ville ne le permettent pas, nous le savons ! J’en connais qui ne se le permettent plus vue le coût de l’opération sur leurs deniers personnels, eux, pour avoir osé s’exprimer ! Sans compter les insultes de bas étages et les menaces qu’ils ont reçues de toutes parts sans que le maire en aucune manière n’intervienne contre ces lanceurs d’insanités. N’est-il pas garant de notre sécurité, de notre tranquillité ?

Alors encore une fois je reste dans l’anonymat, hélas ! Peut-être un peu comme des proches qui en d’autres temps, mais sans aucune commune mesure avec la situation présente, durent rester anonymes, se cacher pour résister ! J’admire le courage de notre opposition, dont je ne fais pas partie n’étant VRAIMENT qu’un habitant de cette ville, et je les en remercie ici pour l’immense travail qu’ils font pour la vérité !

Gens de ma condition, vivant mal ce qui nous arrive depuis trois ans, habitants d’Hénin, révoltez-vous, BOUGEZ, cessez de vous soumettre : INDIGNEZ VOUS comme le demandait le regretté Stéphane Hessel. N’ayez pas peur. Parlez autour de vous, rectifier les mensonges, les silences, les détournements de propos, les « on-dit » propagés par ce journal mensuel qu’il dit le vôtre.
ENSEMBLE nous pourrons enfin parler à visage découvert et redécouvrir notre ville, ENFIN. Merci."


Ces propos constituent, s'il en était besoin, un formidable encouragement à poursuivre notre action. Merci donc à cet anonyme d'avoir eu le courage de son initiative.

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Le combat d'une vie ? Le combat de Steeve Briois que celui d'une crèche dans la mairie ?

Mouais mouais ...

Steeve Briois, maire d'Hénin Beaumont disposerait il donc du droit (divin ?) de se placer au dessus des lois ?

Mais plus formidable pour celui dont le parti aime à se présenter comme celui des petites gens.

Ainsi donc une crèche en mairie donnera à toutes ces femmes et tous ces hommes, catholiques ou non, croyants ou non, dont la quotidienneté n'a rien à voir avec celle des "pensionnaires" de l'Hotel de ville, un travail, garantira à leur(s) enfants une éducation, leur assurera sécurité, leur facilitera l'accès aux soins, aux services publics, à la culture, aux loisirs, etc.

Ouais ouais

Franchement, ce n'est plus une crèche, c'est la lampe du génie, celle d'Aladin ...

"La laïcité repose sur trois principes et valeurs : la liberté de conscience et celle de manifester ses convictions dans les limites du respect de l’ordre public, la séparation des institutions publiques et des organisations religieuses, et l’égalité de tous devant la loi quelles que soient leurs croyances ou leurs convictions.

La laïcité garantit aux croyants et aux non-croyants le même droit à la liberté d’expression de leurs convictions. Elle assure aussi bien le droit d’avoir ou de ne pas avoir de religion, d’en changer ou de ne plus en avoir.

Elle garantit le libre exercice des cultes et la liberté de religion, mais aussi la liberté vis-à-vis de la religion : personne ne peut être contraint au respect de dogmes ou prescriptions religieuses.

La laïcité suppose la séparation de l’Etat et des organisations religieuses. L’ordre politique est fondé sur la seule souveraineté du peuple des citoyens, et l’Etat —qui ne reconnaît et ne salarie aucun culte— ne régit pas le fonctionnement interne des organisations religieuses.

De cette séparation se déduit la neutralité de l’Etat, des collectivités territoriales et des services publics, non de ses usagers.
La République laïque assure ainsi l’égalité des citoyens face à l'administration et au service public, quelles que soient leurs convictions ou croyances.

La laïcité n'est pas une opinion parmi d'autres mais la liberté d'en avoir une. Elle n'est pas une conviction mais le principe qui les autorise toutes, sous réserve du respect de l’ordre public."

Voilà pourquoi la ville vient d'être condamnée.

Laïcité, Liberté, Égalité, Fraternité : Légalité !

Il y a quelques jours nous nous interrogions sur la possibilité d'un véritable scandale au FN (https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=984588155013903&id=448779251928132) et nous invitions le député soupçonné d'être l'auteur d'harcèlement sexuel à déposé plainte contre ses accusateurs. Il s'agissait et il s'agit pour nous que toute la lumière puisse être faite sur cette situation.

Aujourd'hui, ce sont trois anciens assistants parlementaires qui ont décidé de porter plainte contre ce même député.
http://www.bfmtv.com/politique/soupcons-de-harcelement-sexuel-envers-un-depute-fn-trois-anciens-assistants-decident-de-porter-plainte-1305433.html

Nous confirmons que pour ce qui nous concerne, nous nous contrefichons des préférences sexuelles des élus.

Que ce que nous ne manquerions pas de condamner en revanche, si les faits présentés étaient avérés, c'est bien le manquement sévère à la loi d'un individu dont le mandat  politique devrait pourtant l'obliger à ne pas y déroger.

Nous sommes de ceux qui pensons, que sans verser dans l'angélisme il ne peut et ne doit y avoir de lecture entièrement négative de ce qui se passe dans notre ville et ses quartiers.

Tout bonnement parce que l'initiative, pas plus qu'ailleurs, n’y est absente, qu'elle est au contraire diverse dans sa nature et porteuse de sens.

Qu'on y rencontre parfois un désir de réussir mais aussi et très souvent un besoin d'entreprendre, tout bonnement pour ne pas avoir à subir un environnement où les difficultés rencontrées peuvent prendre le pas sur l’énergie pourtant déployée par des femmes et des hommes qui s'efforcent de les surpasser.

Ce constat n'est certes pas nouveau. Est ce là une raison suffisante pour ne pas s'y intéresser ?

Cette situation est en effet préoccupante et le défi qui nous attend est clair : faire tomber les murs qui font barrage à l'innovation sur ce territoire.

Pour ce faire, et parce qu'en la matière il ne peut être de certitudes, c'est de volontarisme dont il conviendrait de faire preuve, c'est une politique de conviction que nous ne manquerions pas de porter si nous étions aux affaires.

Cette politique résolument volontariste que nous aimerions développer, engagerait de nombreux acteurs héninois, mais pas que, avec pour leitmotiv l'intérêt général sans qui la réduction des inégalités relève au mieux de l'utopisme, au pire d'une impardonnable tromperie.

Il faut aider les habitants à entreprendre et réussir, les soutenir et les inviter à oser.
C'est pour nous un enjeu majeur pour le devenir de notre territoire.

Il s’agit de faire bénéficier à chacun du potentiel environnemental et des ressources humaines mobilisables. Sollicitons les pour mieux les promouvoir et les enrichir.

Voilà pourquoi et d'ores et déjà nous œuvrons pour construire un lien de confiance entre Hénin Beaumont Action et les acteurs locaux.

Voilà pourquoi Changer l’image de notre ville nous anime.

Parce que très simplement, ce que nous voulons c'est agir sur les conditions et les préoccupations légitimes des habitants en matière de logement, d'éducation, de sécurité et d'emploi.

Voilà pourquoi nous accordons une très grande importance à l'écoute des habitants mais aussi des "extérieurs" dont le regard moins passionné permet parfois d'objectiver nos analyses.

Voilà pourquoi nous travaillons à vous proposer des mesures concrètes, réalistes et conformes aux besoins de celles et de ceux qui désirent s'engager, prendre des initiatives.

Si nous ne le faisions, nous prendrions un risque, bien plus dommageable que celui d'une défaite aux municipales de 2020, nous prendrions le risque qu’une partie de la population héninoise ne se détourne plus fortement encore des politiques locales ou bien encore, se laisse séduire par des discours déresponsabilisant et des pratiques aussi dangereuses qu'inefficaces.

Patrick PIRET

Le 5 novembre dernier, lors de l'émission Dimanche en politique, sur France 3 Marine Le Pen s'était déclarée scandalisée par une enquête du Monde, enquête selon laquelle des femmes auraient signalé en interne avoir été victimes d'agressions de la part de membres du parti.

Car pour la chef du FN, "il ne s'agit pas de harcèlement. On mélange tout. Il s'agit de séparations de deux couples, séparations qui se sont mal passées."
Et pourtant, dans l'article du Monde, il est notamment question d'Aurélie Cournet, conseillère régionale FN d'Île-de-France qui accuse son collègue Pierre-Charles Cherrier de violences, d'avoir été entraînée dans une salle de réunion où il lui aurait arraché sa robe puis giflée.

Ce 12 novembre, ce sont 2 ex assistants parlementaires du FN qui affirment avoir été harcelés sexuellement par un proche incontournable de Marine Le Pen, aujourd'hui député.

2 hommes accusent un député Front National de harcèlement sexuel....ca va être facile de le retrouver ils ne sont que 6 hommes...#balancetonporcinet extrait C Politique-France 5

Publié par Elkhadir El Ali sur dimanche 12 novembre 2017

Et l'un deux d'expliquer concernant ce proche de Marine Le Pen : "Il a contacté mon ami pour faire pression en menaçant de dévoiler des photos à caractère privé si d'aventure, il lui prenait l'envie ou à moi-même de continuer à dénoncer, même anonymement les faits qu'on lui reproche. (...) C'est une photo faite dans le cadre de l'intimité, on sait pas comment ils se la sont procurée et qui de l'aveux de ce député, tourne. C'est plus qu'une pression là."

Bien évidemment nous ne sommes pas sans idée sur l'identité de l'élu frontiste visé par ces très graves accusations portées. Les éléments que nous avons recensés convergent tous vers une seule et même personne.

Et d'inviter alors cette dernière à porter plainte contre ses accusateurs pour que toute la lumière puisse être faite sur ce qui est en soi et pour le moins politiquement condamnable.

Parce qu'en l'état il n'est vraiment pas certain que l'argument guéguerre entre Marine Le Pen et Florian Philippot qui semblerait être avancé suffise à éteindre l'incendie que de grands vents pourraient venir raviver.

Mais d'inviter aussi Marine Le Pen et son vice président Steeve Briois à tirer les seules conclusions qui ne manqueraient pas de devoir s'appliquer alors si des hypothèses il devenait possible de passer au stade de faits reconnus et/ou condamnés.