Babache. n et adj. régional (Nord) fam. : Imbécile. Quelle babache celle-là. Que les esprits chafouins se rassurent, babache peut aussi se "conjuguer" au masculin.

Ainsi donc « Babache » fera en 2018 son entrée dans Le Petit Robert.

Ainsi donc et sauf notre respect royal, babache pourrait se dire par exemple de la princesse Astrid qui en donnant dimanche dernier le départ d’une course à pied d’un coup de pistolet s’en est allée provoquer une surdité partielle du Premier ministre belge Charles Michel.

Nous n’irons guère plus loin dans la moquerie, désireux que nous sommes d’éviter tout incident diplomatique avec nos voisins et amis belges.

Pareille mésaventure aurait d’ailleurs très bien pu se produire « chez nous », à Beaumont, vendredi dernier lors du départ critérium organisé par l’Etoile cycliste.

Ce n’est pas tant que Steeve Briois eut pris ses précautions pour se tenir à distance de Marine Le Pen, armée pour la circonstance, d’un pistolet, mais bien parce que les organisateurs de cette belle épreuve eurent eux agi pour que pareille mésaventure ne se produise.
N'est pas babache qui veut !

A l’instar d’autres acteurs ou spectateurs de la vie politique locale, nous ne pouvons que déplorer le mélange des genres et surtout des opportunités dont aime à profiter Marine Le Pen lors de cette campagne des législatives.

S’affichant ces derniers temps dans notre ville, il est juste en effet de s’interroger sur ses motivations : en remerciement de l’intérim exercé par Steeve BRIOIS pendant les présidentielles (alors même que ledit intérim ne lui a guère porté chance), en témoignage de son amour inconsidérée pour la petite reine (made in France celle ci), ou plus simplement dans l’espoir d’en tirer un profit politique en vue du 11 voire 18 juin prochain ?

Tout au plus nous pourrions faire observer que ce n’est malheureusement pas nouveau, mais aussi qu’il fut et est d’autres « seigneuries » où des candidats n’ont pas manqué d’agir de la sorte et continuent de recourir à de tels stratagèmes.
Des stratagèmes qui n'ont pas de quoi rendre jaloux Nicolas Machiavel, qui soit dit en passant, n’a jamais, lui, fait usage d’une arme à feu même auprès de son « Prince».

Alors qu’un élu municipal puisse, à quelques encablures d’un 1er tour, convier des présidents d’associations héninoises à un petit déjeuner et évoquer à cette occasion le sujet des subventions ne nous fait pour tout vous dire, ni chaud, ni froid.

Et d’inviter nos amis à prendre si ce n’est « la » tout au moins « une » pause, avant d’exiger que le plus sévère des châtiments nous soit réservé et qu’en place publique notre peine soit mise à exécution.

Parce que tout bonnement, si nous ne sommes pas dupes des jeux politiciens auxquels certains peuvent se livrer, nous évitons en revanche de prendre les dirigeants associatifs pour des … babaches.

Ce n’est en effet ni d'un « pan » ni d’un pain (ou d’un croissant) dont ont besoin ces derniers pour se forger une opinion, même politique.

N’est pas en effet boubourses, ceux que l’on croit.

Et sinon, pour ce qui nous concerne, c’est avec une certaine impatience que nous attendons l’après législatives. Tout bonnement parce que nous avons l’impression, qu’enfin le temps sera venu de parler d’Hénin Beaumont et de ses habitants.

Patrick PIRET

Lors de la campagne des présidentielles, Emmanuel Macron a défendu l'idée d'une “plus grande autonomie” des établissements scolaires.
Cette autonomie signifierait par exemple pour les écoles primaires, la possibilité “d’organiser le temps périscolaire sans contrainte”.
Les communes pourraient donc sortir de la réforme des rythmes scolaires et ce dés la rentrée prochaine.

D'ores et déjà ces communes pourraient être en mesure d'annoncer le choix politique qu'elles entendraient faire sitôt les modalités de sortie de la réforme connues.

Cela vaut bien évidemment pour la ville d'Hénin Beaumont et il ne serait donc pas incongru de voir Steeve Briois indiquer dés à présent aux parents d'élèves sa préférence quant à l'arrêt ou au maintien des TAP en septembre prochain.

Pour ce qui nous concerne cette question constitue une véritable opportunité pour que s'engagent enfin et véritablement les débats qui n'ont jamais eu lieu ici et qui pourtant mériteraient d'exister et de mobiliser l'ensemble des parties prenantes : services municipaux, associations, enseignants, parents d'élèves, etc.

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Parce qu'au delà des activités qui pourraient être ou non maintenues en septembre prochain, la question d'un véritable projet éducatif à construire pour notre territoire demeure.

C'est aussi l'ambition de traiter de sujets tels que ceux de la formation et de la mobilité de nos enfants et des jeunes, de leurs capacités à prendre des initiatives et endosser des responsabilités, d'appréhender la mise en œuvre de politiques de prévention dans de nombreux domaines (alcoolisme, tabagisme, radicalisation, nutrition, etc) avec en ligne de mire le seul souci de leur avenir et du devenir de notre territoire, qui devrait ici prévaloir.

Force est pourtant d'observer que sur ces champs, la majorité municipale ne s'y aventure pas.

Peu probable que Steeve Briois se montre ouvert à notre proposition.

C'est pourquoi nous ne doutons guère que si d'économies il était amené à parler, celles ci se feraient sur le dos de ce qui pour nous constitue pourtant un des enjeux majeurs - l'avenir de vos enfants et des jeunes - et au profit de sa politique de festivités et de communication outrancière.

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C'est bien là tout simplement et de nouveau une question de priorités que nous évoquons.

Nous ne sommes pas là pour juger mais nous faisons de nouveau le constat que les partis politiques et leurs représentants n'auront pas été capables de s'entendre sur ce qui pourtant ici devrait fonder notre essentiel.

C'est donc sans doute et de nouveau un boulevard qui pourrait s'ouvrir à Marine Le Pen, alors même que son parti est engagé dans une période nébuleuse et agitée aux lendemains plus qu'incertain.

C'est donc pour nous l'obligation d'attendre le second tour, si second tour il y a, pour inviter les électeurs à soutenir le/la candidat(e) qui aura "l'immense bonheur " ... médiatique d'affronter la candidate frontiste.
Tout bonnement parce qu'il nous faut garder à l’esprit qu’il s’agit avant tout de faire en sorte que le Front National ait le moins de députés possible.

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C'est aussi pour nous la certitude qu'il n'y aura pas d'autre choix que d'appréhender 2020 sous l'angle collectif et citoyen, de faire prévaloir les compétences, d'où qu'elles viennent, aux appartenances partisanes.

"L’espoir, ce n’est pas la conviction qu’une chose se termine bien, mais c’est la certitude que cette chose fait sens, quelle que soit la manière dont elle se termine."
Cet espoir de Vaclav Havel est donc aussi le notre.

Nous ne disposons d'aucune garantie sur l'issue de ce que nous avons entrepris et qui progressivement, mais sûrement, trouve écho auprès de la population.
Mais nous avons la certitude qu'il ne puisse exister d'autre alternative à l'action que nous portons.

Notre humilité n'a d'égal que notre ambition d'agir et de réussir là où tant d'autres ont échoué (volontairement ou non) depuis trop longtemps : l'intérêt commun est notre seul guide et nous continuerons de le suivre, simplement parce que nous n'avons et n'aurons de compte à rendre qu'aux héninois.

Notre territoire est la première victime des politiques qui manquent de souffle et dont les responsables, pour s'en cacher s'en remettent aux clairons de leurs aboyeurs et communicants professionnels.

Persuadés que nous sommes qu'entre le rêve et la réalité, il n'y a qu'un pas : celui de l'action !

Patrick PIRET

" Le CCIF a été saisi cette semaine d’un cas d’agression physique à Hénin-Beaumont dans le Nord-Pas-De-Calais. L’agression a eu lieu le dimanche 14 mai, par un homme se revendiquant des idées du Front National. La victime, qui était accompagnée de son fils âgé de 7 ans au moment des faits, a reçu 6 jours d’ITT. Après un dépôt de plainte et l’identification de l’agresseur, une date d’audience a été fixée au 13 juin 2017.

Julia* se reposait avec son fils dans un parc à Hénin-Beaumont lorsqu’un homme a commencé à vociférer : « Ça fait du bien d’arriver ici, de voir qu’il n’y a pas de bougnouls, pas de négros, que des bonnes têtes de Français ».

Julia était en train de partir du parc lorsque l’homme l’a aperçue avec son foulard. Il s’est directement dirigé vers elle en lui affirmant qu’elle était « sur ses terres » et en précisant que c’était « les terres du Front National ».

Julia reçoit un premier coup à la tête, faisant tomber ses lunettes au sol. L’assaillant ne s’arrête pas là et empoigne la gorge de Julia devant son fils, en état de panique : "ce monsieur est de nouveau revenu sur moi en m'attrapant à la gorge".

Deux hommes interviennent pour maîtriser l’agresseur avant l’arrivée de la police.

Après examen médical, Julia reçoit 6 jours d'ITT. Son enfant souffre aujourd’hui de séquelles psychologiques.

Une première confrontation a eu lieu entre la victime et son agresseur le lundi 15 mai. Après avoir d’abord nié les faits, l’agresseur est revenu sur sa première déposition et a finalement tout avoué."

Comme il fallait s'y attendre, ce n'est pas tant les faits qui ont retenu l'attention de certaines personnes sans nul doute bien intentionnées (et dont les accointances politiques avec l'extrême droite ne laissent manifestement guère de place au doute) mais l'origine de la source qui selon elle suffirait à remettre en cause la fiabilité de l'information.
Il est pourtant plus que probable que le jury constitué pour l'audience du 13 juin prochain ne soit amené lui à se prononcer que sur la gravité des faits rapportés.

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Nous sommes par ailleurs et quant à nous malheureusement bien placés pour mesurer combien certains discours politiques rabâchés semblent induire chez certains des comportements tout aussi inadmissibles et des actes répréhensibles.

C'était à la sortie d'un bar héninois, samedi dernier, qu'une personne débattant calmement du sujet de la peine de mort fut soudainement l'objet d'une agression physique ayant entraîné un mois d'ITT.
Nous verrons là aussi si les juges qui auront à s'emparer de ces faits s'en iront tenir compte de l'avis des adversaires du CCIF ...

Parce qu'à Hénin Beaumont, en matière de sécurité, comme dans de nombreux autres domaines, les résultats ne sont ni au RDV et encore moins à la hauteur des promesses qui furent martelées avec tant de certitude par ceux grâce à qui nous allions voir.

Nous voyons ...

 

 

 

* le prénom à été changé

Il aura fallu plus de 3 ans pour entendre Steeve Briois dire vouloir mettre un terme à ce qu'il présente comme des irrégularités dans le temps de travail des agents communaux.

En clair et selon les organisations syndicales, ce sont 8 jours de congés que Steeve Briois s'apprêterait à remettre en cause.

3 ans au cours desquels les dépenses superflues, inutiles et inadaptées aux besoins de la commune et de ses habitants engagées par sa majorité frontiste n'auront pas manqué d'être dénoncées par nos soins.

3 ans où les relations entre les membres de l'équipe majorale et les territoriaux n'ont eu de cesse de se détériorer, certains parmi les premiers cités semblant ne pas accepter le distinguo pourtant évident qu'il convient d'opérer entre les obligations et les droits s'appliquant à tous les fonctionnaires et citoyens, semblant confondre gouvernance d'une collectivité et fonctionnement d'un parti politique.

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3 ans et par conséquent la seule question qui vaille : les employés municipaux ne feraient ils pas tout bonnement les frais de la politique budgétaire de Steeve Briois et de la détérioration du climat au sein des services municipaux ?

La question mérite en effet d'être clairement posée, tout bonnement parce que s'il ne s'agit nullement de cautionner les pratiques politiciennes qui ne visent qu'à s'acheter une "paix sociale", il est juste de rappeler que les territoriaux ne peuvent de leur propre chef s'attribuer des droits dérogeant du cadre légal, mais aussi qu'ils constituent la colonne vertébrale de l'action publique locale, bien souvent aux côtés des associations, et qu'il convient dés lors de leur témoigner de la considération et non de les engager dans ce qui aux yeux de certains pourraient s'apparenter à une culture du chantage.

Classe de mer ou de neige : zéro de conduite pour le magazine municipal.

Dans son dernier numéro distribué quelques jours seulement avant le second tour des présidentielles - "Qu'est ce que vous voulez que je vous dise ma brave dame, le hasard des calendriers on n'y peut rien" - le magazine municipal revient sur les classes de mer ou de neige dont on pu bénéficier des enfants des écoles Pantigny, Michelet et Guy Mollet.

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Et de lire que ces enfants ont participé aux séjours organisés par la caisse des écoles.

Ce n'est pas jouer les rabat-joie que de rendre aux enseignants et à leurs élèves le mérite qui leur revient dans l'organisation de ces séjours. Ils en sont en effet les véritables chevilles ouvrières.

Ce sont eux qui ont travaillé à l'élaboration et l'organisation de ces projets pédagogiques.

La caisse des écoles, établissement public communal présidé par le maire, n'en est que l'un des financeurs, et ne fait ici, ni plus ni moins, que d'intervenir dans le cadre de ses attributions premières.

Ce n'est pas la première fois que Steeve Briois tente de s'attribuer la paternité d'initiatives menées par d'autres.

Pour ce qui nous concerne, nous n'aurions pas manqué de féliciter l'ensemble des professeurs et des élèves pour leurs projets, ce que nous faisons notamment aujourd'hui en rendant fort justement à César ce qui appartient à César.

Quel débat ! ... Quel débat ?

En une soirée, Marine Le Pen aura pour les siens gâché une occasion de donner une image différente de celle collante et à juste raison à l'extrême droite française de ces 50 dernières années, celle la même que Steeve Briois tente de cacher derrière sa politique de communication outrancière.

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De débat il n'y eut pas et manifestement il n'y en aurait pas eu davantage, si face à elle, elle eut trouvé un autre candidat qu'Emmanuel Macron.

En une soirée, Marine Le Pen a su donner un aperçu de la façon d'appréhender la politique au FN : le choc des slogans le flop des "y'a qu'à"

Invectives, intoxes, mensonges, provocation, sous entendus accusatoires, le lot quotidien de tous les opposants héninois à Hénin Beaumont.

Je ne me prétends pas devin et respecte pour ma part tous les électeurs. Tout bonnement parce j'estime que c'est aux acteurs politiques de convaincre et notamment par les pratiques qu'ils développent.
Ce mercredi soir, Marine Le Pen s'est contentée de tirer sur les sempiternelles grosses ficelles sans jamais aller au fond de ses idées.

C'est pour moi un manque de respect de ses électeurs - et j'imagine ce que doit être aujourd'hui la déception chez certains d'entre eux - mais aussi un manque flagrant de confiance chez l'intéressée dans sa capacité à défendre ses choix politiciens.

Et ce n'est pas la distribution du dernier numéro du magazine municipal, à 4 jours seulement du second tour de ces présidentielles - un pur hasard n'en doutons pas - qui pourrait être de nature à impacter les résultats du scrutin de ce dimanche.

Un nouveau numéro, aux frais du contribuable, comme un aveu : Steeve Briois va devoir sauver les meubles de l'appartement témoin du FN, tant il est évident que le score de sa favorite sur Hénin Beaumont pourrait aussi avoir valeur de référendum.

Voilà pourquoi nous voterons, et en sus de tous les arguments que d'ores et déjà nous avons déployés, pour Emmanuel Macron et contre Marine Le Pen.

Parce que de débat, ici comme partout en France, nous en avons bigrement besoin, dans la sérénité, le respect et la responsabilité. Et pour ce faire nous n'avons nul besoin, bien au contraire, de boucs émissaires.

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Pour Steeve Briois, le plus dur commence.

Patrick PIRET

En l’espace d’une semaine le FN s’en est allé désigner Jean-François Jalkh à la présidence du parti. Des archives mettent en lumière des propos révisionnistes tenus en 2000 par l’intéressé qui dément les avoir tenus (et l'enseignante-chercheuse qui l'avait interrogé confirme elle l'intégralité de l'échange).

Et de s’étonner alors et pour le moins pourquoi le vice-président du FN Louis Aliot ait tenu a annoncé très rapidement face à la polémique grandissante que le maire d'Hénin-Beaumont et député européen Steeve Briois assurerait finalement l'intérim.

Le même Steeve Briois qui n’aura pas manqué de participer avec des élus de la majorité à la journée nationale d'hommage aux victimes et héros de la déportation alors qu’à Saint-Nazaire, offusquée, troublée, la résistante Christiane Cabalé, 93 ans, n'avait pas de mots assez forts pour condamner la présence du Front national à la cérémonie et finit par contraindre ses représentants à quitter la cérémonie.

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Parce que s’il y a une histoire du FN, son présent prête toujours à discussion tant ses racines apparaissent profondément enfouies.

Alors s’il s'en trouve encore pour ne pas comprendre pourquoi nous appelons à voter contre Marine Le Pen, de les inviter à assumer la pleine responsabilité de leur vote, tout l’inverse d’un discours qui se voudrait moralisateur.

Ceux qui me connaissent savent pertinemment que je n’ai jamais transigé lorsque la moralité politique était bafouée ou bien encore lorsque l’essentiel de ce qui nous unit était en danger.

Avec Marine Le Pen comme avec Steeve Briois, nous n’avons aucun doute que ces deux essentiels sont mis à mal depuis trop longtemps.

Après deux mandats dalongeviliens, nous aspirons à écourter l’épisode frontiste. Et si les mois prochains contribuaient à mettre au grand jour bien des dérives, nous savons pertinemment que cela ne suffira pas et qu’il nous faudra aussi répondre aux préoccupations des abstentionnistes, notamment.

Voilà pourquoi nous n'éprouvons pour le moins aucune difficulté en effet à appeler à faire barrage au FN. Que ce ne soit pas très glorieux pour certains n’en demeurent pas moins que cette position nous semble indispensable.

Pas plus Marine Le Pen que Steeve Briois ne méritent notre neutralité.

Quant au débat d'idées à Hénin Beaumont, ce n'est pas faute de vouloir le porter. Mais pour débattre il est un préalable, il faut être pour le moins deux. Nous n'avons pour ce qui nous concerne il est vrai pas à craindre la comparaison avec les choix hasardeux et inadaptés de Steeve Briois.

Patrick PIRET