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En baisse dans plusieurs sondages et notamment en ce qui concerne les intentions de vote des agents de la fonction publique d'Etat, Marine Le Pen vient d'accorder un entretien à Acteurs Publics.

Ce sont pour le moins plusieurs de ses déclarations qui pourraient intéresser le personnel communal d'Hénin Beaumont.

Des propos dont la portée sont en effet de nature à remettre en cause les pratiques de celui qu’elle aime à nommer le meilleur d’entre eux, des pratiques qui manifestement font, et c’est le moins que l’on puisse dire, l’objet d’un mécontentement grandissant et partagé.

Ainsi Marine Le Pen s’engagerait si elle était élue à « dégeler le point d’indice pour faire varier le traitement des fonctionnaires en fonction du coût de la vie. Le point d’indice sera par ailleurs revalorisé dès le début du quinquennat, de 1 %. C’est une juste compensation de l’effort accompli depuis 2010. » nous dit-elle.
Les territoriaux trouveront donc dans ses dires de quoi s’en aller interpeller les élus de la majorité sur les compensations de leurs efforts qu’exige depuis 2014 la politique de communication voulue par Steeve Briois.

Pour la présidente du FN, «je ne toucherai pas au statut de la fonction publique. Il permet de les protéger contre toute atteinte et pression de la sphère politique."
Voilà qui ne devrait pas manquer de faire sourire (jaune) du côté des organisations syndicales et notamment Solidaires Sud qui pèle mêle s’interroge sur des projets de privatisation de la majorité frontiste : gestion financière de la collectivité, centre aéré, entretien des locaux, piscine publique ou bien encore cuisine centrale. Au-delà de la question de la privatisation, c’est aussi celle de la qualité des prestations rendues qui est en jeu. C’est un sujet sur lequel nous reviendrons.

Marine Le Pen toujours affirme que "Les syndicats doivent continuer de défendre les fonctionnaires et de militer pour de plus justes conditions." Sans doute serait elle alors bien inspirée de tirer l’oreille de son « poulain ». Parce qu’à Hénin Beaumont, plusieurs représentants syndicaux parlent très clairement de « menaces, de mesures vexatoires, d’intimidations, d’irrespects des avis des conseils de discipline et de la commission de réforme, devenus le lot quotidien de militants syndicaux ». Et tout comme nous nous en étions fait l’écho à différentes reprises, on parle aussi de souffrance au travail. Pire encore, est avancé le mépris quant à l’application d’une disposition réglementaire auquel pourtant les agents concernés auraient droit.

Ces accusations sont particulièrement graves. Elles recoupent les témoignages qui nous sont apportés et ne sont pas non plus sans nous rappeler les motifs pour lesquels fin 2016 FO pris la décision de boycotter le comité technique présidé par Steeve Briois.
Nous sommes véritablement bien loin de l’image d’un maire qui se voudrait être celui de tous les héninois.

Pour ce qui nous concerne, s’il est un engagement que d’ores et déjà il nous est aisé de réaffirmer, c’est notre attachement au dialogue permanent avec les agents communaux et leurs représentants, dans le respect des attributions de chacun et des dispositions réglementaires qui l’encadre. Nous ne pouvons comprendre que ce qui devrait pourtant relever d’un mode de fonctionnement banal puisse être appréhendé dans un climat de défiance et d’instrumentalisation.

Parce qu’à Hénin Beaumont, nous ne savons que trop bien la priorité qu’il convient d’accorder à la proximité et l’écoute. Ce sont là deux piliers de la confiance sans laquelle, aucun avenir constructif et durable n’est envisageable. Et ce qui vaut pour la population vaut aussi et bien évidemment pour les fonctionnaires territoriaux.

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Sur les emprunts toxiques, Steeve Briois s'est exprimé à plusieurs reprises, soit pour fustiger la lenteur de son prédécesseur sur ce dossier, soit pour s'attribuer les mérites d'une sortie de l'impasse dans laquelle notre ville était engagée.

Nous ne retiendrons que deux de ses déclarations.

Celle du 21 octobre 2011 : "A Hénin-Beaumont, l’équipe de Binaisse a attendu deux ans pour s’occuper du dossier. Gouverner, c’est prévoir. Or, la majorité municipale ne gouverne pas, elle gère la décadence."

Celle du 7 juin 2016 : "Hénin Beaumont est sortie des emprunts toxiques ; notre commune ne risque donc plus la banqueroute ! "

La vérité est tout autre puisque ce n'est pas l'action politique de Steeve Briois qui conduira prochainement notre ville à voir cette épée de damoclès budgétaire s'éloigner de sa tête.

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Ce sont en effet 85% des 676 collectivités françaises (de droite comme de gauche, petites ou grandes) qui ayant souscrit ce type d'emprunt percevront une aide de 2,56 milliards d'euros de la part de l'Etat.
Les 15% restantes ne bénéficieront d'aucun soutien et notamment parce que certaines ont pris elles le parti de croiser le fer en justice avec Dexia.

Dans cette histoire, Steeve Briois n'est ni plus ni moins qu'un élu très très chanceux et fort heureux de bénéficier d'une mesure pourtant fort discutable et dont le coût sera à supporter par les contribuables.

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Ce 21 mars, nous interpellions par courrier (publié ce même jour sur ce présent blog) le président du groupe
minoritaire aux fins de l'alerter sur une situation pour le moins surprenante et de lui demander de poser à Steeve Briois lors de la prochaine séance du conseil municipal, et comme il en a le droit, la question orale suivante : quel est le montant du paiement acquitté par la ville d'Hénin Beaumont pour l'acquisition et la pose d'une bâche masquant l'échafaudage installé pendant les travaux de rénovation de la façade de la mairie ?

Force est de reconnaître que la réponse ne s'est pas fait attendre, ce dont nous remercions vivement Eugène Binaisse, président dudit groupe minoritaire.

L'argumentaire employé pour expliquer le rejet de notre requête ne manque pas d'intérêt et trois points plus précisément ont retenu notre attention. Nous les reprenons ci dessous :
- primo, l'effet esthétique de cette bâche est indéniable ;
- secundo, le premier magistrat a donné une première réponse
- tertio, le groupe minoritaire décide seul des démarches à entreprendre.

Ce sont là trois éléments riche d'enseignements que nous ne manquerons pas de tirer pour convenir des perspectives à venir.

En attendant, difficile toutefois de ne pas apporter et dés à présent les précisions suivantes :
- premièrement parce que ce que nous avons remis en cause n'est nullement liée à l'esthétisme de cette bâche mais la pertinence qu'il peut y avoir à dépenser de la sorte - et sur ce type d'achat - compte tenu des priorités sur lesquelles il conviendrait d'investir. C'est bien de choix budgétaires dont il s'agit.
Que cette bâche eut été perçue comme laide n'aurait rien changé à l'affaire. Faute de quoi, il reviendra au groupe minoritaire d'encourager Steeve Briois à faire l'acquisition de nouveaux pots de fleurs, de gros sapins ou autres objets ostentatoires et clinquants.

- deuxièmement, faut-il comprendre qu'il suffit désormais à Steeve Briois de parler pour accepter l'idée de ne pouvoir remettre en cause ses propos, même lorsque ces derniers apparaissent grandement insuffisants ?
Ce n'est pourtant pas faire preuve d'un esprit belliqueux que de vouloir
s'assurer du respect des contribuables et/ou des procédures qui encadrent les marchés publics.
Nous n'osons imaginer qu'il puisse être d'autres motivations pour
avancer de tels éléments.

- troisièmement et c'est là sans doute l'argument le plus significatif pour expliquer les raisons de ce refus de relayer au sein même du conseil municipal la préoccupation que nous ne sommes pourtant pas seuls à exprimer : "Agissons unis pour Hénin Beaumont", mais le groupe minoritaire décide seul des démarches à entreprendre.

C'est pour ce qui nous concerne bien noté. Les leçons du passé n'ont manifestement pas été tirées.

Dont acte.

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Hénin Beaumont, le 21 mars 2017

 

Monsieur le Président,

À plusieurs reprises, les membres d'Hénin Beaumont Action ont évoqué publiquement le sujet de la bâche imprimée masquant l'échafaudage installé pendant les travaux de rénovation de la mairie.

Nous n'avons pas manqué notamment de soulever la question du coût de cette installation comme de nombreux héninois et internautes.

A l'interrogation de l'un deux il fut répondu par la municipalité que "La bâche est fournie par les prestataire chargée de la rénovation."

Dés lors, ce sont pour le moins deux hypothèses que soulève l'insuffisance d'une telle réponse :

1) une volonté délibérée de la majorité de ne rien dire aux héninois des dépenses engagées réellement par la majorité pour l'acquisition et la pose de la dite bâche.

2) un "cadeau" fait à la municipalité par l'entreprise retenue.

La passation d'un marché public est comme vous le savez "soumise à des règles de procédure et de publicité. D'une part, l'organisme public doit se conformer à une procédure, déterminée en fonction de la valeur de l'achat et de son objet (travaux, fournitures, services). D'autre part, et pour garantir une concurrence satisfaisante, il doit appliquer des règles de publicité, qui varient elles aussi, en fonction de l'organisme (collectivité, État, etc.), de la valeur estimée et de l'objet de l'achat."

C'est pourquoi et afin de lever toute forme d'ambiguïté, je vous serai reconnaissant de bien vouloir poser lors du prochain conseil municipal, et comme cela est votre droit, la question orale suivante : "Quel est le montant du paiement acquitté par la ville d'Hénin Beaumont pour l'acquisition et la pose de ladite bâche ?"

L'absence de réponse de la majorité frontiste ou votre éventuel refus de relayer bien plus que notre seule préoccupation, nous renforcerait dans l'idée de l'inutilité de siéger au sein du conseil municipal.

Je vous prie de croire, monsieur le président en l'expression de ma considération distinguée.

le président d'Hénin Beaumont Action,

Patrick PIRET

 

 

L'illusion était presque parfaite sauf pour le porte monnaie des héninois(e)s

Ce 8 mars, Steeve Briois s'est de nouveau laissé tenté par un exercice d'auto satisfaction.
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Selon nos informations et nos estimations, le coût généralement affiché pour l'acquisition de ce type de bâche serait de 12 000 €, et ce, nonobstant le prix susceptible d'être demandé pour la pose.

12 000 € ... 9 mois ...

Et de s'interroger sur le sens de cette réponse donnée à un internaute questionnant la municipalité quant au coût de cette bâche : "La bâche est fournie par les prestataire chargée de la rénovation."

Quelle entreprise accepterait en effet de ne pas facturer une telle dépense à son client ? Et pourquoi alors de réponse précise il n'a pas été apportée à cet internaute ?

L'illusion municipale pour être parfaite demanderait quelques explications ... que nous n'aurons sans doute jamais.

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"Pendant deux ans, les auteurs ont enquêté dans trois villes dirigées par le Front national : Hayange, Beaucaire et Hénin-Beaumont.
Partis à la rencontre des élus et de la population, ils les ont écoutés, entendus et photographiés. Le résultat est inédit : un reportage en forme de roman-photo.
Ce documentaire photographique est un témoignage unique. Le constat est sans appel, le Front national progresse là où les partis majoritaires ont abdiqué.
Il comble le vide en menant une gestion de proximité qui se matérialise par un peu plus de propreté, quelques fleurs, des animations à Noël, une fête du cochon, une police municipale renforcée… et en tenant un discours anxiogène sur les migrants, l’islam, l’Europe." (Source : Arène.fr)

L'historienne Valérie Igounet et le photographe Vincent Jarousseau étaient ce jeudi soir présent à Hénin Beaumont pour rendre compte de leur travail et dédicacer leur ouvrage.

Nous étions présents et ce que nous y avons entendu nous conforte dans notre démarche, notre approche de la situation, notre conception de la politique locale et dans le rapport que nous souhaitons avoir avec tous les héninois(e)s.

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Un moment unique où l'espace de quelques heures, élus frontistes, citoyens héninois et différentes formes d'opposition se sont pliés à l'exercice auquel nous prenons soin de nous adonner : le respect du droit à l'expression de chacun.

Pour certain, ce fut manifestement une première : il leur faudra pourtant s'y habituer. Parce que pour ce qui nous concerne, nous ne cesserons de l'exercer, par respect de tous les héninois à qui nous continuerons de nous adresser, dans le respect de nos différences voire de nos divergences. C'est ainsi en effet que nous escomptons faire évoluer les rapports de force, qui ne sont, somme toute, qu'une photographie à un moment donné.

Avec cette histoire de bâche, le souhait de ne pas être pris pour des babaches.

Parce qu'à toucher à la bourse des héninois(e)s, nous n'admettrions pas qu'ils puissent être pris pour des boubourses.

À la question légitime d'un internaute postée sur la page Facebook de la ville "C'est bien beau cette bâche, mais ça a coûté combien ?! Cet argent n'aurait pas pu être utilisé autrement ?!?!", voici la réponse qui lui fut faite.

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En bon babaches que nous ne sommes pas, nous aimerions alors obtenir quelques précisions.
Parce qu'en l'état, deux hypothèses peuvent être avancées :

1) la première et la plus logique voudrait que le coût lié à la fabrication et à la pause de ladite bâche soit intégrée à la facture globale. Et d'inviter alors un des représentants de la majorité à lever la tête de quelques centimètres (ou dans le pire des cas à tourner les pages du document financier) si son regard s'était arrêté sur le total facturé .

2) la seconde viendrait à considérer cette bâche comme un cadeau fait à la mairie. Et dés lors nous ne manquerions pas d'adresser à Steeve Briois de nouvelles questions.

À suivre...