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Le projet tramway laissa place en 2013-14 à celui du bus à haut niveau de service (BHNS). Avec pour chacun l'épine que fut et demeure le choix du tracé que pourront emprunter les usagers.

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Photo VDN

Epine politique sur laquelle en d'autre temps le FN ne manqua pas d'appuyer pour chatouiller ses voisins et faire valoir sa prétendue particularité pour ne pas dire son opposition.
Force est de constater que depuis mars 2014 Steeve Briois a enfilé de nouvelles chaussures. Bien que trop grandes, l'épine ne s'en est pas pour autant allée. Et dés lors de le voir défendre une option qu'hier il rejetait et qui au final ne sera pas retenue par le Syndicat Mixte des Transports.

C'est incontestablement un échec pour Steeve Briois ! Et de le deviner  en imputer la responsabilité à quelques commerçants - "Tout le monde était d'accord ... Et puis quelques commerçants ont souhaité faire d'autres propositions et à partir de là, le SMT a fait machine arrière" - voilà qui ne manquera pas d'en faire "sourire" plus d'un. Ces commerçants pourront pour le moins se montrer heureux de ne pas avoir été qualifiés ni de revanchards, ni de haineux...

Parce qu'au delà du tracé retenu, c'est aussi et surtout une histoire de gros sous. Ceux notamment réservés au financement des aménagements collatéraux au passage du BHNS.
Dit autrement, les projets d'aménagement auxquels Steeve Briois pouvait rêver risquent de ne pas voir le jour.
A trop vouloir jouer, Steeve Briois a tout bonnement perdu et ses prioritaires budgétaires que nous n'avons cessé de dénoncer vont donc impacter plus fortement encore le quotidien des héninois mais aussi hypothéquer sérieusement les perspectives de développement de notre commune.

Et ce n'est certainement pas la menace d'un bras de fer qu'il promet d'entamer avec le SMT s'il n'obtenait pas certaines satisfactions - on fera du blocage tant pis" - qui viendra changer la donne.

Pour ce qui nous concerne, nous aimons à rappeler que le tracé retenu est fort similaire avec celui qui fut réfléchi par plusieurs d'entre nous en 2010.

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Le BHNS (comme autrefois le tramway) n'a de sens que s'il s'intègre dans une stratégie de déploiement des transports en commun, intégrant notamment le TER.
Ce n'est pas un hasard si nous n'avions pas manqué en mars 2016 d'interpeller le président du Conseil Régional sur la piètre qualité de l'offre SNCF en la matière.
De même, ce n'est pas tant la présence en hyper centre du BHNS qui viendra relancer comme tente de le laisser supposer Steeve Briois l'activité commerciale en centre ville. Parce qu'avant même espérer faire venir en centre ville une clientèle, encore faut-il faire venir une partie de celle-ci sur Hénin Beaumont. On ne compte plus d'ailleurs le nombre de commerces qui ont baissé rideau.

Parce qu'il sera difficile de nous faire croire aussi que la superficie de notre hyper centre soit de taille suffisante pour faire de sa traversée par le BHNS un casus belli.
Nous ne manquerions pas de dénoncer fermement toute réaction d'orgueil déplacée qui conduirait à un isolement voire un contournement d'Hénin Beaumont.

Avec la politique de Steeve Briois, l'heure n'est vraiment plus aux flonflons !

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De nombreux commentaires ont été déposés ces derniers jours sur notre page Facebook "Hénin Beaumont Action."

Ils nous offrent une opportunité de faire une mise au point sur plusieurs sujets ; chacun a ou aura désormais le loisir de s'y référer.

1) la controverse ne nous effraie nullement. Nous reconnaissons à chacun le droit d'exprimer sur cette page ses opinions, nous fussent elles peu favorables voire désagréables.
Nous n'accepterons pas en revanche l'irrespect caractérisé, les propos mensongers et les discours redondants pré mâchés, d'où qu'ils viennent.
Quant aux commentaires qui aspirent à apporter des réponses ou des analyses aux questions que nous pouvons parfois aussi soulever, ceux ci seront les bienvenus.

2) notre démarche est éminemment citoyenne. Nous agissons en toute indépendance des partis politiques dont les logiques nous apparaissent éloignées de nos préoccupations et inadaptées aux problématiques héninoises.

3) ce n'est bien évidemment pas un scoop : nos valeurs humanistes et notre pratiques de la démocratie locale nous opposent en tout point au FN.
Ce positionnement ne vaut aucunement quitus ou blanc seing donné respectivement à ceux qui sur ce bassin minier ont contribué à la mise en place de dérives que nous connaissons - dérives qui ont permis à S. Briois d'emporter en 2014 la mairie - ou aux membres de l'opposition municipale siégeante au conseil municipal (des "reproches" nous ont d'ailleurs été formulés).
S'il n'en était pas ainsi, nous n'existerions pas tout bonnement.

4) notre ambition ne se limite pas à dénoncer les insuffisances de la majorité frontiste, ses choix budgétaires et ses promesses non tenues. Nous savons pertinemment que cela serait insuffisant pour faire émerger une offre nouvelle et crédible. Que certains puissent sur ce dernier point avoir encore des doutes n'est pas condamnable.
Ceux qui nous connaissent savent en revanche parfaitement que nous sommes en mesure d'établir un projet sérieux et réaliste. Celui-ci continue d'ailleurs de se nourrir au gré de nos rencontres. Et il est évident que ce projet diffère grandement des choix budgétaires de Steeve Briois. Force est d'ailleurs de constater que toutes demandes d'informations budgétaires que nous avons initiées sont restées sans réponse à ce jour. Le hasard sans doute.

5) nous n'avons jamais remis en cause l'élection de S. Briois. Que pour autant, le respect des urnes ne nous oblige à prêter allégeance à S. Briois. Que notre volonté de faire vivre le débat démocratique n'a de sens que s'il s'appuie sur ce que nous désapprouvons (et les motifs effectivement ne manquent pas). C'est un droit, c'est un choix et c'est aussi pour nous un devoir.

6) Steeve Briois n'est pas que le maire de notre ville. Il est aussi l'un des rouages du FN et ses multiples déclarations l'attestent. Maire, député européen et vice président d'un parti sont bien 3 fonctions exercées par un même individu et constituent en conséquence autant de raisons pour nous comme pour d'autres légitimement remettre en causes ses choix. Tous ont un impact sur notre commune.
C'est bien le devenir d'Hénin Beaumont et de ses habitants qui nous importe dans l'action que nous conduisons.

7) nous n'avons jamais attribué à Steeve Briois la responsabilité des décisions qui furent prises par ses prédécesseurs. Nous estimons en revanche qu'il est comptable de celles adoptées depuis mars 2014 comme de ses silences d'autrefois.
Nous affirmons aussi que l'ambition que nous portons ne peut se résumer à une comparaison de son action à celle de ses prédécesseurs. Et pour cause. Notre ambition prend forme dans le cadre d'un projet qui se doit de s'appuyer bien davantage sur les potentialités qui ici peuvent être recensées et qui sont loin d'être toutes mobilisées.

8) nous ne sommes ni fiers ni étonnés de constater que notre démarche puisse agacer. Il est pour le moins deux types de raison et notamment une selon laquelle
l'élection de Steeve Briois est aux yeux d'une minorité un avènement.
Et parce que nous conservons notre ligne directrice, notre cohérence, et parce que nous agissons en toute transparence, il n'est pas simple pour nos détracteurs de mettre sérieusement en porte à faux notre démarche.
Il faudra pourtant bien qu'ils s'y habituent. Et si d'aventure, l'irrespect venait à poindre, alors nous n'aurions aucun scrupule à les inviter à répandre leur énormités ... ailleurs.

Souvenons nous que Steeve Briois n'avait pas manqué de saluer il ya un mois l'élection de Donald Trump à la fonction de Président des Etats Unis. Il y voyait " une gifle aux journalistes et “experts” de la pensée unique, méprisants pour les peuples!. Un grand espoir».

Le 18 novembre dernier, à l'Escapade, c'est une Standing ovation qui fut réservée aux acteurs de "On n'est pas que des valises".
Faut dire : 10 ans après leur licenciement, d'anciennes salariées de Samsonite ont relevé le défi de monter sur scène et d'incarner leur propre rôle dans le bras de fer qu'elles entamèrent aux lendemains de 2007 contre leur ex employeur.
Petit rappel des faits (sources : http://atmosphere-theatre.fr/documents/Samsonite/Dossier_artistique_SAMSONITE.pdf)

"En janvier 2007: L’usine Samsonite-Energy Plast d'Hénin-Beaumont est liquidée, laissant sur le carreau 200 salariés. Très vite, avec l'aide de leur avocat Fiodor Rilov, les salariés dénoncent une machination juridico-financière.
Samsonite est accusé de s'être défaussé de ses responsabilités en cédant le site en 2005 à des repreneurs voyous qui promettaient une reconversion dans la fabrication de panneaux solaires.
Deux ans après cette fausse reprise, l'usine, exsangue, dépose le bilan.
Là, s'engage un bras de fer judiciaire hors de commun entre les ouvrières qui n'ont pas froid aux yeux et la puissante multinationale américaine.

Novembre 2009: Après trois ans de procédure en France, victoire des salariés au prudhomme de Lens. Samsonite est condamnée à verser 7 millions d'euros aux salariés.

2010: Pour la première fois en France, des salariés attentent un procès devant la justice américaine contre Bain Capital, fonds d'investissement américain (actionnaire de Samsonite au moment des faits)

Novembre 2012: Premier voyage au Etats-Unis. Une vingtaine de salariés partent soutenir des ouvrières de Chicago qui occupent leur usine suite à l'annonce de sa liquidation. Un ennemi commun: Bain Capital. Elles défilent ensuite dans les rues de New York lors d'une manifestation antiBain Capital organisée par les démocrates. Nous sommes alors à 15 jours de la présidentielle américaine et le candidat républicain n'est autre que Mitt Romney, fondateur et PDG de Bain Capital!

Mars 2014: Deuxième voyage aux Etats-Unis. Les salariés assistent à l'audience de leur procès au tribunal de Boston.

Juin 2014: Résultat du procès américain. C'est la déception. La cour ayant jugé qu'il y avait prescription, l'affaire n'a pas été jugée sur le fond.

2015: Une plainte est déposée contre Bain Capital Europe, en Grande Bretagne. Le délai de prescription est de 10 ans."

Ce 13 décembre, ce même Mitt Romney déclare « C’est un honneur d’avoir été pressenti pour le poste de secrétaire d’Etat de notre grand pays », « Mes discussions avec le président élu Trump ont été à la fois agréables et instructives. Je place de grands espoirs dans le fait que la nouvelle administration apportera à la nation force, prospérité et paix. »
Et dés lors, c'est la cote du déjà favori Rex Tillerson, un proche de Vladimir Poutine, pour occuper ce poste de secrétaire d'Etat bondit comme jamais....
Quant au soutien indéfectible apporté par le FN à Poutine, les exemples ne manquent pas et suffisent pour nous demander à Steeve Briois ce qu'il pense du rouleau compresseur russe à Alep, dont on ne compte plus, malheureusement, le nombre de victimes de ce qui s'apparente à une guerre d'extermination, à un assassinat quotidien de centaines de civils syriens.

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Il n'est pas toujours besoin de chiffres pour se justifier d'un ressenti.

Mais dans une période où nous ne pouvons que dénoncer la pauvreté des débats politiques qui rythment la quotidienneté de "nos" élus héninois, il nous apparait opportun de rappeler un certain nombre d'éléments attestant de situations vécues et dont on peut se demander si elles intéressent véritablement ces mêmes élus.

Ainsi, le niveau de vie médian des habitants de la région Haut de France s'élève à 18 100 € alors qu'il est de 19 800 € pour l'ensemble des habitants de la France métropolitaine. Il s'agit du niveau le plus faible de toutes les régions.
C'est dans ce panorama pourtant déjà fort sombre qu'il convient d'appréhender ce qu'il en est sur la zone d'emploi de Lens Hénin, où ce même niveau de vie s'élève à 15 848 €.

Dire également et très clairement que les territoires où les niveaux de vie sont les plus problématiques sont généralement ceux où la part des revenus du travail est la moins importante et le potentiel fiscal le plus faible (respectivement 66% et moins de 600 euros sur notre secteur de Lens-Hénin)

Au delà de ces chiffres bruts et brutaux, c'est le signe incontestable d'une forte dépendance de notre territoire aux dotations de l'Etat et aux emprunts, dont la mobilisation ne permet que trop peu d'alimenter un budget et donc de financer des services ou des projets.

Ce n'est pas un hasard si nous tenons à accorder tant d'importance aux associations locales. Parce qu'en sus de la reconnaissance que nous nous devons d'avoir vis à vis de leurs dirigeants et des bénévoles , nous ne savons trop bien ce qu'il en serait si demain les activités qu'elles déploient étaient mises à mal.

Ce n'est pas être irrespectueux de quiconque que d'affirmer que la pauvreté est particulièrement prégnante dans le territoire de la CAHC où elle touche un habitant sur quatre
Les difficultés sur le marché du travail y sont multiples : plus de 30% des jeunes de 18-25 ans ne sont ni en emploi, ni en formation.
Plus de 44% des familles monoparentales sont en situation de pauvreté ainsi que 37% des ménages dont le référent fiscal est âgé de moins de 30 ans ou de plus de 75 ans.

Face à ces chiffres, alors qu'ils devraient pourtant se suffirent à eux seuls, qui parmi les élus héninois et notamment ceux de la majorité, peut dire qu'il s'en préoccupe ?

Notre volonté, lorsque nous dénonçons les choix budgétaires fait par Steeve Briois, n'est pas de s'engager sur la voie de l'anti FN primaire, quand bien même nous ne partageons aucune des valeurs frontistes et quand bien même ces représentants semblent aimer nous tendre le bâton pour se faire battre.

Notre volonté lorsque nous déplorons le recours au buzz médiatique de ces mêmes élus, n'est pas de sous estimer la portée de propos aussi stupides qu'inappropriés au contexte héninois et qui sont loin de servir l'intérêt commun, mais bien et avant tout d'inviter chacun à investir d'autres horizons.

Notre volonté, lorsque nous affirmons qu'il est de nombreuses dépenses opérées par la municipalité qui ne répondent en rien aux enjeux qui depuis plus de 15 ans sont restés sans réponse (parfois par manque de moyens, mais le plus souvent par manque d'ambition) n'est pas de dénigrer et de se positionner par dogme contre tout ce qui ou n'est pas entrepris, mais bien d'engager au plus vite les réflexions et les réalisations sans lesquelles notre commune restera condamnée à subir et nombre de ses habitants à ne pouvoir faire autrement que de vivre d'assistance voire d'assistanat. Ce n'est plus tolérable.

Nous avons une lecture très claire de ce qui peut relever d'une initiative locale - qu'elle soit municipale ou associative - et de ce qui doit s'inscrire dans le cadre d'un partenariat ou d'un échelon d'intervention plus vaste.

Et c'est bien parce que nous sommes en mesure de distinguer ce qui peut être possible de ce qui relève de l'enfumage ou de la promesse sans lendemain, que nous nous refuserons à nous taire et continuerons de porter l'ambition d'une alternative pragmatique, réaliste, où chacun, dans l'exercice de ses responsabilités souhaite ou continuera d'œuvrer à l'édification d'une ville plus juste, plus respectueuse, plus humaine, d'un Hénin Beaumont qui n'oppose pas mais souhaite au contraire affronter avec détermination et respect les difficultés qui existent tant sur le plan de la cohésion sociale, que sur ceux de l'éducation ou de la prise d'initiative par exemple. Ce ne sont là que trois piliers parmi d'autres sur lesquels il conviendrait de s'appuyer pour espérer répondre sans démagogie aux préoccupations économiques de notre territoire.
Un territoire qui plus que jamais et malheureusement a fait le double choix de l'isolement politique et de la petite polémique politicienne.

C'est pour en finir au plus vite avec ce mélange d'autant plus inadmissible qu'il est suicidaire et qu'il ne satisfait en rien aux attendus prioritaires que nous affichons, qu'il nous est apparu important de rappeler à tous certaines réalités chiffrées.
Ces réalités, du moins leurs conséquences dont tous nous faisons à des niveaux divers les frais, justifient que l'on s'intéresse aux causes et que nous soyons forces de propositions. Ce sont sur ces propositions que devraient s'exprimer, lorsqu'elles existent, nos divergences.
Le reste n'est qu'enfantillage indigne de toutes nos populations, et non seulement des plus fragiles.

Patrick PIRET

Le père Noël héninois ne rasera pas gratis.

Loin des polémiques créées de toute pièce pour éloigner le regard de choses fâcheuses, il en va pour nous avec ce marché de Noël, et de nouveau, d'une question de priorité budgétaire.

Steeve Briois s'était amusé il y a peu à promouvoir la taille de "son" gros sapin qu'il a souhaité exposer devant "sa" mairie.

Il n'est par ailleurs nul besoin d'être un expert pour mesurer que sur cette quinzaine de fin d'année, la place de la République brillera de mille feux et que pour ce faire, celle ci aura pu bénéficier de nouvelles dépenses engagées par la majorité frontiste.

Un simple tour ce mercredi de ladite place pour constater l'important travail des services techniques mobilisés pour l'occasion (qu'ils en soient félicités) et le déballage des différents matériaux, voilà qui suffit pour comprendre que le chèque signé en contrepartie de l'impact recherché pourrait compter bien plus qu'un seul zéro.
Selon nos informations, le seul gros sapin se chiffrerait à plus de 7000 €. Certaines personnes estiment même une dépense comprise entre 10 000 et 15 000 €.

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Nous invitons donc Steeve Briois à publier dans le prochain numéro du magazine municipal le montant total des dépenses (1) correspondantes à cette période de festivités.

Parce que pour ce qui nous concerne, et comme pour de nombreux héninois s'interrogeant sur l'équilibre entre argent sortant des caisses municipales et argent entrant, il est des souvenirs qui se ravivent et qui sont là pour rappeler à tous que notre ville d'Hénin Beaumont mérite bien plus que de servir la carrière politique d'un homme ou de faire valoir à l'approche des présidentielles.

En d'autres termes, d' "où vient l'argent ?", "qui règle la facture ?" et "n'y a t'il pas des dépenses plus urgentes et plus utiles sur un territoire où les "richesses" proviennent à75% de la taxation des ménages"?

Et qu'on nous épargne de ce couplet ridicule selon lequel nous serions réfractaires aux festivités de Noël. Nous ne verrions en effet aucun inconvénient à ce que Marine Le Pen, David Rachline ou Florian Philippot qui semblent tant aimer notre commune, lui fassent, et à l'abri des caméras, un don d'argent.

(1) hors coût lié à l'acquisition de plots bétonnés. Sur ce point précis, nous ne pourrons que regretter une acquisition trop tardive alors qu'elle eut pu être bien utile aux organisateurs de manifestations depuis de très nombreux mois...

 

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Pas un mois sans que Steeve Briois et/ou son adjoint à la communication ne viennent alimenter leur actualité politique d'une polémique reprise dans le magazine de propagande municipal : LDH, secours populaire, charte migrants, vdn, crèche, etc.

Nous continuerons quant à nous de mettre d'autres sujets sur la place publique que ceux exposés par un FN, ravi de n'avoir ainsi à rendre compte de son véritable bilan, notamment en matière budgétaire.

Histoire d'épargner aux uns comme aux autre de trop longs mois d'indignations, aussi légitimes qu'inutiles pour celles et ceux désirant parler d'avenir et d'intérêt commun, ou bien encore inquiets quant à leur devenir et celui de leurs enfants, nous avons imaginé une liste de provocations "attrape couillons" auquel Steeve Briois pourrait recourir s'il désirait plus encore enflammer les relations entre les héninois.

1) l'adjointe aux affaires scolaires s'exprime sur sa volonté d'inscrire chaque semaine un jambon frites, au menu de la restauration scolaire, et ce pour relancer la production du porc français

2) l'adjoint à l'urbanisme organise chaque vendredi soir un "Apéro saucisson" pour remercier de leur labeur les agents travaillant au service technique.

3) le 1er adjoint crée un réseau de villes françaises jumelées, réunies autour d'une Fête annuelle du cochon tournante et ce afin de témoigner de leur soutien aux éleveurs de porc.

4) l'adjointe à l'éducation Interdit à l'occasion du carnaval tout port de costume susceptible d'évoquer l'homosexualité, sous prétexte de mettre à l'abri les enfants de comportements qualifiés de déviants.

5) En pleine campagne des présidentielles, Steeve Briois fait coller sur tous les panneaux municipaux une affiche affirmant qu'Eugène Binaisse aurait voté Marine Le Pen.

6) L'adjoint à la communication décide de rebaptiser la place de la République, place Jean Marie Le Pen en hommage au président d'honneur du FN et suite à l'annonce par ce dernier de son retrait de la vie politique.

7) au nom du droit au pluralisme culturel, la majorité invite un groupe de Rock identitaire français à se produire en 1ère partie du concert donné le 14 juillet.

8) fin d'année scolaire, le maire fait part de sa volonté de remettre à tous les enfants héninois une bande dessinée faisant la promotion de la théorie du grand remplacement.

9) Un adjoint publie une liste d'associations accusées de faire du prosélytisme et en appelle au strict respect de la laïcité patriotique.

10) aux lendemains des élections présidentielles, Steeve Briois refuse d'admettre la défaite fronstiste et fait accrocher dans la salle du conseil municipal un portrait de Marine Le Pen.

11) le maire décrète férié le jour de son anniversaire pour l'ensemble des personnels communaux.

12) l'adjoint à la communication dit comprendre parfaitement les commentaires racistes publiés sur les réseaux sociaux en les jugeant moins critiquables que ceux déposés par les sympathisants communistes et socialistes.

Pour 2018, nous attendrons encore avant de vous communiquer une nouvelle liste de propositions.

À moins que d'ici là, nous passions enfin tous aux choses sérieuses.

Certes la question peut bien évidemment être posée quant au droit ou à l'interdiction d'installer une crèche en mairie.

Sur ce point précis, il eut été sans doute utile que le conseil d'Etat puisse être plus incisif dans l'avis qu'il rendit récemment sur ce sujet.

En la circonstance, le Conseil d’État précise qu’il y a lieu de distinguer les bâtiments des autres emplacements publics :

1) dans les bâtiments publics, sièges d’une collectivité publique ou d’un service public, une crèche de Noël ne peut pas être installée, sauf si des circonstances particulières montrent que cette installation présente un caractère culturel, artistique ou festif ;
2) dans les autres emplacements publics, compte tenu du caractère festif des installations liées aux fêtes de fin d’année, l’installation d’une crèche de Noël est légale, sauf si elle constitue un acte de prosélytisme ou de revendication d’une opinion religieuse.

Nous nous sommes exprimés récemment sur ce qu'il en est pour nous de la laïcité : http://heninbeaumontaction.fr/?p=558

Ceci étant rappelé, nous déplorons ce constat qui perdure d'un dialogue politique d'une pauvreté inouïe, à mille lieux des préoccupations et des sujets sur lesquels pourtant il devrait ici porter : solidarité, sécurité, éducation, emploi, logement, etc.

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Et s'il plait à Steeve Briois de parler crèche, qu'il s'en aille alors à la rencontre des parents qui sont sur Hénin Beaumont à la recherche d'un mode de garde pour leur(s) enfant(s).