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Manifestement, Steeve Briois semble plus enclin à s'en aller ce 1er mai à Paris faire banquet qu'à recevoir à Hénin Beaumont les organisations syndicales et leurs doléances.

Qu'à cela ne tienne, c'est avec un grand plaisir qu'à l'occasion de la
fête des travailleurs nous ouvrirons à ces mêmes organisations, si
elles le souhaitent, nos espaces de communication ; et ce cela va sans
dire, sans l'attente d'une quelconque contrepartie.

Nous invitons d'ailleurs chacune des composantes de l'opposition, de
gauche comme de droite à en faire de même.

Parce que pour ce qui nous concerne et bien au delà des prises de position des uns ou des autres qui n'engagent que leurs auteurs, il est un principe pour lequel nous continuerons d'agir et que nous ne
manquerons jamais de défendre : la liberté d'opinion.

 

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Alors que la VDN nous offre l'occasion de nous remémorer Jacques PIETTE et son destin hors du commun, Marion Maréchal-Le Pen se dit elle d'une "génération saoulée par les valeurs de la République qu'on nous sert en permanence".

Il est des raccourcis parfois inappropriés, mais celui-ci suffit pour résumer en quoi la volonté du FN de récupérer des figures qui ne leur appartiennent pas, est pour le moins grotesque.

Grotesques aussi ces séances du conseil municipal héninois qui s'en vont mettre à mal le débat et la démocratie locale. Ubuesques séquences qui mois après mois confirment l'inutilité d'y siéger.
Où est l'intérêt en effet pour la population (qu'elle se retrouve ou non dans le jeu des postures si cher à l'équipe de Steeve Briois) ?

Le conseil municipal n'est qu'une chambre d'enregistrement de décisions adoptées en amont par la majorité ou bien encore de vidéos que l'on s'empresse de relayer sur le net dans l'espoir d´y faire le meilleur buzz, celui qui permettra de cancaner sur l'adversaire, sur la base non de ses convictions ou de ses dires mais à partir de ses gesticulations théâtrales.

Le mécanisme est bien rodé et qui peut dés lors s'étonner que les adeptes puissent s'en aller l'expérimenter dans d'autres assemblées.

Bienvenue au conseil régional des Hauts de France métamorphosé en cour de récréation lors de sa séance du 26 avril.
Une séance, excusez du peu, consacrée à la présentation d'un budget concernant 6 millions d'habitants !

Bienvenu dans ce bac à sable où les pelles et râteaux ont été remplacés par les insultes et des polémiques carambar.

De la part d'individus qui aiment à se présenter comme les opposants au désordre, voilà qui ne  prête guèreà sourire et se doit d'être sans aucun ménagement dénoncé.

Comment peuvent ils sérieusement prétendre de la sorte défendre nos territoires et vos intérêts ?

Hénin Beaumont mettra sans doute du temps à retrouver un homme politique de la trempe de Jacques PIETTE.

Mais il ne tient qu'à ses habitants de se débarrasser au plus vite d'élus frontistes qui passés le stade de leurs déclarations de circonstance éprouvent de plus en plus difficultés à dissimuler leurs piteuses pratiques politiciennes.
Ces pratiques qui conduisent à radicaliser les rapports partout où elles s'instaurent et à semer, à Hénin Beaumont notamment, une ligne de fracture au sein de la population.

Il est temps en effet de siffler, et au plus vite, la fin de cette triste recréation, ce à quoi nous continuerons de nous employer.

Source photo Hénin Beaumont Action

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Les voilà coutumiers du fait et ce n'est pas pour nous déplaire.
C'est pour nous en effet le signe que nous visons justes et que nous ne devrions donc pas tarder à faire la "Une du magazine municipal, sans même siéger au sein du conseil.

Ces gens là auront des comptes à rendre aux héninois et beaumontois (notamment...) car on ne peut pas éternellement et volontairement les prendre pour des imbéciles.

Nous parlons des "plumes", ces corbeaux qui aiment à se répandre anonymement de leur niaiserie et dont nous n'ignorons pas où ils s'en vont prendre leurs ordres.

Ainsi donc nous ne serions pas sérieux de nous interroger sur l'efficacité et la priorité pour notre commune de se doter de 110 caméras, sous prétexte qu'une ville voisine en disposerait davantage.

Faut il rappeler à ces scribouillards que nous n'avons au sein d'Hénin Beaumont Action et comme son nom l'indique qu'une seule priorité : Hénin Beaumont.

Mais soit, puisqu'ils invitent à la comparaison, ne manquons pas de leur faire valoir quelques évidences qu'il sera aisé pour tout à chacun de vérifier.

Hénin Beaumont Action n'est pas opposé à l'usage de la vidéo protection.

Reste qu'avec la pose annoncée de 110 caméras nous sommes en droit de nous interroger sur l'objectif visé : protection ou surveillance des héninois ?

Nous attendons donc avec "impatience" de connaître où ces caméras seront positionnées.

Rappelons aussi que le recours à un tel dispositif n'a de sens que s'il s'inscrit dans une politique globale qui fait de l'éducation, de l'insertion et de la prévention des priorités d'intervention. Ce sont là des ambitions que nous portons et pour lesquelles Steeve Briois et son équipe sont aux abonnés absents.

Qu'en matière de priorités et de moyens mobilisables s'y rapportant, vouloir comparer Hénin Beaumont à Noyelles Godault est la marque flagrante d'un manque d'ambition pour notre ville, ce que nous ne manquons pas de dénoncer.

Parce qu'au jeu des comparaisons imbéciles, chacun peut notamment mesurer ce qu'il en est de la quantité et de la diversité des équipements sportifs et des installations socio éducatives implantées sur ces 2 communes et du nombre d'habitants domiciliés sur ces dernières.
Chacun peut aussi comparer sur la base de ce qu'il en est des impôts locaux à Hénin Beaumont.

Quant à vouloir comparer deux élus, force est de constater qu'il en est un capable fort heureusement de faire vivre le débat démocratique.
Qu'il nous est pour ce qui nous concerne préférable de voir une allumette dans les mains d'un pompier que d'un pyromane.

Nous ne doutons pas que sur ces différents points, les corbeaux reviendront. Quoi que...

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Nous publions le compte rendu du dernier conseil municipal rédigé par Alain Alpern.

Sa lecture ne peut que nous renforcer dans notre décision de boycotter cette instance dont l'utilité est plus que jamais hautement contestable.

Nous ne pouvons que dénoncer une politique budgétaire sans souffle ni véritable perspective pour le devenir de notre commune, des choix en matière de vidéo protection injustifiables (110 caméras soit 1 pour 245 habitants !!!) et dispendieux !
Les dépenses liées à son installation, son fonctionnement et à son entretien auraient pu être mobilisées pour tout ou partie pour répondre à d'autres besoins oh comment plus prioritaires.

Les associations en attente d'un nouvel équipement apprécieront, les agents municipaux en mal d'une reconnaissance légitime, les contribuables qui manifestement sont déjà oubliés par cette majorité FN, comme bien d'autres héninois et beaumontois préoccupés par l'intérêt général, goûteront fort peu eux aussi à cette gabegie financière démesurée.

Nous invitons toutes celles et tous ceux qui en ont assez de cette situation ubuesque et kafkaïenne à nous rejoindre.

Le chantier est aussi immense qu'il est indispensable.

Chacun doit comprendre que s'il n'y prend garde, le pire est incontestablement à venir.

Le dire, ce n'est pas faire de la politique, c'est en revanche faire preuve d'une analyse très claire de la situation dans laquelle individuellement et collectivement nous nous trouvons.

http://alpernalain.blogspot.fr/2016/04/conseil-municipal-dhenin-beaumont.html?m=1

 

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Dans le dernier numéro du magazine municipal, une double page avec pour mot d'ordre "Des règles à respecter pour un meilleur cadre de vie".

Avec à l'appui des photographies pour faire œuvre de pédagogie ; et en caractère rouge, histoire de bien signifier aux lecteurs qu'on ne badine pas avec la loi, les sanctions encourues par les récalcitrants.

Tout ceci est ma foi fort bien.
Mais nous vient alors cette simple questions : combien ?

Combien de procès verbaux dressés monsieur le maire depuis votre arrivée en mairie pour sanctionner le non respect de ces bons usages par vos soins mentionnées ?

Parce qu'en matière de cadre de vie comme de politique budgétaire, il ne suffit pas de se satisfaire d'incantations et d'artifices, de se contenter par exemple d'en appeler à une application par TOUS de ce qui devraient être des règles de bonne conduite, y compris pour les élus locaux.

Il y a quelques jours l'opposition s'offusquait de voir la majorité FN communiquer, photographie à l'appui, sur sa politique de la chaise vide adoptée en commission municipale.image

Procédé que chacun qualifiera comme bon lui semble mais qui sur la forme n'est pas sans rappeler le cliché publié par un des représentant de cette opposition pour attester de l'absence de Steeve Briois et compagnies lors du vote du budget primitif de la communauté d'agglomération.

Nous ne pouvons que dénoncer ce qui aux yeux de très nombreux héninois apparaît à juste titre comme étant des enfantillages de part et d'autre.

Et d'ajouter de ne pas comprendre au regard des motifs évoqués par cette opposition pour expliquer sa non participation auxdites commissions - elles "ne servent à rien et ne sont que des chambres d'enregistrement" - son obstination à siéger au sein du conseil municipal qui selon nous n'apporte pas davantage et dont les décisions ne sont liées qu'au bon vouloir du FN.

Nous ne le comprenons pas - ce qui en soit n'est pas bien grave - mais force est de constater que nous sommes sur ce point de moins en moins seuls.

Nous continuons quant à nous à exprimer notre opposition à Steeve Briois et son équipe, à revendiquer notre spécificité et plus value sur le terrain.

Quant aux sujets inscrits à l'ordre du jour de ce conseil, nous ferons valoir notre point de vue comme sur tout ce qui traite des préoccupations des héninois, sans nous prêter au jeu facile et déplacé des provocations politiciennes.

Pas un week end sans son loto ou son marché aux puces, sans ses manifestations diverses.

Certains y verront le signe d'une vie associative dynamique, d'autres le besoin pour de nombreux dirigeants de dégager de nouvelles recettes financières afin de mener à bien leur barque.

Sans doute faut il y voir en effet et notamment un peu de tout ça.

Mais il est aussi un revers à cette médaille qu'on ne peut ignorer lorsqu'on désire empêcher ce qui à court terme pourrait conduire certaines associations à se dresser les unes contre les autres.

Il convient tout d'abord de pointer une coordination et une planification pour le moins hasardeuse de ces manifestations par le maire qui viennent mettre en concurrence nombre de ces initiatives. Certaines n'y résisteront pas, c'est évident et il est donc des disparitions d'associations à prévoir.

Rappelons que ce qui est dénoncée ici, ce sont les aberrations d'une politique de communication démagogique voulue par les élus FN. Une majorité qui a vouloir séduire s'est contentée de dire "oui" à la quasi totalité des sollicitations dont elle fait l'objet et qui n'a pas su mesurer les conséquences d'un tel manque de courage politique.

Citons parmi ces conséquences, le coût pour la collectivité, celui de l'aide technique municipale apportée aux organisateurs d'événements : transport de chaises, tables, branchement électrique, rémunération des agents mobilisés, etc.

La non maîtrise de ces dépenses commencerait à inquiéter du côté de la mairie nous dit-on, au point où la rumeur prêterait à Steeve Briois l'idée de faire payer prochainement aux associations les services rendus par la collectivité, plus précisément la demande d'un raccordement électrique. Nous laissons bien évidemment à Steeve Briois la possibilité de démentir.

Quoi qu'il en soit, force est de constater qu'en faisant le choix du clinquant et du visible à tout prix, la menace de voir certaines associations dans l'incapacité de poursuivre leurs activités est bien réelle, tout comme est grand le risque de remettre aux calendes grecques la construction d'un nouvel équipement.

Une situation incompréhensible car il n'est nul besoin d'être expert en la matière pour constater que notre ville manque d'une nouvelle salle à vocation sportive et socioculturelle.

Un manque qui serait d'autant plus criant si d'aventure les maisons de quartier venaient à être considérées également comme des salles disponibles pour la célébration de mariages ou d'autres RDV familiaux.

Les manifestations du week-end sont autant d'occasion pour prendre le pouls de la ville et d'une partie de ses habitants.

Le week-end dernier n'a pas manqué à la règle. Ch´ti kermesse, marché aux puces, gala de boxe, pour n'en citer que trois.

Notre présence sur le terrain devient reconnue et sans doute faut-il y voir aussi de la confiance qui progressivement nous est accordée.

Parmi les sujets sur lesquels nous pouvons échanger, il est une question qui désormais revient assez régulièrement et nous nous en réjouissons : "que peut on faire pour vous aider ?"

Parce que nous ne connaissons que trop bien ce à quoi sont prêts certains pour mettre l'étouffoir sur toutes formes de contestation, notre réponse se veut aussi respectueuse du devenir de nos interlocuteurs et notamment lorsque ceux-ci exercent des responsabilités ou bien encore éprouvent de réelles difficultés dans leur quotidien.

Une réponse simple et accessible à tous : nous sommes tout bonnement à l'écoute de ce que vivent les héninois(e)s, de ce que sont leurs préoccupations auxquelles la politique d'auto satisfaction permanente de la majorité frontiste ne résiste pas. Parce qu'il est bien des situations qui pour des raisons surprenantes ou tout bonnement qui sans raison ne sont pas traitées.

Nous ne manquerons pas dés lors et comme nous l'avons déjà fait à de multiples reprises de mettre Steeve Briois face à ses insuffisances et ses incohérences.
Tout bonnement parce que Steeve Briois peut nous mentir. Mais pas aux héninois(e)s !

Sauf à prendre le risque d'y perdre plus fortement encore de sa crédibilité...

On ne compte pas les actions qui ont pu être menées au sein des maisons de quartier d'Hénin Beaumont. Toutes ont un rôle essentiel à jouer dans une ville comme la notre. En matière de cohésion sociale, ce ne sont pas en effet les défis à relever qui manquent.

Et c'est parce qu'il en est ainsi qu'il importe d'être attentif aux moyens dont elles disposent pour mener à bien leurs missions et répondre aux attentes en particulier de ses adhérents.

Ce n'est pas tant une volonté pour nous d'inscrire une politique budgétaire dans une dynamique du toujours plus de dépenses.
Notre objectif est ailleurs. Il vise à considérer notamment les agents municipaux qui y travaillent comme des vecteurs importants d'une politique éducative et sociale.
Force est de constater qu'aujourd'hui cette politique voulue par la majorité n'est véritablement pas à la hauteur des enjeux qui se posent.

Nous ne savons que trop bien ce dont sont capables les habitants des quartiers. Ils sont porteurs de créativité mais aussi et bien souvent d'une expertise, celle que leur confère la connaissance de leur lieu de vie et des difficultés et des forces qui s'y rapportent.

Le choix d'une politique du spectacle dont aime à se féliciter Steeve Briois a incontestablement un coût : financier tout d'abord, et il n'est pas négligeable.
Il ne s'agit pour nous en aucune façon de remettre en cause le droit pour la population de se divertir. Bien au contraire.
Reste que le plaisir d'agir peut être tout aussi si ce n'est parfois plus conséquent que celui tiré d'une prestation que l'on vient consommer.
L'action nourrit la réflexion qui elle même vient enrichir le potentiel de chacun, et en premier lieu celui de s'exprimer plus librement et fortement.

Dans un contexte budgétaire tendu - quoi que n'en dise la majorité - la préférence donnée par Steeve Briois au clinquant et au facile n'est pas compréhensible.
Elle l'est d'autant moins que le maire aurait tout loisir de s'appuyer sur les compétences de "ses" personnels.

S'il ne le fait, nous ne pouvons pour ce qui nous concerne qu'exprimer nos craintes les plus vives de voir les maisons de quartier disparaître ou bien ses prérogatives revues grandement à la baisse.

Nous serons donc extrêmement vigilants pour qu'un tel scénario ne puisse jamais se produire.

Sitôt l'élection de Steeve Briois, et malgré nos plus grandes craintes quant à des lendemains plus sombres pour le devenir des habitants, nous n'avions pas pourtant manqué d'indiquer très clairement que nous nous refuserions à promouvoir la mise en place d'une politique de la terre brûlée invitant notamment les acteurs associatifs à reconsidérer leur activité sur la commune.

Plusieurs raisons à cette prise de position :
- comment aurions nous pu remettre en cause le respect des principes démocratiques ayant conduit à l'élection d'un nouveau 1er magistrat. Ce n'est pas faire acte de soumission à l'idéologie frontiste que de le reconnaître, c'est au contraire un préalable pour une remise en cause et une analyse la plus objective possible des situations ayant rendu l'indésirable malheureusement réel.
- pour qui connaît le tissu associatif local, personne ne devrait être en droit de demander à des dirigeants de mettre un terme à leur engagement bénévole dont on sait ce qu'il peut apporter. Priver un territoire de ses ressources humaines, c'est le condamner à périr davantage et nous ne savons que trop bien à qui cet appauvrissement profiterait.
- nous n'avons que trop soupé de la politique de victimisation et de radicalisation qui est celle de Steeve Briois pour ne point lui donner les moyens permettant de s'alimenter.

Certains s'offusquent que le versement d'une subvention aux associations puisse être conditionnée à leur participation aux actions municipales.

Certes, la démarche est pour le moins moralement condamnable, mais il est toutefois quelques observations dont il eut été bon de tenir compte lors du dernier conseil municipal.

Cette contrepartie n'est pas malheureusement une "spécificité" héninoise et frontiste. Nous la retrouvons sous d'autres formes dans différentes communes du bassin minier, notamment. Que Steeve Briois est tenu à la formaliser par écrit semble en revanche significatif de ses peurs de ne pouvoir poursuivre sa politique de communication sur l'air du" tout va très bien, madame la marquise".
Cette contrepartie n'engage par ailleurs nullement ses signataires à épouser les thèses frontistes. Pour qui aime arpenter les manifestations initiées par les associations, cela ne devrait faire aucun doute. Sur ce point précis aussi, vouloir cataloguer les associations en 2 catégories ne pourra que desservir ceux qui en prendront l'initiative.
C'est enfin vouloir faire fi des réelles difficultés financières auxquelles sont ou peuvent être confrontées les associations que de leur demander de ne plus recourir à une subvention municipale pour poursuivre leur activité (rappelons au passage qu'il s'agit là de l'argent des contribuables et non de celui des élus).

Et d'ajouter qu'à ce jour, nous n'avons jamais manqué d'apporter notre soutien lorsque la majorité frontiste crut bon pour des prétextes qui ne trompent personne s'immiscer dans la gouvernance et/ou les activités de différentes associations. Ce qui pour certains peut être appréhendé à juste titre comme une mise à l'écart honteuse ne permet nullement de qualifier de complaisantes voire de convertis celles qui à ce jour ne l'ont pas été.

Il est cependant un point sur lequel nous invitons les responsables associatifs mais également les commerçants à demeurer vigilant, un point sur lequel nous le serons aussi.

La jurisprudence administrative et la doctrine ont dégagé une série de critères permettant de définir précisément la notion de subvention.

Pour prétendre bénéficier d’une subvention, une association doit être à l’initiative du projet qu’elle va mettre en oeuvre, ce dernier devant présenter un intérêt général ou local. Le projet émane des instances de l’association, qui l’a défini avant de le proposer aux pouvoirs publics. (1)

Ce n’est donc pas la collectivité qui définit le besoin ni les réponses à apporter. Écartant toute confusion avec la commande publique, la définition légale de la subvention rappelle qu’elle n’a pas pour objet de répondre à un besoin exprimé par l’autorité administrative contre rémunération. La subvention ne peut donc constituer une contrepartie ni la rémunération d’une prestation apportée à la municipalité.

Rappelons que le droit européen encadre aussi les subventions pour éviter de fausser la concurrence avec une activité commerciale qui par l'absence d'une commande publique se trouverait donc d'office écartée du "marché".

C'est donc bien sur la nature même de la contrepartie mise en oeuvre que nous ne manquerions pas d'intervenir si d'aventure l'idée de substituer à une activité commerciale l'action des associations venait à se concrétiser.

Pour ce qui nous concerne la subvention est une composante essentielle du soutien à la vie associative dans les territoires. Dans le respect du principe de libre administration, nous souhaitons sans aucune ambiguïté positionner les associations dans une dynamique partenariale, en en faisant des acteurs à part entière de la co-construction du projet de auquel nous oeuvrons, mais aussi le levier d'un engagement citoyen et bénévole. En ceci aussi, nous nous situons à l'opposé de ce que préconise Steeve Briois et sa majorité.

Patrick PIRET

(1) éléments tirés du Guide d'usage de la subvention 2016