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S'il s'en trouve encore aujourd'hui pour convenir de l'intérêt de siéger au sein d'un conseil municipal plus propice au défouloir qu'au débat républicain, c'est sans doute qu'ils ont dudit débat une définition bien particulière et/ou éprouvent le besoin frénétique de se victimiser dans l'espoir d'exister.
Hénin Beaumont Action continuera de boycotter les réunions de cette instance municipale dont tous les représentants estiment sans doute et à la différence de notre ville et de ses habitants en sortir grandis.
C'est une bien triste image qu'il est donné d'Hénin Beaumont et de ce qu'est ici plus qu'ailleurs la politique.
Quelque chose entre le syndrome de Stockholm et la maison des fous.

L'histoire a t-on parfois coutume de dire, se répète. Nous ne sommes pas adeptes de cette forme de fatalité.
Nous croyons davantage en revanche qu' "Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre." (Winston Churchill).

Les élections régionales qui se profilent donnent à revivre aux citoyens républicains et démocrates d'Hénin Beaumont, le scénario qu'est celui qu'ils subissent ici depuis plusieurs années. La crainte d'une victoire frontiste en décembre est réelle.
Maigre consolation que de se dire que la stratégie de normalisation entreprise par Steeve Briois n'a pas l'effet escompté.

Et force est d'admettre que pour bon nombre de ces citoyens, les pitreries d'arrières boutiques ne sont plus acceptables, qu'elles induiront l'effet inverse de celui recherché par ceux qui les provoquent.

Nous laisserons pour notre part le soin aux partis d'opter en faveur de la petite politique politicienne ou bien au contraire de l'intelligence collective.

Nous ne manquerons pas en revanche de revenir en temps opportun vers les acteurs héninois qui s'engagent dans l'aventure de ce scrutin, pour leur rappeler avec conviction et fermeté que l'union des forces vives à laquelle nous appelons ne pourra s'accommoder des considérations qui depuis bien trop longtemps sur notre commune ont prévalu.

Nous ne pouvons ni ne pourrons cautionner l'idée selon laquelle la pertinence d'un consensus peut être sacrifiée à des considérations de politique nationale sur laquelle d'ici pourtant il ne peut y avoir de prise.

La légitimité du combat politique à mener notamment contre le FN mais aussi pour la construction d'un avenir plus serein mérite bien plus et surtout, tellement mieux.

Nous continuerons pour notre part notre chemin, celui de porter et d'animer ce chantier tout en continuant à tendre la main.

L'enjeu de la partie est depuis mars 2014 clairement établi. Et ce ne sont pas les RDV électoraux qui d'ici là jalonneront notre parcours vers 2020 qui pourront être de nature à changer la donne.

C'est incontestablement le sentiment d'un énorme gâchis qui prédomine actuellement. Que le FN désirerait développer sa rhétorique usuelle et ne pas aborder les sujets de fond pour un Conseil Régional - tels par exemple ceux de l'emploi, la santé, l'économie, l'éducation, le transport, la jeunesse, etc. - qu'il n'en demanderait pas d'avantage.

A chacun ses responsabilités. Les nôtres sont clairement établies. Nous n'avons qu'une priorité et une seule : Hénin Beaumont.

Voilà pourquoi si nous avions à donner une "consigne" de vote, nous n'en aurions qu'une : épargner le Nord-Pas-De-Calais et la Picardie d'une victoire frontiste.
Pour le reste, il est manifestement trop tôt ou trop tard.

Patrick PIRET

L'heure n'est plus aux prétendues indignations estivales telles celles qu'aiment à créer et entretenir les politiciens amateurs de buzz médiatiques.
La période est plus que jamais et de nouveau aux emprunts toxiques. Les silences notamment dans les rangs de la majorité sur ce sujet budgétaire de 1er ordre peuvent en dire beaucoup sur l'état d'avancement des démarches entreprises ou qu'il aurait convenu d'initier.
En effet , les premières aides du fonds pour les emprunts toxiques seront notifiées dans les prochains jours par l'Etat. Elles concerneront les collectivités ayant déposé leur dossier dès 2014. Elles se poursuivront pour s’étendre progressivement à l’ensemble des demandeurs.
Nous ne disposons à ce stade que de très peu d'informations - pour ne pas dire d'aucune - sur l'aide financière sollicitée ou non par Steeve Briois, lui qui pourtant autrefois s'était montré si bavard et indigné par la façon dont ses prédécesseurs géraient ce dossier .
Et pour ce qui nous concerne le devoir d'informer les contribuables héninois et beaumontois sur le fait que les collectivités et établissements concernés ne disposeront dés la notification que d’un délai maximal de trois mois pour faire connaître leur accord avec la proposition et conclure alors une transaction avec la banque prêteuse.

Une décision dont l'impact se doit d'être considéré à la lumière de la baisse des dotations de l'Etat aux collectivités locales, mais aussi des choix budgétaires opérés par la majorité.
Et de se demander très sérieusement si Steeve Briois " sait vraiment où il va ?

La ville avance, assurément ... droit dans le mur pourrait on ajouté.

Nous n'avions pas manqué d'attirer l'attention de Steeve Briois sur les difficultés de stationnement aux abords de l'école Michelet.

Nous n'avons bien évidemment eu aucune réponse, tout au plus quelques commentaires (téléguidés ?) d'internautes voyant dans nos propos la confirmation de ceux répandus par la majorité quant à l'existence d'une opposition - incarnée notamment par Hénin Beaumont Action - revancharde et prête à faire feu de tout bois.

Mais ce lundi, il faudra à cette même majorité d'autres arguments pour s'en aller répondre aux questions légitimes des parents d'élèves, mais aussi à celles des riverains des rues Jean Macé et Michelet ainsi qu'aux préoccupations plus que probables des enseignants et de la communauté éducative, tous confrontés à de vrais difficultés.

Pour les uns, celle de se stationner rue Jean Macé compte tenu de l'aménagement du parking et de l'insuffisance des places proposées. Pour les autres et après deux années , le temps des travaux de la nouvelle école, la conséquence inéluctable de cette première situation, le stationnement de véhicules rue Michelet.

Ce mécontentement général sur lequel bien évidemment Steeve Briois na rien dit n'est pas sans incidence pour les usagers de l'école : des voitures garées rue Michelet ont vu leur carrosserie rayée et des procès verbaux auraient été distribués.
"Circulez, il y a rien à voir !" serait on tenté de dire. Ces choix ne sont pas à la hauteur des services et prestations rendus à la population par cet établissement scolaire. Ce n'est pas acceptable.

Curieuse façon en effet de traiter le problème ; et d'ores et déjà la rumeur de clientélisme se fait persistante pour expliquer les motivations ayant conduit le maire à "agir" de la sorte. Rumeur qui n'est pas sans converger avec le ressenti d'une autre catégorie de la population sur un sujet différent mais tout aussi important. Nous y reviendrons prochainement.

Il est pourtant et pour le moins une réponse si ce n'est exemplaire pour le moins évidente et temporaire à ces difficultés.

À force de nous considérer comme des ennemis d'Hénin Beaumont, nous n'en dirons rien.
Il est grand temps que Steeve Briois sorte du cocon de sa communication à tout va et de ses outrances politiques pour non seulement assumer ses pleines responsabilités mais aussi et surtout s'attaquer aux véritables préoccupations des héninois et beaumontois.
En a t'il seulement l'envie ?

Patrick PIRET

Lu sur le blog de Steeve Briois dans un article écrit par... Christophe Szczurek :
"Que certains osent se servir de leurs origines comme caution morale à une démarche purement narcissique et démagogique est déjà abjecte.

Source : http://briois.ublog.com/weblog/2015/09/les-socialistes-dh%C3%A9nin-beaumont-r%C3%A9quisitionnent-des-b%C3%A2timents-pour-les-migrants-rien-pour-les-fran%C3%A7ais.html

Monsieur le maire

J'ai longuement hésité.
A deux doigts de vous dire que votre lettre d'auto promotion remise par l'intermédiaire de notre enfant (de son école si vous préférez) n'est pas acceptable (sa provenance de votre cabinet et non du service des affaires scolaires en dit beaucoup). Par votre courrier, vous semblez prendre grand plaisir à vous adresser à tous les parents d'élèves du groupe scolaire de Pantigny (et qu'en est-il des parents d'élèves des autres écoles ?) pour leur faire savoir tout ce que vous avez pu entreprendre, sans même prendre le soin de passer par le conseil d'école et les représentants des parents d'élèves. Il faut faire vite sans doute, il est des RDV très importants qui approchent.

Et puis non, finalement, non. Car à bien y réfléchir, je sais maintenant la chance que nous avons à Hénin Beaumont d'avoir un maire comme vous, un maire que tout le monde devrait nous envier.

Je le mesure bien parce que ma famille aussi est exceptionnelle.
Jugez plutôt monsieur le maire : nous soutenons l'emploi local en faisant nos courses - n'est-ce pas extraordinaire ? -auprès des commerçants.
Nous tondons notre pelouse régulièrement - n'est-ce pas extraordinaire ? - à tel point que si nous devions chiffrer en kg le poids de l'herbe coupée, ce serait impressionnant !
Nous disons aussi chaque matin bonjour à nos enfants et - n'est-ce pas extraordinaire ? - les embrassons chaque soir avant qu'ils n'aillent au lit s'endormir.
Nous sommes vraiment des gens formidables : on invite aussi parfois nos amis à manger sans même leur demander de payer le repas qui leur est servi, c'est dire.
Et plein d'autres choses extraordinaires encore qui pourraient tout autant vous surprendre et vous intéresser.

Je n'ai pas encore l'âge, ni le sexe adéquate, mais je me demandais si vous voteriez pour moi - vu que nous sommes extraordinaires - si je me présentais à l'élection de super mamie.
Et en plus vous pourriez alors me demander directement, sans avoir le besoin de passer par votre cabinet ou l'école de mes enfants pour qui je voterai en décembre prochain ?
Chouette, non ?

Ma réponse ne se ferait bien évidemment pas attendre. Je vous devrai bien ça.
Je ne voterai pas pour une liste qui pourrait passer par les lycées, ou par les organismes de la formation professionnelle et de l'apprentissage pour nous dire que oui, vraiment, incontestablement, tout a été entrepris pour faire ce qu'un Conseil Régional doit faire normalement et qui implicitement nous demanderait donc de rendre gloire pour exprimer toute notre reconnaissance à celle ou celui qui a réussi cette chose extraordinaire.

Vous m'excuserez de ne pas passer par votre cabinet pour vous apporter ma lettre. Je pense que des personnes bien intentionnées vous en feront une copie. Si ce n'était pas le cas, rassurez vous, il y aura une confirmation de tout ceci quand je glisserai dans l'urne mon bulletin de vote.

Un parent d'élève du groupe scolaire de Pantigny

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Vouloir placer la question de l'immigration au centre de la campagne des Régionales, telle semble avoir été la motivation de Marine Le Pen venue tenir un meeting en pleine braderie du centre ville. Les badeaux et puciers n'ont manifestement pas tous apprécié.

Vouloir placer cette question au cœur des débats tant il est vrai qu'en matière d'emploi, de sécurité, de logement social et d'éducation notamment, le bilan de la politique de Steeve Briois et de ses principaux colistiers, trustant pourtant de multiples mandats, est on ne peut plus mince.

Est-ce pour cela que les propos des élus frontistes sont redevenus plus virulents. Qu'elles sont déjà loin les paroles feutrées de la dédiabolisation ? L'héritage paternel ne semble manifestement pas si lourd à porter.

Est-ce là la motivation première de Christopher Szczurek ?

Dans son récent propos publié le 12 septembre, il se contente de pointer ceux qui furent autrefois aux manettes. Il s'évite ainsi de parler de l'inaction de la majorité à laquelle il appartient.
Pas un mot non plus sur les conflits au sein du FN et sur les ennuis judiciaires du parti.
Oublié aussi le nouvel arrêté anti-mendicité promis par le maire.

Rappelons donc au passage à Christopher Szczurek qu'il est aux responsabilités à Hénin Beaumont depuis - 1 an et demi - déjà !
Qu'il poursuive sur ce chemin, le retour de bâton n'en sera que plus sérieux..

Dans ses déclarations du 12 septembre, un seul passage a finalement retenu notre attention, parce qu'il résume à lui seul un comportement politique totalement inadapté pour qui entend véritablement appréhender les préoccupations des populations et notamment celles des plus pauvres.

Christopher Szczurek conclut en effet en se présentant "petit-fils et arrière petit-fils d'immigrés polonais arrivés légalement et à la sueur de leur front".
Ce n'est pas la première fois qu'il aime à se distinguer ainsi.

Il n'y a bien évidemment pas lieu de douter que pour les migrants polonais arrivés dans la région à partir de 1909, ce ne fut surtout pas une partie de plaisir.
Leur venue en France aux lendemains de la première grande guerre (plus d’un demi-million en dix ans et, sur ce total, 192 000 dans le Nord-Pas-de-Calais) ne se fit pas dans sans provoquer des réactions d'hostilité et de rejet : "sales Polaks", voire "sales Boches", "jaunes", "curetons", on souhaita les voir licenciés et même, ne plus les voir du tout : "Va-t-en en Pologne".

Marine Le Pen a qualifié ce 13 septembre les migrants d'aujourd'hui d'arrogants et d'exigeants et parle d'invasions barbares.

Qu'il nous soit donc et pour le moins permis de faire observer à Christopher Szczurek qu'il ne nous ait pas apparu comme évident au prime abord que les migrants syriens soient arrivés en Europe sans l'inquiétude des lendemains et celle d'un avenir à reconstruire.

Se présenter petit-fils et arrière petit-fils d'immigrés polonais n'est pas en soit critiquable.
En faire usage dans l'espoir d'en tirer politiquement un profit serait en revanche bien plus "condamnable".

Parce que Christopher Szczurek n'est en rien le porte drapeau des français d'origine polonaise et que si d'aventure il se considérait comme tel, il éprouverait de grandes difficultés à susciter l'adhésion de cette "communauté" à l'idéologie frontiste.
Il est en effet plus d'un descendant pour qui cette idéologie n'est pas sans rappeler quelques souvenirs douloureux ayant trait à de leur propre histoire familiale.

Quant au fait qu'ils soient "venus légalement en France", il eut été aussi de bon ton non seulement qu'il en explique les raisons (un besoin de main d'oeuvre pour les mines française et une économie polonaise dans l'incapacité de nourrir son peuple) mais aussi qu'il précise que l'accueil annoncé par le gouvernement de 24 000 syriens en 2 ans constitue et s'inscrit lui aussi dans un cadre légal.

Si le FN héninois ambitionne d'épouser les idées exprimées par des représentants de "Les Républicains" parmi lesquelles un statut de réfugié temporaire ou bien encore d'une immigration chrétienne choisie, qu'il le dise.

Et si le FN héninois entend construire des logements sociaux à Hénin Beaumont pour offrir en toute méconnaissance du sujet des conditions de vie plus décente aux SDF, alors qu'il le fasse !
Parce que s'il le fait, il ne sera plus utile à Christopher Szczurek de se présenter comme petit-fils et arrière petit-fils d'immigrés polonais, et s'il l'avait été comme français d'origine italienne, belge, marocaine, ...

En politique il convient de s'attaquer aux racines des crises aussi profondes soient-elles ! Force est de constater que nous en sommes fort loin à Hénin Beaumont.

"Nous avons déjà du mal à intégrer les Français, à Hénin-Beaumont !"
(http://www.lejdd.fr/Politique/Le-FN-se-remobilise-contre-la-folie-migratoire-749907)

Les chiffres sont pourtant là, manifestement incontestables, évoqués autrefois et à plusieurs reprises sur Alter écho, et repris il y a peu sur le blog de Georges Bouquillon : Hénin Beaumont ne compte que 3,3 % d'immigrés contre 8,5 pour la moyenne nationale.

Ainsi, volontairement ou non, Steeve Briois évoquerait la difficulté pour 96,7% de la population locale à s'intégrer.

Il y a peu, Il se disait dans le magazine municipal ravi de donner une nouvelle image de la ville, plus positive.

Qu'il nous soit pour le moins permis d'avoir quelques doutes quant à l'impact sur l'image de ses habitants des propos tenus aux militants frontistes.

Parce que pour tout dire, ce "Nous avons déjà du mal à intégrer les Français, à Hénin-Beaumont !" n'est pas sans nous rappeler une autre sortie du même Steeve Briois, lorsqu'en 2002, celui-ci s'adressant à Bruno Bilde, invita Edouard Mills-Affif (Docteur en histoire et communication, documentariste et spécialiste de l'immigration) à les accompagner sur la cité Darcy par un "Écoute, hein, Monsieur veut voir des bœufs, il va en voir ! » (http://alpernalain.blogspot.fr/2014/01/les-boeufs-de-la-cite-darcy-un-nouvel.html).

Pour qui prétend défendre l'usage du français, les mots ont un sens ; mais ils peuvent aussi conduire à diverses interprétations.

La nôtre - parce que nous souhaitons oeuvrer à réconcilier les héninois avec la Politique mais aussi, et dans une certaine mesure les voir se réconcilier entre eux - nous conduit à nous interroger très sincèrement sur la nature réelle des relations que le maire entend développer avec la population.

Qu'en l'occurrence, nous pourrions donc nous demander s'il juge les héninois et beaumontois capables de s'intégrer ou non, d'une part, et surtout de s'intégrer à quoi, d'autre part ?

Parce qu'en matière de potentialités, Hénin Beaumont et ses habitants disposent de véritables ressources, fort mal il est vrai et lorsqu'elles le sont, exploitées.

Qu'il existe bien évidemment des difficultés dont on ne peut ignorer ni l'existence, ni l'importance.
Et ce n'est certainement pas en restant au niveau du constat ou des déclarations à l'emporte pièce - dans le seul but de galvaniser un auditoire plus enclin à se voir désigner de prétendus coupables qu'à entendre de réelles propositions d'action - que la donne pourra changer.

A l'heure ou l'Extrême Droite invite à choisir entre "nos" SDF et l'immigration, ce "Nous avons déjà du mal à intégrer les Français, à Hénin-Beaumont !" interpelle vraiment.

Parce que si d'aventure il le souhaitait, Steeve Briois aurait bien du mal à faire passer son arrêté anti-mendicité même retoqué comme le témoignage de sa préoccupation pour les SDF. Resterait alors la possibilité pour qui voudrait de considérer sa promesse non tenue de présenter un second texte
(http://www.lavoixdunord.fr/region/henin-beaumont-steeve-briois-va-representer-un-nouvel-ia34b54038n2284532)
comme une nouvelle position plus favorable à ces mêmes SDF.

Une fois n'est pas coutume, nous aurions pu nous réjouir d'une action engagée par la majorité : l'installation du pôle Entreprendre. Les représentants d'Hénin Beaumont Action se sont en effet à plusieurs reprises et depuis plusieurs années prononcé en faveur d'une politique d'aide et d'accompagnement à l'initiative et aux projets, notamment dans le domaine économique.
Mais à y regarder de plus près, les éléments fournis par Laurent Brice à la VDN démontrent que les moyens consacrés aux objectifs visés - parmi lesquels la création d'emplois - sont inadaptés aux difficultés auxquelles les entrepreneurs se retrouvent souvent confrontés et aux motivations qui peuvent les pousser à s'installer.
Ce n'est pas une communication aussi importante soit-elle qui peut en effet remplacer les études de marché, ni surtout le choix de faire cavalier seul dans un environnement où les partenariats se doivent d'aller bien au delà des frontières d'une commune de 27000 habitant qui pourront être de nature à changer réellement et durablement la donne.

En réponse à la question postée sur ce mur hier soir (à priori, celle-ci à depuis été retirée)

Madame,

Merci tout d'abord pour votre question qui ne me laisse aucunement indifférent.
Parce qu'elle est sincère, ma réponse sera franche et directe.

Je n'ai pas attendu la mort de ce petit garçon comme celle de trop nombreux enfants et d'adultes pour m'indigner de la façon dont la question de l'immigration est traitée, ou plus précisément non traitée.

Faire croire notamment qu'il suffirait de rétablir les frontières et de renforcer les effectifs des services de police pour ne plus avoir à y penser et en finir avec les difficultés rencontrées par les français relève de la foutaise !

On peut se fermer les yeux et s'en remettre à la providence ou à je ne sais quel dieu, le désespoir et la motivation de ces populations sont tels qu'il est peu probable que les personnes concernées renoncent à leur projet.

J'ajoute que la France et particulièrement notre région est une terre d'immigration. L'Histoire ne cesse de se nourrir de ces mouvements de population. Le nier, c'est faire fi en vérité de ses propres racines.

Vous m'invitez, il me semble, à me préoccuper davantage du sort des SDF français. Pensez vous très sincèrement que la pauvreté en France m'indiffère ?

En la matière, nous sommes nombreux à être le plus pauvre (ou le plus riche) de quelqu'un d'autre. Qu'il est dés lors aisé de le rendre responsable de nos ennuis : le migrant pour le SDF, l'ouvrier pour le français "moyen" et pour rester dans la caricature, ce dernier pour les salauds de patrons.

Qu'en terme de priorité, chacun peut y aller de sa préférence.

Pas certain notamment que les travailleurs pauvres ne pouvant accéder que difficilement et partiellement aux mesures d'aide sociale soient d'avis de ne pas être considérés comme prioritaires, tout comme le contribuable qui peut en avoir assez de payer trop d'impôt.

S'il ne s'agit nullement d'ignorer les difficultés de chacun - et je puis vous assurer que je connais celles auxquelles sont confrontés beaucoup d'héninois et de beaumontois (j'estime que lorsqu'il m'est possible d'aider, il serait inconvenant d'en faire la publicité dans l'espoir d'en tirer politiquement profit) - il est est en revanche utile d'inviter chaque individu à se demander s'il lui est possible d'agir.

Alors certes, chacun dispose du droit de s'en remettre aux prêcheurs, aux "yaka faucon" qui pour se voiler la face, s'en vont systématiquement stigmatiser l'autre. C'est facile et ça évite de se remettre en question ! Pourquoi ne pas admettre aussi que si l'immigration pose des questions, elle peut aussi apporter des richesses aux pays d'accueil : richesse culturelle, mais aussi richesse financière (pourquoi croyez vous que le gouvernement allemand s'est montré fort préoccupé du devenir des migrants?) . Les Yaka Faucon sont fort silencieux sur le fait que les immigrés rapportent plus qu'il ne coûte à l'économie française.

Que dire aussi si ce n'est que les femmes et hommes célèbres français issus de l'immigration sont légions.

Rien n'interdit de revendiquer également une approche humaniste du sujet. Parce que si la question du comment aider les migrants est effectivement très importante, la question du pourquoi ne devrait même plus de poser.
Et ceux qui s'interrogeraient encore pourront toujours regarder la photo de cet enfant syrien retrouvé mort noyé.

Le SDF et le migrant avant d'être français ou d'une autre nationalité sont avant tout des êtres humains ?

Sur le comment aider "nos" pauvres, il n'est pas de réponse facile mais des choix à opérer.

Que ces choix à défaut d'être suffisant et en plus des mesures d'aide sociale existantes, doivent répondre à l'obligation de moyens qui est celle que je m'imposerai si d'aventure l'avenir d'Hénin Beaumont me le permettait.

Pour ma part - et je prends l'engagement de revenir sur ces sujets dans les prochains mois et dans les années à venir - il est préférable pour un élu local de miser sur l'éducation, l'information, la formation et l'emploi, l'initiative.

Manifestement, d'autres semblent largement préférer les festivités, la médiatisation et la communication pour dire que tout ce qui est entrepris par eux, c'est formidable, que ça ne coûte quasiment rien et que oui, vraiment, les méchants c'est pas eux.
120 000 € (même sur 4 ans) pour acheter des cadeaux et gadgets, n'est ce pas là une somme qui permettrait d'envisager bien d'autres choses, en 1er lieu soutenir les acteurs sociaux et associatifs.

Et les yaka faucon vous diront probablement que pour le reste, c'est aussi la faute des autres : l'Etat, le système, la presse, ..., les immigrés. Ben voyons !

Foutaise ! Parce qu'en politique, avant de pouvoir encore faut-il vouloir.

Et pour tenter malgré tout de terminer sur une note d'humour se dire que manifestement oui, Hénin Beaumont ne peut vraiment pas accueillir toute la richesse du monde, ... mais elle doit prendre sa part.
Patrick PIRET