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1/2 finale de coupe de France : la triple victoire des héninoises.

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C'est évident. Hormis les supporters des gones, nous aurions tous aimé voir le petit poucet l'emporter dimanche face à l'ogre lyonnais.

La coupe de France fourmille en effet d'histoires mémorables où le vainqueur d'un match s'en va mettre à mal les bookmakers.

De qualification pour la finale il n'y aura pas malheureusement cette année pour les héninoises.

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Mais bien plus qu'un lot de consolation, les joueuses et tout un club pourront s'enorgueillir d'une triple victoire.

La victoire d'un sport féminin qui n'en finit plus de s'émanciper et de s'affranchir des préjugés les plus machistes et rétrogrades. À travers leur épopée, ces 11 actrices et leurs adversaires du jour n'auront sans doute pas manqué de susciter bien des vocations chez de nombreuses jeunes filles.

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La victoire du cœur : entre 2 000 et 2 500 spectateurs présents venus d'horizons fort différents.
Un melting-pot d'âges, de conditions sociales et de cultures footballistiques.
Si certain(e)s auraient pu espérer une ambiance plus carnavalesque, les silences étaient bien ceux du respect et de l'attention portée au match offert.

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Les supporters ont "souffert" avec les joueuses mais le comportement de ces dernières sur la pelouse permit de faire oublier l'ampleur du score.
Les héninoises n'ont jamais rechigné à la tâche, aussi dure fut elle. Elles ont toujours manifesté l'envie de jouer.

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La victoire enfin de la simplicité.
Dans cette période où le football subit (bien plus qu'il ne créée) l'attitude imbécile de certains pseudo supporters mais aussi parfois de dirigeants et de joueurs, le FCF a su, à l'instar d'autres clubs locaux, démontrer que l'on peut se mettre à la hauteur d'un événement, en faisant les choses simplement, avec sérieux et passion.

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L'occasion pour nous de remercier très sincèrement madame Dorothée Dagor et son équipe pour leur engagement et leur accueil sympathique.

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Une triple victoire sur laquelle désormais il appartient à tous de capitaliser. C'est en tout cas le seul mal que nous pouvons souhaiter à cette association héninoise de football féminin.

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Bien avant l'élection de Steeve Briois, je n'avais pas manqué de pointer Bruno Bilde comme étant le maillon faible de l'équipe frontiste.

Deux raisons principales à ce constat  :
- la première parce que sur l'individu se concentre un pouvoir de décision hors sol, comme une espèce de droit de vie et de mort politique sur l'ensemble de celles et de ceux qui composent l'équipe frontiste. Bruno Bilde est à Steeve Briois ce que Florian Philippot est à Marine Le Pen.

- la seconde tient à la personnalité très clivante de cet élu incapable semble t'il d'appréhender l'adversité (ou ce qu'il juge comme telle) autrement qu'en s'engageant sur le chemin de la provocation puérile et de la grossièreté (et je resterai courtois).

Un mode de relation qui n'est pas en outre réservé aux seuls acteurs de l'opposition et qui dés lors, tôt ou tard lui reviendra tel un boomerang dans l'urne.
À cause de Bruno Bilde, Steeve Briois a d'ailleurs déjà perdu son pari vis à vis des agents communaux.

Il n'est donc nul besoin d'avoir fait de longues études pour comprendre que Bruno Bilde mis à terre, c'est toute la mécanique du FN local (notamment ...) qui elle aussi s'y retrouvera.

Voilà pourquoi Bruno Bilde est le maillon faible de cette majorité FN.

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Que Steeeve Briois en ait saisi ou non l'évidence n'y changera rien. Il existe un second maillon faible, et il ne peut s'agir que de lui.

Parce qu'en laissant agir à sa guise Bruno Bilde, il en a accepté et depuis longtemps les conséquences.
Et s'il l'ignore, ce qui serait fort surprenant, la dépendance à son compagnon de route est si forte, qu'il ne pourra qu'être entraîné dans sa chute.

L'après présidentielles et législatives pourraient être terrible pour ce duo et les comptes à rendre les submerger.

Patrick PIRET

Dans le dernier numéro du magazine municipal, la majorité Front national tente de s'en aller justifier le climat pour le moins délétère et ubuesque régnant au sein du conseil municipal ainsi que le spectacle affligeant donné à chacune de ses séances.

Rappelons que ce sont ces raisons qui nous conduisent à boycotter ces RDV et à inviter les membres du groupe minoritaire à agir de la sorte.

Et pour s'en justifier, le rédacteur s'en va dresser l'historique de cette assemblée sur ces dernières décennies et avancer que les conseils municipaux agités à Hénin Beaumont relève d'une vieille tradition.
Ainsi apprend-on que Pierre Darchicourt n'aura pas lui aussi échappé aux accrochages pugnaces avec un Saverio Maldonato des plus accrocheurs.

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Monsieur Saverio Maldonato, s'il n'éprouve aucune difficulté à reconnaître sa contribution à des débats accrochés tient toutefois à préciser qu'il existe bien une différence de taille, fondamentale   entre les séances du conseil municipal d'aujourd'hui et celles auxquelles il lui fut donner de participer en tant qu'élu.

Cette différence porte un nom : respect.
Respect des adversaires politiques et respect de la salle à l'égard de tous les élus.

Force est effectivement de constater que si un cran fut franchi sous les mandatures de Gérard Dalongeville et notamment la seconde, depuis mars 2014, des sommets ont été atteints en matière d'irrespect à l'égard des règles essentielles inhérentes à l'existence d'un débat démocratique.

Et pour l'ensemble des membres d'Hénin Beaumont Action d'inviter Steeve Briois et son adjoint à la communication à assumer pleinement la bassesse de leurs attaques déplacées et outrancières menées à l'encontre des journalistes de la VDN, sans avoir pour ce faire le besoin de se référer à nos pratiques, tout bonnement parce qu'elles sont aux antipodes de celles mises en place notamment ici par les représentants du FN.

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Je ne prendrai guère de risque en affirmant que ce que retiendront surtout les millions de téléspectateurs du débat télévisé de ce mardi soir entre les 11 candidats à la présidentielle n'est autre que l'attaque frontale de Philippe Poutou contre François Fillon et son "Nous, on a pas d'immunité ouvrière" lancé à Marine Le Pen.

Cela en dit long sur les besoins en matière de moralisation de la vie politique.

Ce besoin est aussi pour ma part l'une des raisons pour laquelle je me suis engagé sur Hénin Beaumont en 2007, tout bonnement parce que la où la vie politique s'exonère de certains repères et principes, l'injustice et l'iniquité ne sont rarement très loin.

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C'est dire que je n'ai pas attendu l'arrivée de Steeve Briois en mairie ni cette campagne présidentielle pour mener au sein de notre ville ce type de "combat", et ce sans jamais me soucier des sensibilités politiciennes des auteurs qu'il convenait de pointer.
Il n'est pas une mandature locale qui ait pu y échapper, sans que pour autant il me soit permis d'en tirer une quelconque satisfaction ou un quelconque plaisir.
Et d'ajouter par ailleurs que si l'historique héninois est dans le domaine de l'immoralité politique fort fourni, il ne peut justifier ne serait ce que l'idée de jouer les prolongations.

La moralisation de la vie politique se doit plus généralement de s'intéresser à tous ces élus dont les dires et les pratiques dissonent avec leur comportement ou qui s'éloignent des objectifs qu'ils prétendent promouvoir en invitant les citoyens à s'y conformer.

La moralisation de la vie politique se diffère de l'intrusion dans la vie privée. Parce que pour ceux qui s'y adonnent, c'est alors de bassesse dont il importait/importerait de parler.

Certes la moralisation de la vie politique ne suffit aucunement pour garantir l'efficacité des choix opérés et des actions menées. Mais la seule question qui vaille en la circonstance est évidente : pourquoi donc nous faudrait il choisir entre ces deux "options" ? Ne peut on pas être efficace et garant d'une moralité en politique ?

C'est bien sur la base de ces repères que nous ne manquons pas au sein d'Hénin Beaumont Action d'intervenir.
Certains pourraient avoir l'impression que notre action se confond avec une séance de tir aux pigeons. Sauf que pour notre part, les pigeons ne sont pas ceux qu'on croit... L'idée même que la population puisse être la perdante des disfonctionnements que nous dénonçons n'est pas acceptable.
Nous ne nous tenons en outre nullement responsable de l'actualité que l'on nous donne à vivre.

Nous ne sommes pas par exemple responsables de l'ouverture dés janvier 2016 d'une enquête préliminaire sur des emplois fictifs au groupe FN de l'ex Conseil Régional Nord-Pas-de-Calais. Et nous laisserons bien évidemment la justice décider des suites à donner.

Faut il pour autant avoir fait de longues études pour comprendre qu'être élu dans le sud de la France et percevoir dans le même temps et en l'espace de 3 mois 11 000 € en tant qu'assistant de groupe peut suffire pour agacer (http://www.courrier-picard.fr/21866/article/2017-04-05/emplois-fictifs-au-fn-nord-pas-de-calais-enquete-ouverte-des-janvier-2016). Que les faits fassent ou non l'objet d'une condamnation n'y changera rien chez ceux que de telles pratiques interpellent parce qu'elles les renvoient à leurs difficultés quotidiennes ?

Faut il avoir fait de longues études pour saisir qu'il existe pour le moins une jolie contradiction entre le fait de promouvoir la sortie de la France de l'Union Européenne et de faire valoir la protection qu'accorde une immunité parlementaire européenne pour refuser d'être entendue par la police judiciaire ?

Et qu'on nous explique pourquoi il serait absurde pour certains de considérer le recours à des emplois fictifs comme la source d'un enrichissement personnel, si les soupçons qui pèsent actuellement s'avéraient fondés ?
Parce que par définition, l'intérêt d'un parti, quel qu'il soit, ne peut s'assimiler à l'intérêt de tous les français. Et que sauf à se bander les yeux, l'intérêt d'un parti s'exprime bien à travers ses représentants, dont nombre d'entre eux, élus, perçoivent des indemnités.

Pourquoi ne devrions nous pas réagir sur l'usage qui est fait ici du magazine municipal ?
Pour qui se poserait éventuellement cette question, l'inviter à compter le nombre de tracts FN distribués depuis mars 2014 dans les boîtes aux lettres de la commune, et de le comparer avec celui de la période précédente.
Le ton employé dans ledit magazine pour traiter de certains "sujets" serait-il moins choquant si on le retrouvait dans un tract frontiste ?

Pourquoi ne sommes nous pas rester silencieux lorsque des élus de la majorité recourent à la protection fonctionnelle pour agir en justice ?
Non pas parce que chaque citoyen ne peut se prévaloir de cette prise en charge financière pour lui engager une procédure juridique ou se défendre s'il fait l'objet d'une plainte déposée par un élu.
Mais tout bonnement parce que c'est aux contribuables héninois de régler au final l'ardoise, dusse le motif de l'action intentée par un politique leur apparaitre futile.
Ce n'est pourtant pas en effet les priorités d'intervention budgétaire qui manquent dans ce bassin minier.

Ce qui décrédibilise François Fillon n'est pas forcément le fait d'inviter les français à se serrer la ceinture, mais bien de ne trouver dans le même temps rien à redire des sommes perçues par son épouse et deux de leurs enfants, pour une activité d'assistant parlementaire entre 2005 et 2007 (c'est une somme de 831 440 € qu'a avancé le canard enchaîné).
Quant à la réponse à la question portant sur l'existence ou non d'emplois fictifs, elle n'est pour nombre de citoyens que la cerise sur le gâteau, et non sa base.

S'il n'est pas de comparaison possible entre l'affaire dite Fillon et de récentes déclarations de Christopher Szczurek, adjoint à la culture à Hénin Beaumont, c'est en revanche le même mécanisme "hors sol" qui semble être en action.
Qu'il nous explique où se situe la cohérence pour un élu affirmer que l'assimilation ne passe que par le travail, lorsque ce même élu, qui se présente comme un petit fils d'immigré polonais n'a jamais travaillé ... sauf au FN (http://www.lejdd.fr/Politique/Petit-fils-d-immigre-et-elu-Front-National-857531) ?

Hénin Beaumont ne peut plus, ne doit pas se contenter d'un "c'était pas pire avant" et de pots de fleurs.
Il faut être au contraire porteur d'une véritable ambition, qui pour être réaliste, s'appuie sur les compétences. Une ambition qui libère les énergies citoyennes car elles existent.
Une ambition qui promeut le respect des différences et les aborde à chaque fois que possible sur le registre de la complémentarité et des potentialités.

C'est pour ma part, sur cette base que je continuerai avec mes ami(e)s de couvrir le terrain, pour être à l'écoute de tous, sans me préoccuper du "pour qui ?" les uns ou les autres ont pu un jour voter. C'est non seulement un préalable à la construction d'un autrement mais c'est aussi je vous l'assure un réel plaisir.

Patrick PIRET

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Avec la révocation de René GOBERT, Steeve Briois donne à voir une image fort particulière de sa relation aux organisations syndicales, à mille lieux des déclarations pourtant récentes de Marine Le Pen sur ce sujet.

L'actualité abonde d'exemples quant à la considération qu'éprouvent des candidat(e)s à la présidentielle pour l'action de la justice.

Est là une raison suffisante pour un maire agir de la sorte ?

Avec cette révocation, Steeve Briois semble faire preuve d'une très grande imprudence.

Qu'il puisse reprocher à un agent communal son activité facebookienne n'est pas surprenant. Il suffit pour s'en convaincre de voir sur ce réseau social le sort réservé à tout ce qui de loin ou de prêt s'apparente à une critique négative de son action : opposition, média, associations, pour ne citer que des organisations.

René GOBERT est un agent de la fonction publique territoriale à l'encontre duquel le conseil de recours disciplinaire saisi par le 1er magistrat s'est prononcé pour un simple blâme.
"Insuffisant pour le maire qui en plus de faire appel, vise le responsable CGT, sans attendre la fin de la procédure." (Source l'Humanité du 3 avril 2017).

Que n'a t-on pourtant entendu nombre de représentants FN demander l'épuisement des voies de recours avant d'être définitivement jugé ?

Un blâme, disions nous, c'est à dire une sanction d'un niveau bien moindre que ne l'est la révocation, l'agent concerné ne percevant plus en effet son salaire.

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Une révocation d'autant plus incompréhensible qu'il eut été possible à Steeve Briois de saisir le Centre de gestion pour étudier la faisabilité d'affecter ce fonctionnaire sur une autre commune.
Nous serions fort surpris qu'il ait souhaité agir ainsi.

En l'état, il n'est pas improbable que le tribunal administratif ait à se pencher sur la légalité de l'acte pris par Steeve Briois et à définir pour ce faire le statut avec lequel s'était exprimé monsieur GOBERT (en tant que fonctionnaire ? Dans l'exercice de son mandat syndical ? À titre personnel ?).

Pour ce qui nous concerne, nous ne pouvons de nouveau que nous interroger sur ce qu'il pourrait en être du montant de l'ardoise à régler alors par le contribuable héninois.

Certes, la représentation par un avocat n'est pas obligatoire devant le tribunal administratif si le litige porte sur des décisions d'ordre individuel concernant les agents publics.

Elle n'est pas toutefois et au demeurant interdite.

Alors qu'en sera t'il monsieur le maire ? Les contribuables héninois auront ils encore à supporter des frais inhérents a cette énième procédure juridique ?

La révocation de cet agent n'est pas indolore sur le plan humain. Il se pourrait qu'il en soit aussi ainsi sur le plan financier.

L'avenir nous dira également si le climat social au sein de la mairie y gagnera
Sur ce point précis, le tract publié très récemment par Solidaire Sud nous laisse à penser que le bras de fer ne fait que commencer.

Enfin, et à l'heure, où selon Le Canard Enchaîné et l'AFP, le parquet de Lille a ouvert une enquête préliminaire sur des soupçons d'emplois fictifs au sein du groupe FN du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais entre 2010 et 2015, cette révocation a pour le moins le goût amer de l'outrance.

À suivre

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Avec son 10ème vide grenier organisé ce dimanche au bord des eaux, la Grande Récré de Pantigny a su mettre à la disposition de son organisation bien huilée une météo ensoleillée.
Cette amicale de parents d'élèves a donc lancé de la plus belle des façons qui soit la saison 2017 des braderies et autres marché aux puces.

Mais qu'en sera t-il vraiment de cette saison 2017 ?

Les héninois sont friands de ces RDV qui représentent en outre une opportunité pour de très nombreuses associations organisatrices, de se faire connaître, de dégager des bénéfices afin de financer leurs activités et d'animer un quartier le temps d'une journée.

Nous nous étions exprimés sur la nécessité d'inviter à la mutualisation des énergies et compétences pour que ne s'amoindrisse l'intérêt de la population pour ces événements.

Nous n'avions pas manqué aussi d'inviter Steeve Briois dés le mois d'août 2016, à créer un fonds de sécurisation des manifestations.

Tout bonnement parce que nous estimons que nous sommes dans un contexte où il ne s'agit nullement de jouer avec la sécurité des personnes, mais où il ne peut être non plus concevable de demander aux organisateurs de consacrer une grande partie si ce n'est la totalité des bénéfices dégagés au règlement du coût occasionné par la présence d'agents de sécurité.

Nous n'avons bien évidemment pas été écoutés - pensez donc, une opposition capable d'être force de proposition, ça n'existe pas ... - et aujourd'hui, le constat est malheureusement sans appel : nombre d'associations, et non des moindres, ont décidé de jeter l'éponge.

En l'espace de 2 années, Steeve Briois à commis une double erreur : la première fut de dire "oui" à toutes nouvelles demandes concernant la création de nouveaux marchés aux puces conduisant parfois et sur un même week end à la programmation de plusieurs RDV de ce type, et donc à un tarissement de cette source de financement complémentaire pour les associations.

La seconde en optant pour des dépenses que nous jugeons non prioritaires et que nous avons pointées - sapin devant la mairie, bâche, etc. - autant de milliers d'euros qui auraient pu être consacré notamment à l'alimentation de ce fonds de sécurisation.

Nous n'admettons pas que l'on puisse - délibérément ou non - corriger une erreur en en commettant une seconde...
... voire une troisième ...

Nous apprenons en effet que le secours populaire français vient de se voir refusé l'autorisation d'organiser son marché aux puces....

Consternant de médiocrité.

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En baisse dans plusieurs sondages et notamment en ce qui concerne les intentions de vote des agents de la fonction publique d'Etat, Marine Le Pen vient d'accorder un entretien à Acteurs Publics.

Ce sont pour le moins plusieurs de ses déclarations qui pourraient intéresser le personnel communal d'Hénin Beaumont.

Des propos dont la portée sont en effet de nature à remettre en cause les pratiques de celui qu’elle aime à nommer le meilleur d’entre eux, des pratiques qui manifestement font, et c’est le moins que l’on puisse dire, l’objet d’un mécontentement grandissant et partagé.

Ainsi Marine Le Pen s’engagerait si elle était élue à « dégeler le point d’indice pour faire varier le traitement des fonctionnaires en fonction du coût de la vie. Le point d’indice sera par ailleurs revalorisé dès le début du quinquennat, de 1 %. C’est une juste compensation de l’effort accompli depuis 2010. » nous dit-elle.
Les territoriaux trouveront donc dans ses dires de quoi s’en aller interpeller les élus de la majorité sur les compensations de leurs efforts qu’exige depuis 2014 la politique de communication voulue par Steeve Briois.

Pour la présidente du FN, «je ne toucherai pas au statut de la fonction publique. Il permet de les protéger contre toute atteinte et pression de la sphère politique."
Voilà qui ne devrait pas manquer de faire sourire (jaune) du côté des organisations syndicales et notamment Solidaires Sud qui pèle mêle s’interroge sur des projets de privatisation de la majorité frontiste : gestion financière de la collectivité, centre aéré, entretien des locaux, piscine publique ou bien encore cuisine centrale. Au-delà de la question de la privatisation, c’est aussi celle de la qualité des prestations rendues qui est en jeu. C’est un sujet sur lequel nous reviendrons.

Marine Le Pen toujours affirme que "Les syndicats doivent continuer de défendre les fonctionnaires et de militer pour de plus justes conditions." Sans doute serait elle alors bien inspirée de tirer l’oreille de son « poulain ». Parce qu’à Hénin Beaumont, plusieurs représentants syndicaux parlent très clairement de « menaces, de mesures vexatoires, d’intimidations, d’irrespects des avis des conseils de discipline et de la commission de réforme, devenus le lot quotidien de militants syndicaux ». Et tout comme nous nous en étions fait l’écho à différentes reprises, on parle aussi de souffrance au travail. Pire encore, est avancé le mépris quant à l’application d’une disposition réglementaire auquel pourtant les agents concernés auraient droit.

Ces accusations sont particulièrement graves. Elles recoupent les témoignages qui nous sont apportés et ne sont pas non plus sans nous rappeler les motifs pour lesquels fin 2016 FO pris la décision de boycotter le comité technique présidé par Steeve Briois.
Nous sommes véritablement bien loin de l’image d’un maire qui se voudrait être celui de tous les héninois.

Pour ce qui nous concerne, s’il est un engagement que d’ores et déjà il nous est aisé de réaffirmer, c’est notre attachement au dialogue permanent avec les agents communaux et leurs représentants, dans le respect des attributions de chacun et des dispositions réglementaires qui l’encadre. Nous ne pouvons comprendre que ce qui devrait pourtant relever d’un mode de fonctionnement banal puisse être appréhendé dans un climat de défiance et d’instrumentalisation.

Parce qu’à Hénin Beaumont, nous ne savons que trop bien la priorité qu’il convient d’accorder à la proximité et l’écoute. Ce sont là deux piliers de la confiance sans laquelle, aucun avenir constructif et durable n’est envisageable. Et ce qui vaut pour la population vaut aussi et bien évidemment pour les fonctionnaires territoriaux.

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Sur les emprunts toxiques, Steeve Briois s'est exprimé à plusieurs reprises, soit pour fustiger la lenteur de son prédécesseur sur ce dossier, soit pour s'attribuer les mérites d'une sortie de l'impasse dans laquelle notre ville était engagée.

Nous ne retiendrons que deux de ses déclarations.

Celle du 21 octobre 2011 : "A Hénin-Beaumont, l’équipe de Binaisse a attendu deux ans pour s’occuper du dossier. Gouverner, c’est prévoir. Or, la majorité municipale ne gouverne pas, elle gère la décadence."

Celle du 7 juin 2016 : "Hénin Beaumont est sortie des emprunts toxiques ; notre commune ne risque donc plus la banqueroute ! "

La vérité est tout autre puisque ce n'est pas l'action politique de Steeve Briois qui conduira prochainement notre ville à voir cette épée de damoclès budgétaire s'éloigner de sa tête.

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Ce sont en effet 85% des 676 collectivités françaises (de droite comme de gauche, petites ou grandes) qui ayant souscrit ce type d'emprunt percevront une aide de 2,56 milliards d'euros de la part de l'Etat.
Les 15% restantes ne bénéficieront d'aucun soutien et notamment parce que certaines ont pris elles le parti de croiser le fer en justice avec Dexia.

Dans cette histoire, Steeve Briois n'est ni plus ni moins qu'un élu très très chanceux et fort heureux de bénéficier d'une mesure pourtant fort discutable et dont le coût sera à supporter par les contribuables.

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Ce 21 mars, nous interpellions par courrier (publié ce même jour sur ce présent blog) le président du groupe
minoritaire aux fins de l'alerter sur une situation pour le moins surprenante et de lui demander de poser à Steeve Briois lors de la prochaine séance du conseil municipal, et comme il en a le droit, la question orale suivante : quel est le montant du paiement acquitté par la ville d'Hénin Beaumont pour l'acquisition et la pose d'une bâche masquant l'échafaudage installé pendant les travaux de rénovation de la façade de la mairie ?

Force est de reconnaître que la réponse ne s'est pas fait attendre, ce dont nous remercions vivement Eugène Binaisse, président dudit groupe minoritaire.

L'argumentaire employé pour expliquer le rejet de notre requête ne manque pas d'intérêt et trois points plus précisément ont retenu notre attention. Nous les reprenons ci dessous :
- primo, l'effet esthétique de cette bâche est indéniable ;
- secundo, le premier magistrat a donné une première réponse
- tertio, le groupe minoritaire décide seul des démarches à entreprendre.

Ce sont là trois éléments riche d'enseignements que nous ne manquerons pas de tirer pour convenir des perspectives à venir.

En attendant, difficile toutefois de ne pas apporter et dés à présent les précisions suivantes :
- premièrement parce que ce que nous avons remis en cause n'est nullement liée à l'esthétisme de cette bâche mais la pertinence qu'il peut y avoir à dépenser de la sorte - et sur ce type d'achat - compte tenu des priorités sur lesquelles il conviendrait d'investir. C'est bien de choix budgétaires dont il s'agit.
Que cette bâche eut été perçue comme laide n'aurait rien changé à l'affaire. Faute de quoi, il reviendra au groupe minoritaire d'encourager Steeve Briois à faire l'acquisition de nouveaux pots de fleurs, de gros sapins ou autres objets ostentatoires et clinquants.

- deuxièmement, faut-il comprendre qu'il suffit désormais à Steeve Briois de parler pour accepter l'idée de ne pouvoir remettre en cause ses propos, même lorsque ces derniers apparaissent grandement insuffisants ?
Ce n'est pourtant pas faire preuve d'un esprit belliqueux que de vouloir
s'assurer du respect des contribuables et/ou des procédures qui encadrent les marchés publics.
Nous n'osons imaginer qu'il puisse être d'autres motivations pour
avancer de tels éléments.

- troisièmement et c'est là sans doute l'argument le plus significatif pour expliquer les raisons de ce refus de relayer au sein même du conseil municipal la préoccupation que nous ne sommes pourtant pas seuls à exprimer : "Agissons unis pour Hénin Beaumont", mais le groupe minoritaire décide seul des démarches à entreprendre.

C'est pour ce qui nous concerne bien noté. Les leçons du passé n'ont manifestement pas été tirées.

Dont acte.