Sur les emprunts toxiques, Steeve Briois s'est exprimé à plusieurs reprises, soit pour fustiger la lenteur de son prédécesseur sur ce dossier, soit pour s'attribuer les mérites d'une sortie de l'impasse dans laquelle notre ville était engagée.

Nous ne retiendrons que deux de ses déclarations.

Celle du 21 octobre 2011 : "A Hénin-Beaumont, l’équipe de Binaisse a attendu deux ans pour s’occuper du dossier. Gouverner, c’est prévoir. Or, la majorité municipale ne gouverne pas, elle gère la décadence."

Celle du 7 juin 2016 : "Hénin Beaumont est sortie des emprunts toxiques ; notre commune ne risque donc plus la banqueroute ! "

La vérité est tout autre puisque ce n'est pas l'action politique de Steeve Briois qui conduira prochainement notre ville à voir cette épée de damoclès budgétaire s'éloigner de sa tête.

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Ce sont en effet 85% des 676 collectivités françaises (de droite comme de gauche, petites ou grandes) qui ayant souscrit ce type d'emprunt percevront une aide de 2,56 milliards d'euros de la part de l'Etat.
Les 15% restantes ne bénéficieront d'aucun soutien et notamment parce que certaines ont pris elles le parti de croiser le fer en justice avec Dexia.

Dans cette histoire, Steeve Briois n'est ni plus ni moins qu'un élu très très chanceux et fort heureux de bénéficier d'une mesure pourtant fort discutable et dont le coût sera à supporter par les contribuables.

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Ce 21 mars, nous interpellions par courrier (publié ce même jour sur ce présent blog) le président du groupe
minoritaire aux fins de l'alerter sur une situation pour le moins surprenante et de lui demander de poser à Steeve Briois lors de la prochaine séance du conseil municipal, et comme il en a le droit, la question orale suivante : quel est le montant du paiement acquitté par la ville d'Hénin Beaumont pour l'acquisition et la pose d'une bâche masquant l'échafaudage installé pendant les travaux de rénovation de la façade de la mairie ?

Force est de reconnaître que la réponse ne s'est pas fait attendre, ce dont nous remercions vivement Eugène Binaisse, président dudit groupe minoritaire.

L'argumentaire employé pour expliquer le rejet de notre requête ne manque pas d'intérêt et trois points plus précisément ont retenu notre attention. Nous les reprenons ci dessous :
- primo, l'effet esthétique de cette bâche est indéniable ;
- secundo, le premier magistrat a donné une première réponse
- tertio, le groupe minoritaire décide seul des démarches à entreprendre.

Ce sont là trois éléments riche d'enseignements que nous ne manquerons pas de tirer pour convenir des perspectives à venir.

En attendant, difficile toutefois de ne pas apporter et dés à présent les précisions suivantes :
- premièrement parce que ce que nous avons remis en cause n'est nullement liée à l'esthétisme de cette bâche mais la pertinence qu'il peut y avoir à dépenser de la sorte - et sur ce type d'achat - compte tenu des priorités sur lesquelles il conviendrait d'investir. C'est bien de choix budgétaires dont il s'agit.
Que cette bâche eut été perçue comme laide n'aurait rien changé à l'affaire. Faute de quoi, il reviendra au groupe minoritaire d'encourager Steeve Briois à faire l'acquisition de nouveaux pots de fleurs, de gros sapins ou autres objets ostentatoires et clinquants.

- deuxièmement, faut-il comprendre qu'il suffit désormais à Steeve Briois de parler pour accepter l'idée de ne pouvoir remettre en cause ses propos, même lorsque ces derniers apparaissent grandement insuffisants ?
Ce n'est pourtant pas faire preuve d'un esprit belliqueux que de vouloir
s'assurer du respect des contribuables et/ou des procédures qui encadrent les marchés publics.
Nous n'osons imaginer qu'il puisse être d'autres motivations pour
avancer de tels éléments.

- troisièmement et c'est là sans doute l'argument le plus significatif pour expliquer les raisons de ce refus de relayer au sein même du conseil municipal la préoccupation que nous ne sommes pourtant pas seuls à exprimer : "Agissons unis pour Hénin Beaumont", mais le groupe minoritaire décide seul des démarches à entreprendre.

C'est pour ce qui nous concerne bien noté. Les leçons du passé n'ont manifestement pas été tirées.

Dont acte.

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Hénin Beaumont, le 21 mars 2017

 

Monsieur le Président,

À plusieurs reprises, les membres d'Hénin Beaumont Action ont évoqué publiquement le sujet de la bâche imprimée masquant l'échafaudage installé pendant les travaux de rénovation de la mairie.

Nous n'avons pas manqué notamment de soulever la question du coût de cette installation comme de nombreux héninois et internautes.

A l'interrogation de l'un deux il fut répondu par la municipalité que "La bâche est fournie par les prestataire chargée de la rénovation."

Dés lors, ce sont pour le moins deux hypothèses que soulève l'insuffisance d'une telle réponse :

1) une volonté délibérée de la majorité de ne rien dire aux héninois des dépenses engagées réellement par la majorité pour l'acquisition et la pose de la dite bâche.

2) un "cadeau" fait à la municipalité par l'entreprise retenue.

La passation d'un marché public est comme vous le savez "soumise à des règles de procédure et de publicité. D'une part, l'organisme public doit se conformer à une procédure, déterminée en fonction de la valeur de l'achat et de son objet (travaux, fournitures, services). D'autre part, et pour garantir une concurrence satisfaisante, il doit appliquer des règles de publicité, qui varient elles aussi, en fonction de l'organisme (collectivité, État, etc.), de la valeur estimée et de l'objet de l'achat."

C'est pourquoi et afin de lever toute forme d'ambiguïté, je vous serai reconnaissant de bien vouloir poser lors du prochain conseil municipal, et comme cela est votre droit, la question orale suivante : "Quel est le montant du paiement acquitté par la ville d'Hénin Beaumont pour l'acquisition et la pose de ladite bâche ?"

L'absence de réponse de la majorité frontiste ou votre éventuel refus de relayer bien plus que notre seule préoccupation, nous renforcerait dans l'idée de l'inutilité de siéger au sein du conseil municipal.

Je vous prie de croire, monsieur le président en l'expression de ma considération distinguée.

le président d'Hénin Beaumont Action,

Patrick PIRET

 

 

L'illusion était presque parfaite sauf pour le porte monnaie des héninois(e)s

Ce 8 mars, Steeve Briois s'est de nouveau laissé tenté par un exercice d'auto satisfaction.
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Selon nos informations et nos estimations, le coût généralement affiché pour l'acquisition de ce type de bâche serait de 12 000 €, et ce, nonobstant le prix susceptible d'être demandé pour la pose.

12 000 € ... 9 mois ...

Et de s'interroger sur le sens de cette réponse donnée à un internaute questionnant la municipalité quant au coût de cette bâche : "La bâche est fournie par les prestataire chargée de la rénovation."

Quelle entreprise accepterait en effet de ne pas facturer une telle dépense à son client ? Et pourquoi alors de réponse précise il n'a pas été apportée à cet internaute ?

L'illusion municipale pour être parfaite demanderait quelques explications ... que nous n'aurons sans doute jamais.

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"Pendant deux ans, les auteurs ont enquêté dans trois villes dirigées par le Front national : Hayange, Beaucaire et Hénin-Beaumont.
Partis à la rencontre des élus et de la population, ils les ont écoutés, entendus et photographiés. Le résultat est inédit : un reportage en forme de roman-photo.
Ce documentaire photographique est un témoignage unique. Le constat est sans appel, le Front national progresse là où les partis majoritaires ont abdiqué.
Il comble le vide en menant une gestion de proximité qui se matérialise par un peu plus de propreté, quelques fleurs, des animations à Noël, une fête du cochon, une police municipale renforcée… et en tenant un discours anxiogène sur les migrants, l’islam, l’Europe." (Source : Arène.fr)

L'historienne Valérie Igounet et le photographe Vincent Jarousseau étaient ce jeudi soir présent à Hénin Beaumont pour rendre compte de leur travail et dédicacer leur ouvrage.

Nous étions présents et ce que nous y avons entendu nous conforte dans notre démarche, notre approche de la situation, notre conception de la politique locale et dans le rapport que nous souhaitons avoir avec tous les héninois(e)s.

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Un moment unique où l'espace de quelques heures, élus frontistes, citoyens héninois et différentes formes d'opposition se sont pliés à l'exercice auquel nous prenons soin de nous adonner : le respect du droit à l'expression de chacun.

Pour certain, ce fut manifestement une première : il leur faudra pourtant s'y habituer. Parce que pour ce qui nous concerne, nous ne cesserons de l'exercer, par respect de tous les héninois à qui nous continuerons de nous adresser, dans le respect de nos différences voire de nos divergences. C'est ainsi en effet que nous escomptons faire évoluer les rapports de force, qui ne sont, somme toute, qu'une photographie à un moment donné.

Avec cette histoire de bâche, le souhait de ne pas être pris pour des babaches.

Parce qu'à toucher à la bourse des héninois(e)s, nous n'admettrions pas qu'ils puissent être pris pour des boubourses.

À la question légitime d'un internaute postée sur la page Facebook de la ville "C'est bien beau cette bâche, mais ça a coûté combien ?! Cet argent n'aurait pas pu être utilisé autrement ?!?!", voici la réponse qui lui fut faite.

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En bon babaches que nous ne sommes pas, nous aimerions alors obtenir quelques précisions.
Parce qu'en l'état, deux hypothèses peuvent être avancées :

1) la première et la plus logique voudrait que le coût lié à la fabrication et à la pause de ladite bâche soit intégrée à la facture globale. Et d'inviter alors un des représentants de la majorité à lever la tête de quelques centimètres (ou dans le pire des cas à tourner les pages du document financier) si son regard s'était arrêté sur le total facturé .

2) la seconde viendrait à considérer cette bâche comme un cadeau fait à la mairie. Et dés lors nous ne manquerions pas d'adresser à Steeve Briois de nouvelles questions.

À suivre...

Baisse des impôts locaux : Ben voyons !

À force de jouer sur les mots, le FN s'arrange avec les chiffres.

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Dans le dernier numéro du magazine du Conseil Régional, le FN utilise son espace d'expression libre pour promouvoir notamment la politique de Steeve Briois. Il y affirme ainsi que le maire d'Hénin Beaumont y a fait baisser la taxe d'habitation de 10%.

Un simple coup d'oeil sur votre fiche d'imposition vous permettra de rétablir la vérité : les 10% de baisse ne concernent que la part communale de cette taxe d'habitation (soit 18.52% en 2016).

Autant dire que l'impact mirobolant annoncé sur votre pouvoir d'achat est inversement proportionnel à l'effet d'annoncé : quelques petites dizaines d'euros tout au plus pour les ménages les plus aisés de la ville (et alors que dans le même temps, la valeur locative qui constitue la base d'imposition pour l'établissement de la taxe foncière et de la taxe d'habitation a elle augmenté de 1%, soit l'équivalent d'environ 10€ supplémentaire à régler pour le contribuable).

Force est de constater que le même constat s'applique pour la taxe foncière.

Et dés lors pour Steeve Briois d'y aller de sa petite musique en affirmant faire plus en dépensant moins.

Tout cela sonne tellement beau.
Tout cela sonne cependant tellement faux.

Qui peut croire que les choix budgétaires réalisés par Steeve Briois puissent servir sur le long terme l'intérêt des héninois et de leurs enfants à être porteurs de nouvelles ambitions ?

Qui peut croire sérieusement que les choix budgétaires arrêtés par Steeve Briois sont de nature à inscrire notre ville et le territoire minier dans une dynamique d'investissement humain et d'équipement que requièrent pourtant les enjeux du 21éme siècle. Dites nous donc monsieur Briois comment Hénin Beaumont pourrait il y échapper ?

Les héninois se souviendront que c'est pourtant à la fin du bal qu'on paye les musiciens, y compris lorsque le chef d'orchestre, faute de n'avoir brasser que du vent, n'est plus là.

À force de jouer sur les mots, le FN s'arrange avec les chiffres mais hypothèque surtout fortement les "révolutions" qu'il conviendrait pourtant d'opérer, pour sortir enfin notre ville et ses habitants des dizaines d'années de paternalisme et de démagogie qui aujourd'hui encore, prospèrent aux dépends des populations les plus fragiles.

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Monsieur Briois

Depuis des mois et des mois, et tout comme chaque année suite à votre élection de mars 2014, vous aimez à annoncer la construction prochaine de différents équipements et vous attribuer la paternité ce qui par d'autres fut initié.

Ce sont là des méthodes dont les héninois ne sont pas aussi dupes que ce que sans doute vous pourriez le penser.

Mais au delà de ce propos introductif, qui s'il s'éternisait ne vaudrait guère plus que de puériles querelles politiciennes, il y a plus ennuyeux : un manque total de perspectives, un manque total d'ambition, un manque total de clairvoyance.

Je n'aborderai dans le présent courrier qu'un seul exemple - quand bien même et j'invite les héninois à nous croire car il en est d'autres sur lesquels d'ailleurs nous reviendrons - celui de la salle des fêtes.

La ville d'Hénin Beaumont pouvait s'enorgueillir jusqu'à peu encore de disposer d'un équipement qui à défaut d'être exemplaire, pouvait remplir différentes fonctions.
Cette salle pour des raisons difficilement critiquables est d'ores et déjà condamnée. Et dés lors, les possibilités d'accueil et d'action offertes à la population comme aux associations locales s'en trouvent forcément et fortement impactées.

Une politique d'équipements recommande selon nous bien davantage que de veiller à leur entretien. Elle réclame aussi de la prospective, cette capacité d'imaginer sur la base de besoins identifiés les réponses aux attentes actuelles et futures.

Et pourtant, aujourd'hui, sans que vous n'ayez pris soins - ou ne soyez en mesure - d'être plus précis, vous annoncez un ensemble de logements et une salle municipale de 400m2 (plus petit qu'un terrain de basket ball soit dit en passant) en remplacement d'un cèdre bleu dont vous aviez promis aux électeurs sa réouverture.

C'est là aussi et indéniablement une nouvelle promesse non tenue monsieur Briois, et ce pour un équipement dont il est difficile d'imaginer que son délabrement fut stoppé dés votre arrivée en mairie...

D'ores et déjà, nous affirmons que cette salle municipale ne porte en aucune façon l'ambition qu'il conviendrait pourtant d'avoir dans une ville de 26 000 habitants, implantée en plein cœur du bassin minier.

Ce n'est pas faire de la politique politicienne que d'énoncer pour le moins les conséquences en la matière de vos choix budgétaires et de vos politiques :
- des incidences sur les disponibilités de l'Espace François Mitterrand dont on mesure déjà non seulement les dérangements occasionnés mais aussi les limites d'y recourir pour y organiser des RDV type salon ;
- des incidences pour les particuliers désireux de disposer d'un lieu adéquate pour y célébrer des événements familiaux et qui n'auront donc d'autres choix que de se rabattre sur des salles plus petites et à la capacité d'accueil insuffisante (voilà pourquoi nous craignons aussi pour le devenir de toutes les maisons de quartier) ou d'aller s'enquérir en dehors de la ville en vue d'obtenir une réponse plus conforme à leurs attentes.
- des incidences pour les acteurs du monde associatif et des acteurs sociaux qui verront donc dans le détournement de l'usage de leur lieux usuels d'intervention des difficultés supplémentaires pour eux poursuivre ou développer leur activités

Voilà pourquoi, et en sus de nos sérieuses divergences quant aux valeurs auxquelles nous et vous nous référons, nous ne pouvons adhérer aux politiques que vous menez à Hénin Beaumont.
Tout bonnement, parce qu'elles manquent de souffle.
Tout bonnement parce qu'elles se traduisent par des coûts financiers inappropriés aux situations rencontrées par nos concitoyens.
Tout bonnement parce qu'elles privent par des reconversions urbanistiques hasardeuses, notre ville d'un avenir différent de celui auquel, si les choses devaient en rester là, elle est promise : celui de la reconduction de ses difficultés.

Voilà qui est très sincèrement et fortement regrettable. Nous pourrions parler en effet de gâchis voire de scandale !

Je vous prie de croire, monsieur le maire, en mon dévouement le plus total et sincère pour le devenir d'Hénin Beaumont et de ses habitants.

Patrick PIRET.