Dans le dernier numéro du magazine municipal, nous apprenons que la commune envisage la création d'un centre social.

Ce projet n'est en l'état ni critiquable, ni nouveau. Nous pourrions mêmes parler si ce n'est d'Arlésienne, d'un vieux serpent de mer.

Pour autant et d'ores et déjà il appelle de notre part différentes remarques et interrogations.

Hénin Beaumont dispose depuis de nombreuses années de maisons de quartier. Dés lors 3 options pourraient voir le jour :

1) La fermeture des MDQ et la création d'un centre social soit via la reconversion d'un équipement existant, soit par le biais d'une nouvelle construction.

2) La mise en place d'un projet social articulé autour des différentes MDQ et autres structures type Escapade.

3) La création d'un nouvel équipement venant s'ajouter à l'existant des MDQ.

Ces trois options bien évidemment ont un coût différent. Compte tenu du contexte budgétaire que l'on connaît, elles doivent faire l'objet d'une étude sérieuse, tant sur les dépenses d'investissement que sur celles de fonctionnement (rémunération des personnels et des intervenants, budget d'animation, fluide, etc.).

Pour couvrir régulièrement et depuis plusieurs années les RDV proposés par les MDQ, ce que nous percevons est un appauvrissement important des moyens dédiés actuellement au fonctionnement de ces lieux d'activités. Soyons très clair, il ne s'agit nullement de remettre ici en cause l'action des agents municipaux au sein de ces maisons.

Mais il est seuils en deçà desquels il est préférable de parler de deuils, des deuils face auquel l'ingéniosité pédagogique ne peut plus grand chose...

Et de s'interroger dés lors s'il ne s'agit pas là d'une stratégie visant à inviter les financeurs parmi lesquels la CAF à se substituer en la matière à la ville.
S'il en était ainsi, disons le très clairement, le pari serait perdu d'avance.

Comme dans toute démarche de ce type, la désignation d'un chef de projet apparaît aussi indispensable.
Nous n'avons pas eu d'écho d'une telle nomination ou d'un recrutement.

Voilà qui est ennuyeux lorsqu'on prétend engager une phase de participation active avec les habitants, les associations et autres acteurs locaux.
Combien étaient ils en effets ces habitants, associations et autres acteurs locaux lors de la réunion publique de lancement le 12 octobre dernier ?
Nous laisserons à Steeve Briois le soin de vous confirmer ce que nous savons déjà... Pas bézef serait ici un fort bel euphémisme.

Qu'on eut désiré éviter la confrontation d'idées et la concertation qu'on ne s'y serait pas pris autrement.

Steeve Briois se voit rendre ici la monnaie de sa pièce.

Les fêtes champêtres n'ont en effet jamais fait une politique de cohésion sociale.

L'appauvrissement des MDQ tel que nous l'évoquions ci avant n'a pas manqué de couper ces dernières d'une bonne partie de leurs usagers.

Quant au délai pour les personnes intéressées se retourner et participer à ladite réunion publique, comment dire ? ... ri-di-cu-le !

Un projet de création d'un centre social prend plusieurs années avant d'aboutir, lorsqu'on désire en faire un outil de qualité au service des habitants et non des politiques.

Les conditions de lancement nous laissent craindre d'ores et déjà un échec tant dans son élaboration que dans son éventuelle mise en œuvre.

Pas de quoi en l'occurrence justifier cet énième "cocorico" de la majorité, même dans son magazine municipal.

Parce qu'à ce stade Steeve Briois est à mille lieux des ambitions que pourtant il affiche.
Et la désillusion aura elle aussi un coût : financier et humain.

Dans un courrier ce 28 septembre, Steeve Briois informe les riverains de la rue Octave Legrand de l'installation de 2 radars pédagogiques dans ladite rue sur une période de 21 jours.

Il précise en effet que des riverains ont attiré son attention sur la vitesse de circulation des automobilistes dans cette voie.

Et de conclure que si les résultats de l'analyse confirme une vitesse importante, une étude sera menée afin de proposer des aménagements de voirie et la mise en place de contrôle de vitesse régulièrement par la police municipale.

Hum ... ça sent le coussin berlinois ou bien le rétrécissement de voie ça.

L'avenir le dira mais sans l'attendre nous sommes heureux de voir que monsieur le maire ait cru bon enfin répondre -et pour partie seulement - au courrier que nous n'avions pas manqué de lui adresser le 17 mars 2016, ... voilà donc plus de 19 mois.

Une lettre dans laquelle nous évoquions que soucieux de contribuer au devenir de notre ville d'Hénin Beaumont, nous privilégions autant que se peut l'action et l'anticipation aux réactions et à la précipitation, dont on sait à quels résultats peu glorieux elles conduisent fort souvent.

Et de lui rappeler que nous n'avions pas manqué d'alerter ses prédécesseurs sur la situation de la rue Octave Legrand. avec parmi les problèmes pointés :
- le danger pour les piétons - parmi lesquels des personnes âgées, des enfants et des mères promenant en poussette leur nourrisson - de se maintenir en certains endroits sur le trottoir,
- les risques matériels ou corporels liées à la circulation des véhicules motorisés (2 roues, voitures et camions) pour les conducteurs mais aussi les propriétaires d'une voiture désireux de se stationner.

Ces 2 aspects n'étant au final que les 2 faces d'une même pièce.

Et d'en conclure, après avoir pris l'attache de la quasi totalité des riverains, de l'intérêt possible de la mise en sens unique de ladite rue.

Nous avions alors et bien évidemment recommandé de mesurer au préalable l'impact de ce changement souhaité sur l'ensemble du quartier Kennedy.

Soyons honnête, nous n'avons aucune illusion quant au fait d'être ceux présentés par Steeve Briois comme des riverains dans son courrier.

Pensez donc, pour le maire reconnaître que nous ses opposants haineux et revanchards puissions être à l'origine d'une idée méritant d'y accorder ne serait ce qu'un peu d'attention ...
Non, vous n'y pensez pas.

En attendant ce sont 19 mois de perdus qui ne pourront être mis au crédit de Gérard Dalongeville ou d'Eugène Binaisse.

Le bon sens semble malheureusement ne rien peser face aux politiques de propagande et d'autosatisfaction.

Et dés lors de nous interroger très clairement, non pas sur le "qui ?" pourraient être ces riverains mais sur le "combien ?" sont ils et sur les raisons ayant conduit Steeve Briois à les écouter ?

Les questions ne sont pas anodines tout bonnement parce que les conséquences en matière d'aménagement - et donc de potentiels de nuisance plus ou moins durables ici, comme partout ailleurs où des interventions sont menées, ne sont pas neutres.

Ces questions ne sont pas stupides, parce que l'on est en droit de se demander si les fameux riverains auxquels Steeve Briois a souvent recours dans ce type de courrier ne servent pas de paravent à des décisions mal assumées ou à des motivations non communicables ?

Ces questions ne sont pas inutiles non plus, parce que si d'aventure il existait un profil type de riverain pour espérer obtenir une réaction de la part des élus de la majorité, alors nous pourrions évoquer en termes peu élogieux cette situation.

Ne soyons pas taquin et encore moins mesquin. Réjouissons nous de voir monsieur Briois s'intéresser à la rue Octave Legrand et invitons le de nouveau et dés lors à se pencher enfin sur le devenir d'une maison inhabitée depuis plus de 15 ans et dont l'état de vétusté n'est pas lui non plus sans représenter une source de dangers pluriels.

Quiconque passant devant comprendra aisément de quoi il s'agit. Pas d'objection au stade où nous en sommes pour attendre le prochain défilé empruntant la voie Octave Legrand, au 1er ou 2nd rang duquel, et comme à l'habitude, le maire et ses adjoints se trouvent ...

Mais de ceci, plusieurs riverains pourraient avoir l'occasion de le lui dire, pour peu qu'une réunion de concertation puisse avoir lieu à des horaires un tantinet différent de ceux retenus pour les séances du conseil municipal, comme par exemple, un jour en semaine à 9h du matin...

L'article consacré vendredi soir à Pascal Wallart a été consulté par 9 197 personnes.

Un "succès de librairie"  auquel le sujet - le départ de Pascal WALLART vers de nouveaux horizons professionnels - et l'enjeu - la défense de la liberté de la presse et des journalistes - n'y sont pas bien évidemment étrangers.

Nous tenons à remercier très simplement et sincèrement toutes celles et tous ceux qui ont notamment pris soin de partager et de "liker"cet écrit.

Nous n'en ressentons aucune fierté, ni ne chercherons à en tirer un avantage politique, mais des enseignements, en revanche, "oui !", à coup certain.

Des enseignements au rang desquels l'emergence d'une vrai vigilance citoyenne et politique à Hénin Beaumont qui sait, lorsqu'elle se mobilise, impacter, qui sait aussi  par conséquent, lorsqu'elle se fixe sur l'essentiel, donner largement le change à ceux dont la désinformation, la stigmatisation et la victimisation tiennent lieu de politique.

Autant se le dire.

À chaque fois que nécessaire, nous pointons dans le magazine municipal ce qui pour nous relève de la désinformation.

Une désinformation que nous situons à deux niveaux :

- le 1er parce que dans le monde du "tout va très bien madame la marquise", non, tout ne va pas très bien ... L'action municipale ne fait manifestement pas que des heureux.

- le second parce qu'à l'instar des nombreux courriers que le maire aime tant adresser à ses concitoyens, nombre d'initiatives ont été prises dans le cadre de concertations dont nous pourrions douter sérieusement quant à leur importance et leur portée.

Nous ne sommes manifestement pas les seuls à nous livrer à cet exercice, non par plaisir, mais parce que les dérives évoquées  touchent les habitants de cette ville dans leur quotidienneté voire leur tranquillité.

Ainsi le témoignage que nous publions ci dessous dans son intégralité, un témoignage reçu ce jour même.
Il émane d'un héninois qui connaît fort bien sa ville et le quartier au sein duquel il réside.

Ce témoignage évoque avec des mots forts les "fêtes populaires" initiées par Steeve Briois et son équipe.

À mille lieux des cocoricos poussés par cette majorité municipale, jamais avare en effet lorsqu'il s'agit pour elle de verser dans l'auto contemplation...

"Le maire de cette commune semble vouloir faire fi du repos dominical de ces concitoyens – ah ce mot ! Surtout dans ce quartier dit du parc public et du mini-golf. En effet depuis son élection, ce quartier a perdu de son calme, de sa chlorophylle et beaucoup de son âme."
Pour cet habitant, "L’attaque fut sournoise, car voici deux ans de magnifiques peupliers bordaient depuis de nombreuses décennies le côté « Tassigny » de ce qu’on appelle le mini-golf – qui n’en avait plus que le nom. L’on vit sur leur tronc appliquer un arrêté de la mairie signifiant leur condamnation à mort pour raison de « mauvaise santé ». Des arbres aussi florissants ? J’en doute ! Ces quelque 25 arbres furent transformés en sciure quelques semaines plus tard sans aucune consultation ni avis des riverains. « On se laissa » dire que « certain » s’était plaint à qui de droit que l’été les voitures étaient recouvertes de pollen et salissait la tôlerie. Satisfaction lui fut donnée à ce soit disant « quelqu’un ». Mais ce n’est que rumeur comme la coupe de quelques arbres sur le périmètre du parc des immeubles du Maréchal Leclerc suite, semble-t-il, à une demande d’un voisin ombragé. Idem pour le quartier du Jeu de balles.
L’attaque fut sournoise, disais-je, sournoise et dévastatrice. Car voilà que la mairie décide dans ce petit coin de verdure du mini-golf d’organiser ce qu’ils appellent leur « fête champêtre » Ainsi donc presque chaque dimanche de juillet et d’aout moins d’une trentaine de personnes font la fête au son d’un matériel sonore très sonore et troublant dès le midi et jusqu’à des 18h le quartier de « boum-boum » insupportable…( sans compter les balayeuses et autres camions mis en œuvre pour nettoyer les environs immédiats dès 7h du matin et les essaies de sono!)
Tout le quartier donc, une centaine de personnes pour le moins, pour « amuser » une trentaine de personnes au grand maximum. On se souviendra que concernant cette opération la mairie avait parlé d’opération blanche dans son magazine signifiant qu’elle ne lui coûtait rien. Quand je regarde ce qui est mis en œuvre, j’ai des sérieux doutes sur cette estimation tant par les moyens matériels mis à disposition que la présence d’employés présents ainsi que d’agents de sécurité mis en place.
Cette musique étant insupportable à longueur d’après –midi, nombre de riverains, ceux qu’ils le peuvent du moins- quittent leur maison et partent chez des amis ou visitent la région...ce qui est mon cas ! Incroyable non ? N’avons-nous pas droit à un repos dominical loin des machines à bruits de toutes sortes ? Et d’exercer notre liberté d’écouter ce que bon nous semble ? Et si nous pouvons accepter les bruits d’une fête faisant partie de nos traditions est-il normal que nous subissions celles organisées hebdomadairement par la mairie qui se moque de notre tranquillité dominicale pour le moins et dont pourtant elle doit être garante ! Faites donc une enquête dans notre quartier dont la moyenne d’âge n’est plus d’une grande jeunesse et vous constaterez l’agacement –mot faible- des riverains.
A noter que, curieusement (curieusement en constatant la priorité accordée au « décorum » et autres « festivités » de cette ville) les trottoirs jouxtant ce mini-golf sont toujours avec trous béants suite à la coupe d’autres arbres côté rue Leclerc. Il est donc impossible, en particulier pour les personnes poussant landaus et personnes handicapées, de les employer, les obligeant ainsi à emprunter la rue quand on sait la circulation automobile surtout aux heures d’entrées et sorties des classes des écoles de ce quartier.
A noter encore que l’entrée du mini-golf est cadenassée les jours précédents ces « fêtes champêtres » nous empêchant d’y pénétrer – et d’autres jours aussi sans raison ni cause.
Ce dimanche matin, 15 octobre 2017, dès 7h30 camions et balayeuses sont mis en œuvre pour nettoyer le quartier. Je suppose qu’un « événement » aura lieu ? Peut-être l’inauguration en grandes pompes du nouvel agencement du parc public dont les travaux ont débuté en décembre 2016. Non pas qu’il a fallu tout ce temps pour mener à bien cette rénovation et la mise en place de jeux pour enfants, mais les travaux s’étiolaient, reprenaient, cessaient et repartaient de plus belle pour un résultat (à combien faut-il l’évaluer ?) somme toute qui n’a pas changé fondamentalement ce parc qui fut très longtemps un lieu de calme et de tranquillité. Effectivement ce fut l’inauguration avec quelques dizaines de personnes et des marches militaires...américaines ! Mais qui fut avisé de cette inauguration ? En tout cas pas les riverains du parc qui furent pourtant les premiers incommodés par les travaux qui n’en finissaient plus."

La conclusion de cet héninois ne peut, elle aussi, qu'interpeler.

"Nous pensons quitter cette ville qui est pourtant ma ville de naissance, je suis comme ils disent, un vieil Héninois, ville que je ne reconnais plus. En effet, une tentative de pétition fut engagée. Mais les riverains, mes voisins, sont personnes tranquilles et je restais avec des « ca ne m’intéresse pas », et peut-être pour les plus lucides : « ces gens-là sont dangereux. Je ne tiens pas avoir d’ennuis. ».
Ce qui arrive à ma ville comme à d’autres de la région, c’est le désintéressement, l’abnégation, la soumission, la résignation, pire l’habitude qui gangrène la population. Je l’ai connue, en d’autres temps, plus courageuse. Le film « Germinal » que la chaîne Arte a diffusé hier m’a rappelé que nos parents ne faisaient pas dans la concession dont nous nous accommodons très bien, hélas, aujourd’hui, pour le pire !"

Cette déclaration mérite que l'on s'y intéresse, tout bonnement parce qu'elle renferme des interrogations que nous portons.

C'est pourquoi nous ne manquerons pas prochainement d'évoquer une situation remettant sérieusement en cause ce qui pour Steeve Briois fait office de politique de concertation des héninois.

Parce qu'au pays du "tout va très bien madame la marquise", il serait en effet grand temps d'arrêter de prendre les héninois pour des canards sauvages.

Pascal WALLART, chef de l'agence VDN d'Hénin Beaumont a décidé de mettre les voiles vers un nouvel horizon professionnel.

C'est bien évidemment son droit et les uluberlus qui s'amuseront à se vanter d'être à la cause de ce départ pourront être traités d'incommensurable andouille.

Non seulement parce que le personnage fut du genre à ne pas se laisser intimider (on peut être affecté par des bassesses les plus crasses sans pour autant donner à l'auteur de celles ci ce qu'il demande en pleurnichant ou twittant) mais aussi et parce que d'orphelin il n'y aura pas à l'exception de ceux qui se seront imaginés être son bourreau. Faut-il n'avoir rien à faire pour agir de la sorte...
Que les supporters se rassurent, la chasse à "la tête de turc" pourrait de nouveau être ouverte. Il faut vous dire que chez ces gens là ...

Je le dis d'autant plus aisément que mes rapports avec Pascal WALLART n'ont pas été bons lors de mes premiers pas mais aussi parce qu'il serait fort difficile à quiconque d'accuser ce dernier de nous avoir "favoriser" dans "ses" publications.

Mais lorsqu'on est comme nous attaché à la liberté de la presse, qui plus est à Hénin Beaumont, il est des principes avec lesquels on ne transige pas.

C'est notamment pour cette raison que je me suis toujours efforcé d'opérer un distinguo entre le moine et son habit.

Son métier de journaliste, Pascal WALLART l'a exercé avec passion, avec ses forces et parfois ses incompréhensions, les premières l'emportant au final largement sur les secondes.

Un journaliste de terrain qui pour nourrir ses papiers n'a pas manqué de l'arpenter, histoire de dénicher et de croiser les informations glanées.

L'affaire Dalongeville doit incontestablement à sa plume. On peut d'ailleurs penser que si cette plume informa, elle aiguilla aussi bien au delà du périmètre de la ville.

Il y eut aussi le mandat d'Eugene Binaisse.
Certains ne comprirent le "traitement" médiatique dont il fit l'objet.
Mais c'est à coup certain la plus belle des réponses faites à ceux qui n'ont eu de cesse depuis mars 2014 de se victimiser de manière caricaturale, outrancière.
Le "crime" n'est pas tant qu'une meute puisse s'en prendre à un homme ou à une profession. Non le "crime" réside dans la relation aux héninois qui n'est pas selon moi (et d'autres) respectueuse des défis auxquels depuis trop d'année Hénin Beaumont est confrontée... C'est peut être aussi cette inertie qui parfois pouvait donner l'impression de papiers au vitriol signés PW.

Pascal WALLART est bien un grand journaliste. Bien plus qu'un observateur ou un narrateur de la vie locale, il fut aussi incontestablement un acteur de la vie politique locale de ces 20 dernières années.

Il fut aussi un passeur d'histoires, de gens sincères et de leurs aventures. Ainsi et encore, dimanche dernier lors de l'ultime étape du tour de France des maladies rares de Frédéric DEBUSSCHERE.

Je ne sais pas si Hénin Beaumont manquera à Pascal WALLART, mais autant vous le dire, Pascal WALLART va manquer à Hénin Beaumont.

Patrick Piret

Le récent rapport de la CRC a ceci d'intéressant qu'il permet d'appréhender globalement la situation de la commune pour peu que l'on établisse les connexions entre situation financière et gestion des ressources humaines (que sont les "communaux").

Pour illustrer notre propos, nous continuerons d'emprunter de très nombreux extraits au rapport.

Ce n'est en soit pas surprenant mais
"Les impôts locaux sont la principale source de recettes (de la ville), pour 47,8 %.
Le complément provient notamment du reversement de fiscalité, pour 24,7 %, et de la dotation globale de fonctionnement, pour 21 %. "

"La collectivité est désormais au maximum de son potentiel fiscal, même si elle a diminué de 25 % ses taux de taxe d’habitation depuis 2013."

Voilà pourquoi nous avons qualifié cette baisse de gadget électoral, une baisse dangereuse parce que les priorités budgétaires de la majorité municipale délaissent certains secteurs et non des moindres, ce qui tôt ou tard induira un surcoût pour le contribuable.

Un propriétaire pourrait on dire ne s'est jamais enrichi en n'entretenant pas ses biens ou en ne prenant pas soin des "siens" ...

Nous le pensons d'autant plus que "La commune dispose d’une marge de manœuvre réduite pour augmenter ses recettes fiscales."
Les autres ressources sont en effet marginales.

Mais aussi parce qu'en matière de lisibilité, les finances de la commune demeurent dépendantes de l'encours de la dette par habitant. Bien qu'en baisse de 2,5 % sur la période d'observation de la CRC, il atteint 1 369 € en 2015, soit un niveau supérieur de 23 % à la moyenne de la strate qui est de 1 109 €.

On comprend dés lors pourquoi l'activité des personnels communaux et la gestion des ressources humaines constituent un seul et même sujet et un enjeu capital.
Que ce sujet doit être appréhendé correctement sous l'angle de la considération aux territoriaux et non pas seulement sous l'angle budgétaire.

L'équation si elle est difficile n'en demeure pas moins impossible et surtout nécessaire.
Force est de constater que nous en sommes très-très-très loin.

Pourquoi ?

"Les charges de personnel s’élèvent à 21,8 M€ fin 2015, et représentent 66 % des charges de gestion."

Par ailleurs, la répartition des effectifs permanents montre que le nombre d’agents est passé de 585 agents en 2011 à 621 en 2016 (soit une augmentation d'environ 5%) et qu'ils étaient de 582 en 2015
Quant aux agents municipaux mis à disposition de la caisse des écoles, ils étaient 79 en 2011, 73 en 2013, et 82 en 2016.
Au total, les effectifs sont passés de 664 en 2011 à 703 en 2016 avec une hausse de 58 agents entre 2015 et 2016.

Dés lors, et à la lecture de ces deux premiers points, il nous serait aisé de retourner à Steeve Briois les "aimables compliments" que pourtant il aimait tant autrefois adresser à ses prédécesseurs.

Nous le pourrions d'autant plus que d'autres chiffres de la CRC sont en effet révélateurs.

Ainsi, "La durée annuelle du travail effectif des agents de la commune est de 1 533 heures au lieu de 1 607 heures, ce qui correspond à l’équivalent de 24 à 27 postes à temps complet selon les années."

"Parallèlement, le nombre d’heures supplémentaires et complémentaires a doublé sur la période sous revue, passant de 8 051 heures en 2011 à 16 201 heures en 2015. Le montant total des heures effectuées pour le seul exercice 2015 s’élève autour de 300 000 €."

Nous ne pouvons. pas dire que Steeve Briois soit resté totalement les bras croisés ... Il y est allé à la "hache", sans tenir compte du contexte général où sa façon d'agir, notamment, à fait des dégâts.

On n'administre pas une ville comme on gère un parti qui pour seule ligne directrice s'en remet au culte du chef.

Nous n'avions pas manqué d'épingler récemment Steeve Briois sur le taux d'absentéisme en mairie.

De nombreux témoignages de territoriaux nous confortent dans l'idée que le sujet de l'absentéisme est indissociable de celui ayant trait à la valorisation et l'évolution de carrière des agents.

Et là encore, les constats de la CRC sont significatifs de ce qu'il en est sur ce dernier point.

Concernant la question indemnitaires "Les arrêtés d’avancement ne font jamais référence à la valeur professionnelle et se limitent à indiquer, comme simple motivation, que l’agent « remplit les conditions d’ancienneté pour bénéficier d’un avancement d’échelon à l’ancienneté minimum ».

S’agissant des avancements de grades, la Chambre note que "l’absence d’appréciation littérale sur la fiche de notation ou d’évaluation ne permet pas de savoir si la manière de servir d’un agent justifie un avancement de grade au choix."

Elle poursuit en mentionnant que
"Les arrêtés fixant l’indemnité d’administration et de technicité ne font aucunement état de la manière de servir des agents en s’appuyant sur leur évaluation individuelle ou leur notation pour justifier l’attribution de l’indemnité. Celle-ci est accordée, soit sans référence à la notation, soit sans référence aux textes."

Enfin son analyse sur des fiches de postes des agents des services techniques et de l’organigramme révèle que "huit agents perçoivent une bonification de 15 points pour encadrement alors qu’ils ne remplissent pas les conditions prévues par les textes. À l’inverse, alors qu’elle aurait dû leur être attribuée de droit, six agents ne la perçoivent pas."

En d'autres termes, c'est le souk et les conséquences pécuniaires pourraient être fâcheuses pour plusieurs agents si Steeve Briois décidait de nouveau d'intervenir comme un éléphant dans un magasin de porcelaines.

Le travail auquel nous, nous nous serions attelés eut permis de remettre progressivement les choses à plat en considérant l'ensemble des dispositions citées ci avant comme autant de leviers visant à reconnaître et à valoriser la façon de servir des territoriaux.

Ainsi et dans le contexte que l'on connaît, retirer une NBI indue n'est pas en soit condamnable si l'agent qui en bénéficiait jusqu'alors voyait son mérite pris en compte soit par un avancement de grade plus rapide, soit par le versement d'une indemnité non attribuée et à laquelle pourtant il aurait droit.

Cette reconnaissance des agents aurait pu aussi passer pour les territoriaux reçus à un concours par la possibilité pour ces derniers d'exercer de nouvelles attributions et responsabilités, qui plus est dans une mairie où les fonctions d'encadrement sont sous représentées (ce que ne manque pas de pointer la CRC 2 à 3 points en dessous de la moyenne nationale dont la valeur est estimée à 6,5% pour les cadres A).

Gérer les ressources humaines c'est selon nous et avant tout appréhender chacun sous l'angle de ses potentialités, de son investissement et ce afin de rendre le meilleur service aux héninois. C'est en effet de service public municipal dont il faudrait avant tout parler.

Manifestement, ce sont d'autres méthodes pour ne pas dire d'autres modèle et philosophie qui semble t'il ont prévalu.

Quel gâchis !

Voilà pourquoi nous ne manquerions pas si nous étions élus de convoquer ce que nous pourrions appeler des états généraux des conditions de travail des agents communaux.

Il est plus qu'urgent de tout remettre à plat, dans le respect de la règlementation en vigueur mais aussi et bien évidemment des personnels qui dans leur très très grande majorité ont le sens du service public, et tout comme nous de l'intérêt général.

Ce sont bien ces débat qu'il eut été intéressant d'avoir en conseil municipal, à mille lieux de ce que la majorité frontiste donne à voir et de ce qui nous a conduit depuis de long mois à boycotter ses séances.

Oui, franchement, il n'y a vraiment aucune raison de sourire après avoir lu ce rapport.

Patrick PIRET

Dans le dernier magazine municipal, la majorité a fait le choix de titrer un des articles "Opération tranquillité vacances : rien à signaler !

Une publication qui n'a pas manqué de faire réagir, en témoigne notamment le courrier que nous avons reçu.
Il émane d'un héninois qui tient à nous préciser "que ça le gêne de parler de délinquance mais qu'il n'admet pas la fausseté des informations."

Nous reproduisons ci dessous ce courrier dans son intégralité.

"Tout va très bien madame la marquise.
Nous étions habitués à voir M. Briois et ses alcolites noircir le tableau de la délinquance à Hénin Beaumont.
Et maintenant, c'est l'inverse. On embellit le paysage.
Opération tranquillité vacances : rien à signaler !
Ayant souscrit à l'opération sus nommée, j'ai été rappelé cet été pour constater les vols et la casse à mon domicile.
Cambriolage et home taking qui n'a d'ailleurs pas du lieu d'après le journal municipal de M. Briois.
Si la majorité le désire, nous nous tenons donc à sa disposition pour la renseigner sur ce qui se passe à Hénin Beaumont.
Entre les fausses rencontres culturelles de la braderie et les actes de délinquance effacés statistiquement, nous voilà avec un "Hénin Beaumont c'est vous" qui nous renseigne bien."

 

Nous ne sommes pas surpris bien évidemment de l'écart qui peuvent exister entre les discours de glorification de et par la majorité et la réalité des situations vécues par les habitants de cette ville.

Il en va semble t-il du rapport de la Chambre Régionale des Comptes (et nous n'en avons pas terminé avec les informations qu'il contient) comme de la délinquance.

Nous n'aurions sur ce dernier sujet aucune difficulté, si nous le souhaitions, à nous faire très régulièrement les rapporteurs des incivilités commises à Hénin Beaumont. Vraiment aucune.

Nous ne le ferons pas. Tout bonnement parce que si la communication est une chose, l'action en est une autre.

Et d'ajouter que nous laissons à Steeve Briois le soin de poursuivre sa politique d'auto promotion. Les exagérations (quant il ne s'agit pas tout bonnement de mensonges) sur lesquelles pour ce faire il s'appuie contribuent grandement à donner du crédit à nos observations et nos interventions.

Steeve Briois peut nous mentir autant qu'il le voudra, mais aux héninois, il ne le pourra pas.

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C'est bien parce que nous sommes soucieux des conditions de travail des agents municipaux que nous n'avions pas manqué d'interpeller Steeve BRIOIS sur le taux d'absentéisme en mairie des fonctionnaires territoriaux.
Force est de constater qu'il est manifestement des sujets sur lesquels le maire FN de la commune se montre plus discret...
Et pour cause.

Ce que dit le rapport de la CRC sur l'absentéisme en mairie est tout bonnement stupéfiant.

"Le nombre de jours de maladie (maladie ordinaire, longue maladie, maladie de longue durée et accident du travail) est passé de 16 021 à 23 165 jours entre 2011 et 2015.

Au plan national, la proportion de salariés ayant eu au moins un arrêt dans l’année dans la fonction publique territoriale s’élevait, en 2013, à 35 % des effectifs (rapport de la Direction Générale de l'administration et de la fonction publique).

Elle était la même année de 43,5 % au sein de la commune et de 55 % en 2015.

En 2015, le nombre de jours d’absence représente 61 agents équivalents temps plein (soit 13 425 jours).

Le coût de l’absentéisme pour maladie ordinaire et accident du travail est estimé par la chambre à 2 348 500 €41."

Ces chiffres ahurissants témoignent selon Hénin Beaumont Action d'une détérioration du climat social comme nous n'en avons jamais connu.

Ils confirment par ailleurs ce que nous ne cessons de pointer depuis de très longs mois.

Nous pensons en outre qu'ils recèlent des situations humaines dramatiques pour ceux qui les subissent.

Nous attendons avec impatience les explications de Steeve BRIOIS.


Parce que nous ne sommes absolument pas certain qu'une première de couverture d'un bulletin municipal - avec un maire sourire aux lèvres brandissant le rapport de la CRC - suffise pour répondre sérieusement à cette problématique. Une problématique dont les enjeux tant financiers qu'humains sont pourtant loin d'être anodins.

Pour ce qui nous concerne, il est un principe et un objectif que d'ores et déjà nous aurions mis en œuvre si nous avions été aux affaires : l'instauration d'un dialogue social permanent, dans le respect des prérogatives de chacune des parties concernées mais aussi des individus.

 

Ce n'est pas faire de la politique que de pointer les aberrations financières et techniques qui ont pourtant conduit Steeve Briois à mener un projet de construction et de gestion d'un crématorium à Hénin Beaumont.
C'est en revanche faire preuve de bon sens, en s'appuyant sur des expertises sérieuses présentées par la CRC, et se montrer soucieux des contribuables et des priorités qu'il conviendrait enfin ici de développer.

En niant les évidences exposées dans le rapport établi par cette institution dont l'indépendance politique ne fait aucun doute, la majorité de Steeve Briois fait de la politique politicienne en prenant le risque d'un beau et gros gâchis financier, une nouvelle épée de Damoclès au dessus de la tête des héninois.

Alors que nous n'avions pas manqué de pointer dés mardi les aberrations concernant le projet de construction et de gestion d'un crématorium à Hénin Beaumont (http://heninbeaumontaction.fr/?p=1082), la VDN est revenue dans son édition du jour sur ce sujet.

L'argumentaire développé par Bruno Bilde pour justifier ce que nous qualifions de "chronologie d'un beau gros gâchis annoncé" pourrait faire sourire si les sommes en jeu n'étaient pas aussi conséquentes et l'argent de la collectivité si précieux .

Dans le style qu'on lui connaît, le très proche de Steeve Briois s'en va déclarer que "la chambre s'est lamentablement plantée. On ne s'explique pas qu'elle ait pu faire autant d'erreurs et de contre-vérités."

De tels propos s'ils sont ubuesques et font fi de l'expertise dont est pourtant dotée la CRC, viennent aussi contredire furieusement ceux du maire. C'est bien Steeve Briois qui lors du dernier conseil municipal n'hésita pas à glorifier sa gestion des affaires en prenant appui sur le rapport établi par cette même instance, fait il le rappeler, indépendante du pouvoir politique ...

Bruno Bilde envisagerait-il de battre le fer avec Steeve Briois, quelques semaines à peine après la démission de l'adjoint aux finances ?

Et de le voir affirmer que "si le coût du projet (celui à acquitter par le concessionnaire) était démesuré ou déséquilibré, aucun candidat n'aurait répondu"

Que l'on souhaiterait considérer les héninois comme des perdreaux de l'année qu'on ne s'y prendrait pas autrement.

Comment, en effet, peut on croire qu'une affaire si rentable n'ait au final trouvé en tout et pour tout qu'UN seul candidat ?
Faut il que l'affaire soit si juteuse pour aiguiser si peu les appétits ...

Il est d'autres points que manifestement cette majorité frontiste n'a pas eu le courage politique d'aborder.

Qu'adviendra t'il en effet demain des personnels des différents crématoriums existants si par le plus grand des hasard, le projet héninois s'en allait détruire leur outil de travail ?
Ce n'est pas le rôle d'une commune, fut elle aux mains du FN, que d'introduire de la concurrence pour un service existant et qui manifestement semble donner aux habitants de ce territoire, satisfaction.

Qu'adviendra t'il aussi demain de ce crématorium, si comme nous le pensons, la rentabilité n'était pas au RDV ?
Il reviendrait alors à la commune - et donc aux contribuables d'Hénin Beaumont - de prendre en charge un équipement désaffecté.
Ce n'est pourtant pas le nombre de "verrues" qui manquent ici !
N'est il pas, en ces périodes de prudence budgétaire, et compte tenu du service déjà existant, d'autres priorités à poursuivre ?

Disons le très clairement, avec ce projet de crématorium, Steeve Briois joue à la roulette russe.
Et l'ennuie, c'est qu'il existe autant de balles que ce que le barillet peut en loger.

Et dire qu'il est dans ce rapport d'autres chapitres fâcheux pour celui qui aimerait ne pas voir remettre en cause la gestion des affaires communales...

À suivre.